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Algérie : la Cour suprême enquête dans l’affaire Khalifa

 
La Cour suprême d’Algérie enquête sur les ministres impliqués dans l’affaire Al Khalifa Bank, selon le ministre de la justice, Tayeb Belaïz.
jeudi 29 mars 2007.

la Cour suprême - Algérie L’annonce, hier, par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, d’une enquête judiciaire dirigée contre de hauts cadres, responsables et mêmes ministres, promet déjà d’autres révélations, voire d’autres procès à retentissements. L’affaire Khalifa Bank est le premier volet d’un procès à tiroirs qui doit se prolonger avec celui de Khalifa Airways, puis des autres filiales du groupe. C’est a priori, dans cette perspective que s’inscrivent les investigations entamées par les juges près la cour suprême d’Algérie, chargés de cette enquête.

En marge des travaux de l’Assemblée populaire nationale, le ministre de la Justice Tayeb Belaïz a indiqué, hier à Alger, que la cour suprême a ouvert « une enquête judiciaire » concernant plusieurs cadres, responsables et ministres dont les noms ont été cités dans les procès-verbaux relatifs au dossier Khalifa. Belaïz a, en outre, précisé que trois magistrats près la Cour suprême « mènent actuellement une enquête judiciaire sur l’affaire du groupe Khalifa qui est toujours en cours ». Le ministre de la Justice a souligné, par ailleurs, qu’« un autre dossier fait également l’objet d’une enquête au tribunal de Chéraga ».

Corruption, graves dysfonctionnements administratifs et autres passe-droits ont figuré au coeur du procès Khalifa Bank, dont le verdict a été prononcé il y a une dizaine de jours. Tour à tour, des ministres en exercice, d’anciens ministres, des chefs d’entreprises publiques, des présidents de clubs, ainsi que le secrétaire général de l’UGTA avaient comparu comme témoins au cours d’un procès retentissant. Le procès avait révélé, qu’outre une rémunération au-dessus du taux de marché, Khalifa Bank consentait des avantages occultes aux gros déposants. La banque avait, ainsi, réussi à attirer les dépôts de grandes institutions algériennes. A l’issue des délibérations, le tribunal criminel de Blida avait prononcé 45 condamnations à la prison ferme et 49 acquittements contre les 94 accusés, jugés en leur présence.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran