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L’amitié entre l’Algérie et la France selon Chirac

 
Jacques Chirac estime que le traité d’amitié entre l’Algérie et la France doit aboutir mais récuse absolument la notion de repentance pour la colonisation.
samedi 24 mars 2007.

Jacques Chirac veut qu'aboutisse le traité d'amitié Algérie-France. C’est du moins avec ce constat que l’on ressort de la lecture des extraits du livre Mon combat pour le monde, du président français, publiés jeudi dernier dans le journal Le Monde. « Il faudra faire aboutir le projet de traité d’amitié avec l’Algérie », estime le président français dans son livre, sorti hier en France.

Il a, toutefois, « récusé absolument » toute repentance pour les crimes commis par la France durant sa présence coloniale en Algérie, condition indiscutable posée par Alger pour reprendre les négociations avec Paris. « Les circonstances n’ont pas permis qu’il soit immédiatement conclu, malgré la qualité des relations avec le président Abdelaziz Bouteflika », regrette le chef de l’Etat français. Il estime que c’est en considérant la nature particulière de l’histoire commune entre la France et l’Algérie « qu’il conviendra de traiter de la question difficile, souvent douloureuse, de la mémoire des relations entre nos peuples ».

La nécessité d’un Traité d’amitié entre l’Algérie et la France a été mise en exergue par les deux présidents, Bouteflika et Chirac, lors de la visite effectuée par ce dernier en Algérie, en mars 2003. Depuis, le dossier n’avait de cesse de connaître des hauts et des bas. La repentance de la France, condition sine qua non exigée par l’Algérie, refusée catégoriquement par la France, n’a fait que freiner le projet. Pourtant, l’Hexagone n’a de cesse de demander la repentance de la Turquie pour les massacres perpétrés contre les Arméniens.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après L’Expression