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L’Algérie et les Etats-Unis s’expliquent sur leurs différends

 
Les Etats-Unis ont envoyé Clint Williamson en Algérie pour tenter d’expliquer la position américaine sur deux dossiers qui ont irrité Alger.
dimanche 22 avril 2007.

L'Algérie et les Etats-Unis discutent leurs différends Clint Williamson a remis une lettre de Condoleezza Rice à M. Bedjaoui. Au cours de l’entretien, le chef de la diplomatie algérienne a rappelé “les exigences de la lutte contre le terrorisme et a fait état des sacrifices de l’Algérie dans sa lutte pionnière contre ce fléau. Il a également communiqué à Clint Williamson “un message verbal sur le Sahara occidental à Mme Rice”. Il faut savoir que la visite de Williamson, procureur fédéral de carrière, et qui sert d’ambassadeur itinérant pour des questions de crimes de guerre, un poste auquel il a été confirmé par le Sénat le 29 juin 2006, était déjà prévue pour le début de l’année en cours. Ce déplacement avait été donc reporté une première fois. Williamson, connu pour être “Monsieur Guantanamo” au sein du département d’État, arrive en Algérie dans un contexte très particulier.

Deux importants dossiers dominent actuellement les relations algéro-américaines. Le premier étant les répercussions des attentats du 11 avril à Alger. En effet, la visite intervient une semaine après les attentats perpétrés contre le siège du Palais du gouvernement et la réaction maladroite des Américains. Dans ce sens, il serait logique que la lettre de Condoleezza Rice puisse faire référence au travel warning de l’ambassade des États-Unis à Alger qui a considérablement irrité les autorités algériennes au point d’aboutir à une mini-crise diplomatique à travers laquelle le chargé d’affaires de l’ambassade US, Thomas Daughton, a été convoqué au MAE, et ce, en l’absence de l’ambassadeur, Robert S. Ford.

Le second volet étant bien entendu le dossier du Sahara occidental. Il faut savoir que depuis la sortie de William Burns, l’on s’interroge à Alger sur la position réelle du département d’État US incarnée par Condoleezza Rice qui, jusqu’à récemment, était considérée à Alger comme “impartiale” sur ce dossier, “Condi” n’étant pas publiquement favorable au Maroc, mais n’encourageant pas pour autant le processus de décolonisation engagé sous l’égide des Nations unies. Plusieurs indicateurs ont fait craindre aux diplomates algériens que les Américains aient choisi le projet d’autonomie marocain. Compte tenu des inquiétudes algériennes sur ce dossier, la rencontre d’hier entre Bedjaoui et Clint Williamson pouvait contribuer à recadrer les relations stratégiques algéro-américaines. Du coup, la visite de Williamson paraît dans ce contexte diplomatique comme assez importante. Elle tombe à pic dans une atmosphère assez tendue entre Algériens et Américains.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Liberté