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Le poids de l’opposition politique en Algérie

 
L’opposition politique en Algérie dont le FFS appelle au boycott des élections législatives, ce qui annonce une assemblée nationale totalement acquise au pouvoir.
jeudi 29 mars 2007.

Hocine Ait Ahmed - FFS Algérie C’est la dernière ligne droite avant la campagne électorale. Les uns et les autres s’activent pour arracher un siège à l’APN. Aussi, en l’absence du FFS et du MRN, version Djaballah, la prochaine Assemblée populaire nationale sera caractérisée par l’absence de l’opposition. Il est fort à craindre que la voix de l’opposition politique en Algérie sera, selon toute vraisemblance, réduite à sa plus simple expression au sein de la nouvelle APN. Au vu des partis ayant affiché leur intention de rentrer dans la bataille, il est clair que ce sont encore une fois les partis de la mouvance dite « islamo-nationaliste » qui vont dominer l’hémicycle.

Les deux formations de l’opposition, à savoir le FFS et El Islah, version Djabballah, ne seront pas de la partie. En effet, le plus vieux parti de l’opposition a préféré boycotter cette échéance qu’il qualifie, une nouvelle fois, de « mascarade électorale. » Quant à l’ex-leader du MRN, il sera « absent », à la suite de la décision prise par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, contre le mouvement El Islah l’empêchant de participer au prochain scrutin. D’ailleurs, lors d’une conférence organisée, mardi, au siège de son parti, Abdallah Djaballah, ex-président d’El Islah, a opté pour le boycott des élections législatives en Algérie, en appelant « chaque citoyen soucieux de l’avenir de sa patrie, de son parti, de sa religion et de l’intérêt de son peuple et les partisans du parti d’El Islah à dénoncer les politiques d’exclusion et les pratiques de détournement et les coups d’Etat à l’intérieur même des partis politiques ».

Ainsi, à l’exception du Parti des travailleurs de Louisa Hanoune qui tente encore de faire dans l’opposition, les autres formations dites démocrates seront dans l’obligation de s’aligner. Parmi ces formations, les mêmes observateurs citent le cas du RCD qui, rappelons-le, avait siégé au gouvernement Benbitour et soutenu le programme du chef de l’Etat après son élection en 1999. S’agissant du FNA de Moussa Touati, qui revendique, de son côté, le changement et qui cherche à s’aligner dans les rangs des opposants, il se classe plutôt dans le courant nationaliste que dans l’opposition. Pour rappel, ce dernier avait présidé la coordination des enfants de chouhada. Dans ce contexte, même s’il est trop tôt d’en parler, les observateurs au fait de la politique nationale, avancent, d’ores et déjà, que la prochaine Assemblée sera constituée dans sa majorité par les formations alliées au pouvoir, notamment celles constituant l’Alliance présidentielle, à savoir le FLN, le RND et le MSP.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après l’Expression