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La coopération entre l’Algérie et les Etats-Unis en question

 
La coopération entre l’Algérie et les Etats-Unis semble en déclin avec une baisse drastique des programmes d’échanges et de formations entre les deux pays.
dimanche 22 avril 2007.

Les Etats-Unis, principal investisseur dans les hydrocarbures en Algérie Ce n’est pas tant la mauvaise volonté des Américains qui proposent des programmes de formations aux cadres algériens aussi bien de ceux de l’énergie, de l’éducation, de la défense et des programmes destinés aux parlementaires algériens. Ce déficit de confiance a été répercuté par le fait que les Algériens sont de moins en moins enclins à accepter les programmes US. Pour la Défense nationale, on évoque pour l’année 2006 l’envoi en formation d’une trentaine d’officiers algériens aux États-Unis alors que pour l’année 2007 leur nombre ne dépasse pas 5. Ce déficit de confiance entre l’Algérie et les Etats-Unis est posé également dans l’insistance des responsables US sur certains dossiers qui sont autant de points de désaccord. On citera dans ce registre trois dossiers-clés : l’avenir du MEPI (Middle East Partenairship Initiative) l’OMC et l’Open Sky.

Pour le MEPI, Washington n’arrive pas à admettre que les Algériens aient une autonomie de décision après le refus catégorique du président Bouteflika d’adhérer au GMO, pilier de la stratégie de la diplomatie américaine en faveur des pays arabes et du Moyen-Orient. S’agissant de l’OMC, les remarques US, qui pour certains sont négatives, qui pour d’autres sont rationnelles, mettent à mal le discours officiel américain sur l’accompagnement de l’entrée de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce. On citera à titre d’exemple le point sur l’audiovisuel qui continue d’empoisonner la perception US de notre pays. Quant à l’Open Sky, ouverture du ciel à la concurrence internationale, il y a lieu de relever que le dossier traîne en longueur malgré les discours de bonnes intentions de part et d’autre.

Après une embellie qui a caractérisé les relations bilatérales, les observateurs pensent aujourd’hui que le point de départ des tensions a tout de même été le dossier des hydrocarbures. Les amendements de la loi 05-07 ont été perçus comme un coup dur par les compagnies pétrolières américaines et forcément mal accueillis par l’administration Bush qui n’a pas encaissé cette “volte-face”. Reste que les relations algéro-américaines ne se sont pas dégradées au point de non-retour à la norme, mais ont été sérieusement écorchées. Comme pour le dossier de l’énergie et du pétrole, l’esprit souverainiste algérien a également prévalu dans le refus d’installer des bases militaires US sur le territoire national. Et il semblerait que Rice ait interprété ce niet comme un désaveux personnel. En tout cas, cette position aurait ajouté à sa méfiance à l’égard des Algériens et notamment à l’égard d’un Mohamed Bedjaoui qui est un poids lourd de la diplomatie internationale.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Liberté