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La thèse des attentats suicide en Algérie remise en cause

 
L’enquête sur les attentats suicide qui ont sécoué l’Algérie se poursuit et quelques hypothèses ont été avancées par le ministre Yazid Zerhouni.
mardi 17 avril 2007.

Attentats kamikazes à Alger en Algérie Depuis mercredi dernier, chaque jour, le puzzle du double attentat qui a ciblé le Palais du gouvernement et le commissariat de Bab-Ezzouar dans la capitale de l’Algérie se met en place. Outre l’identification des trois “présumés kamikazes”, auteurs des attentats, l’analyse par les services spécialisés des preuves matérielles recueillies sur place par la Police scientifique donne déjà une idée générale sur le procédé utilisé par le sinistre Abdelmalek Droudkel, alias Abou Mossaâb Abdelouadoud. Hier, à Constantine, le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, M. Noureddine Yazid Zerhouni, a avancé des hypothèses à partir des éléments de l’enquête réunis par ses services.

En effet, le ministre dira que “dans ce genre de situations, tant que les investigations sont au stade de l’enquête préliminaire, il n’y a que des hypothèses du moment que seuls les juges peuvent évoquer des certitudes”. Et d’ajouter : “Dans une des voitures utilisées par les trois terroristes, au moins un système de mise à feu à distance, appelé communément télécommande, a été découvert par les éléments de la Police scientifique. Avec cette donnée, l’hypothèse la plus plausible à retenir est que les bombes n’ont pas été déclenchées par les terroristes conducteurs des véhicules, mais bien par de tierces personnes se trouvant loin du lieu du sinistre.”

À partir de là, “il est fort probable que les terroristes conducteurs des trois voitures ont sauté avec leurs charges d’explosifs à leur insu et sans le savoir ”, a-t-il ajouté. Al-Qaïda a voulu faire d’eux des kamikazes malgré eux pour frapper fort les esprits dans une action médiatique destinée à terroriser le petit peuple et induire en erreur sa propre “maison mère”, a-t-il ajouté. Ainsi, il faut savoir que “l’étude du profil de deux des trois terroristes identifiés, Oudina Bilal et Benchiheb Mouloud, réalisée par les spécialistes des services de sécurité algériens accrédite davantage cette thèse”. Oudina Bilal, alias Mouad Ben Djabal, âgé de 23 ans, délinquant notoire des quartiers de l’est d’Alger, n’a disparu de son quartier qu’il y a 3 mois. Un temps suffisant pour le préparer par les bourreaux d’al-Qaïda au pays du Maghreb à faire des commissions logistiques, mais pas pour se porter candidat à une première action suicide dans l’histoire de la mouvance en Algérie.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après Liberté