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L’Algérie attend l’extradition de Khalifa

 
Jugé en Algérie pour fraude et blanchiment d’argent, Rafik Khalifa est considéré comme seul responsable de la faillite de Khalifa Bank.
jeudi 8 mars 2007.

Rafik Khalifa refuse de rentrer en Algérie. Rafik Abdelmoumen Khelifa est entièrement “responsable” de tous les maux causés à El Khalifa Bank, selon Me Farouk Ksentini, constitué pour la famille Chachoua, et appelle le tribunal criminel de Blida à prononcer une justice de “qualité”, “honorable” et qui se fonde uniquement sur “les données du dossier, la loi et la conscience”. Il évoquera également la “faiblesse” des institutions en Algérie. Sa plaidoirie, au-delà de l’aspect juridique et du droit sur lesquels elle s’appuie, s’est voulue également un véritable plaidoyer en faveur des “exécutants”, les employés du groupe Khalifa aujourd’hui poursuivis en l’absence du premier concerné.

“Ils étaient aux ordres d’un petit tyran, d’un petit dictateur. Un escroc d’envergure. Moumen gérait son affaire comme s’il gérait un casino”. Il estimera que RAK a trompé tout le monde. Ne s’arrêtant pas là, il déplorera que “la société ne respecte et ne s’imposent plus à elle que les hommes d’argent”. C’est cela, selon lui, “la culture, c’est cela l’Algérie”. Le président de la CNCDH dénoncera sous sa casquette d’avocat, l’instruction et l’arrêt de renvoi, “choqué” qu’il était des accusations bâties “sans faits ou preuves concrètes”.

Au tribunal criminel, Me Ksentini rappellera que l’accusation d’association de malfaiteurs doit s’accompagner de plusieurs actes étayés par des preuves. L’avocat relèvera que la justice ne peut “jamais être rendue sur des vagabondages”, ni “prendre n’importe quelle direction”. La justice, dira Me Ksentini, a “absolument” besoin de “prouver l’accusation”. “C’est quelque chose d’extrêmement précis”. Faute de quoi, elle n’est ni de qualité ni honorable, si elle s’appuie sur un “dossier qui ne tient pas la route”, voire, “inconsistant”. Sans quoi pour certains, “l’erreur judiciaire” n’est pas loin. “Je veux qu’on évite l’opinion selon laquelle ne pouvant mettre la main sur le premier responsable, étant absent, les exécutants doivent payer. Ce ne sont que des exécutants. Ce serait trahir l’image que nous avons de la justice”.

Synthèse de Billal, www.algerie-dz.com
D’après Liberté