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L’activité des imams en Algérie sera réglementée

 
Pour réglementer l’activité des imams en Algérie, le ministère des affaires religieuses propose un projet de loi qui va en outre interdire aux imams de prononcer des prêches politiques dans les mosquées algériennes.
mercredi 14 mars 2007.

Une mosquée en Algérie. La décision est prise par le ministère des Affaires religieuses et des Waqfs, au terme du projet de loi relatif à la fonction de l’imam en Algérie. Ce projet de loi, en préparation, interdit également aux imams de prononcer des prêches relatifs aux élections législatives, du 17 mai 2007. Il est de même exclu qu’ils se rallient à un quelconque parti politique. En effet, pour un imam, ayant embrassé une organisation ou un mouvement politique, il lui est impossible de séparer entre son travail à la mosquée, qui consiste en la sensibilisation de la société quant aux maux qu’elle rencontre d’un côté et son travail de militant de l’autre, sans pour autant tomber dans la confusion. Il faut dire dans ce contexte que les mosquées sont des lieux hautement fréquentés par toutes les couches de la société.

L’imam détient dans ses mains un pouvoir inestimable, notamment celui de haranguer les foules. « Les imams doivent choisir entre leur travail au sein des mosquées et l’activité partisane », a indiqué le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, M.Bouabdallah Ghlamallah, dans un entretien paru hier dans le quotidien arabophone, Al Khabar. Une sorte de laïcité qui ne dit pas son nom, mais qui est une réalité dans la société algérienne, où les frontières entre le sacré et le profane sont clairement balisées. Le ministre souligne, en outre, que « l’imam appartient à toute la société, il n’a de ce fait aucun droit de favoriser un groupe sur un autre et que tout imam voulant embrasser une carrière politique en Algérie, n’a qu’à quitter ses fonctions car la mosquée est un lieu sacré. Il ne faut pas le souiller ».

Selon toute vraisemblance, la tutelle veut vaille, que vaille, (re) donner à la mosquée sa vraie place dans la société, c’est-à-dire un lieu consacré à la religion et aux affaires qui touchent la collectivité. Ainsi, les autorités souhaitent redorer le blason de l’Islam en Algérie. Ils veulent doter cette religion d’un visage moderne, loin de toutes ces idées archaïques qu’on ne cesse de lui imputer. Il faut rappeler, en passant, que les collectes d’argent réalisées par la tutelle dans le cadre du Fonds national de la zakat, ont servi à la création de petites entreprises. Dans ce cadre, en l’espace de quatre ans, soit depuis 2003, plus de 200 milliards de centimes ont été collectés. Quelque 1280 commerces ou entreprises artisanales ont été crées.

Synthèse de Souad, www.algerie-dz.com
D’après l’Expression