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L’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie scandalisé

 
L’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, Abdelwahab Keramane, qui a été condamné à 20 ans de prison ferme dans le procès de la banque Al-Khalifa, s’est dit scandalisé.
dimanche 25 mars 2007.

Abdelwahab Keramane, ancien gouverneur de la Banque d'Algérie L’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie Abdelwahab Keramane et son frère Abdennour, ancien ministre de l’Industrie, ont qualifié hier d’“acte monstrueux” leur condamnation par le tribunal criminel de Blida dans le procès d’El Khalifa Bank. “Notre condamnation constitue un acte monstrueux. Elle n’est fondée sur rien sinon sur une machination grossière, un montage préétabli et sans consistance”, affirment les deux frères dans une réaction commune adressée à l’AFP et dont Liberté a obtenu une copie. “Nous considérons notre condamnation non pas comme une décision de justice, mais comme une violence dirigée contre nous par un pouvoir politique qui actionne le bras de la justice”, ont-ils affirmé.

Il faut savoir que l’ex-gouverneur de la Banque d’Algérie, Abdelwahab Keramane a été condamné, jeudi dernier, à 20 ans de prison ferme, et son frère Abdennour, ainsi que sa fille Yasmine, ancienne représentante de Khalifa Airways à Milan (Italie), à 10 ans de réclusion chacun. En outre, le tribunal a ordonné la saisie de leurs biens. Tous trois, en fuite (on ignore leur pays d’asile), étaient jugés par contumace et ne peuvent faire appel. Abdelwahab Keramane avait dénoncé une “machination” et un “règlement de comptes politique” le visant à travers ce procès. “Notre condamnation vise également à constituer un nuage de fumée pour dissimuler les véritables responsables ainsi que les véritables bénéficiaires de l’affaire Khalifa”, affirment-ils.

"Dès le début du procès, nous avions déclaré notre conviction que le dossier nous concernant n’est pas un dossier judiciaire, mais un dossier politique, que les coupables dans l’affaire sont déjà désignés, et annoncé que nous ne voulions pas être associés au simulacre de justice qui nous avait été préparé", soulignent les frères Keramane. Et d’ajouter : “Aujourd’hui, la décision qui vient d’être prise ne nous surprend pas car elle confirme le scénario d’une condamnation lourde décidée avant même le procès.” Les frères Keramane concluent en précisant que “notre condamnation est un acte discrétionnaire mis en œuvre par une utilisation arbitraire et illégale de l’appareil judiciaire à des fins autres que l’application de la loi. Elle vise à nous sanctionner pour ne pas avoir fait allégeance au pouvoir politique”.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Liberté