Tigzirt (Kabylie) en étéLa saison estivale à Tigzirt (Kabylie maritime) est synonyme d’animation, d’intenses activités commerciales, touristiques et de vie nocturne.
samedi 17 juillet 2004.
Sans doute lasse du triste miroir que lui renvoie la grande bleue depuis la fin de l’été dernier, Tigzirt sort de sa léthargie et revit de nouveau. La nouvelle saison estivale se présente sous de bons auspices et ils sont déjà plusieurs centaines de milliers à avoir transité par la Coquette. Cette ville balnéaire reste l’une des plus visitées en été. Elle possède, en effet, tous les atouts pour ne rien envier aux autres villes côtières. Une beauté mythique
Il ne reste plus de la plage du port que le petit embarcadère qui sert de plongeoir à l’immense piscine bleue. La disparition de cette plage a laissé un sentiment de frustration chez les Tigzirtois, d’abord pour le trésor archéologique qu’elle recèle, puis pour le calme de ses eaux qui ne sont pas profondes. En face, c’est l’îlot où viennent nicher et se reproduire les oiseaux marins, avec une faune et une flore à protéger. La presqu’île, reliée à l’îlot par une jetée maçonnée, est, quant à elle, convoitée par les pêcheurs. À quelques brasses seulement, se dresse la Grande plage qui est à elle seule tout un poème. Avec son sable fin d’une incroyable blancheur, elle attire aussi quotidiennement un nombre impressionnant de baigneurs de par sa proximité de la ville, qui permet au visiteur, non seulement d’avoir une vue sur l’îlot, mais aussi sur le promontoire calcaire de la presqu’île. Plus à l’est, c’est la plage Feraoun qui est convoitée par les familles. Elle se distingue des autres par ses coquillages et ses galets arrondis. Un peu plus à l’est, c’est Sidi Khaled, renommé pour sa mosquée qui offre un autre lieu de repos, notamment aux vieilles femmes qui viennent se recueillir sur le tombeau du saint. Une histoire millénaire
Selon les anthropologues et les historiens, ce temple a été dédié au dieu protecteur de la ville. Ce site se trouve du côté est, à proximité du Cardo qui est une route dallée orientée nord-sud. Le site est, quant à lui, composé de la basilique réalisée à l’époque byzantine, soit au début du VIe siècle après JC. Cette merveille possède un baptiseur au nord. Il est à signaler aussi qu’auparavant, la ville romaine s’étalait sur une superficie de 10 h, alors qu’elle est réduite aujourd’hui à 2,6 h seulement. Cette réduction a commencé depuis 1888 avec l’édification de la ville coloniale par les Français sur le site lui-même. Ces derniers ont même utilisé de nombreux vestiges comme éléments décoratifs à l’instar de chapiteaux, de colonnes, de stèles... Une autre merveille se situe juste au-dessus de la plage Feraoun. Et comme si l’on pouvait le toucher juste en tendant la main, se trouve le village historique de Taksebt, juste au-dessus de la station préhistorique de Cap Tadles. Ce village abrite un mausolée érigé au IIe siècle avant JC. Il a été détruit par le séisme du 21 mai 2003. Ce site archéologique n’a jamais fait l’objet de fouilles. Tigzirt et Taksebt s’appelaient “les villes jumelles” car reliées par le pont de Feraoun. Il existe aussi un tunnel qui débouche sur la mer, selon les archéologues. De là, on domine la beauté de la baie de Tigzirt. Si aujourd’hui ces infrastructures gardent presque intactes leurs infrastructures urbanistiques c’est surtout grâce au travail intense des membres de l’antenne archéologique qui ne ménagent aucun effort pour la sauvegarde des ruines qui ont une valeur inestimable, comme c’est le cas pour la basilique. Ces lieux, qui nous renvoient à une époque lointaine témoin de l’invasion romaine, sont particulièrement prisés le soir par les promeneurs. Manque d’eau et d’infrastructures d’accueil
Par Kenza K, Liberté |
Divertissement
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