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La lutte contre le blanchiment d’argent en Algérie sera renforcée

 
L’Algérie veut bénéficier de l’expérience française dans la lutte contre le blanchiment d’argent pour vaincre le marché informel.
mardi 3 avril 2007.

La privation des biens pour lutter contre le blanchiment d'argent en Algérie. Ainsi, deux juges français dispenseront à l’Ecole supérieure de la magistrature, sise à El Biar, des communications qui traiteront du « blanchiment d’argent » et les « limites à l’action judiciaire » en Algérie. Charles Duchaine, vice-président en charge de l’instruction, et Marc Rivet, vice-procureur près le tribunal de grande instance de Marseille, animateurs de ce séminaire, disent qu’ils sont venus « en qualité de magistrats opérationnels » présenter l’expérience française dans le lutte contre le blanchiment d’argent.

Marc Rivet a expliqué que la France est en train de développer une réflexion qui est en voie d’achèvement pour lutter contre le blanchiment d’argent, estimant que les textes existants ne suffisent pas sans les moyens logistiques pour les appliquer. L’argent produit au moyen d’infractions doit être retiré à son détenteur, a expliqué Me Rivet, ajoutant que c’est une démarche « redoutablement efficace » pour freiner et lutter contre ce phénomène. Il a aussi estimé que le blanchiment d’argent notamment en Algérie est l’aboutissement du processus criminel organisé qui rationalise le crime en lui donnant une dimension économique particulièrement cohérente, de même qu’il comporte un risque évident.

« Nous voulons faire gagner du temps à l’Algérie en présentant notre expérience sur le terrain, les insuffisances de nos textes, les difficultés rencontrées lors de leur application et leurs failles, puisque la France a plus d’expérience dans l’application des lois de lutte contre le blanchiment d’argent », ont souligné les deux magistrats. Si Me Rivet a dit que la législation algérienne en matière de lutte contre le blanchiment d’argent « est différente de l’actuelle législation française, mais très proche de celle d’il y a dix ans », Me Duchaine a, quant à lui, estimé qu’elle est « conforme aux normes et exigences internationales ». Il a évoqué également l’entraide judiciaire « efficace » entre les pays de l’Union européenne (UE), regrettant « l’absence de possibilité de développer la même approche » entre son pays et l’Algérie, qui, a-t-il dit, se trouve plus proche de la France que certains pays de l’UE.

Synthèse de Kahina, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran