25 terroristes du GSPC abattus au TchadLe groupe provenait du Niger
Les combats entre l’armée tchadienne et les terroristes du GSPC, interceptés lundi dans la région de Tibesti, se sont terminés hier. C’est ce qu’a indiqué une source militaire tchadienne à l’AFP.
jeudi 11 mars 2004.
Cette même source a précisé qu’au moins 25 terroristes ont été abattus. Il faut savoir que le groupe du GSPC était composé d’une cinquantaine d’éléments fortement armés et venant du Niger. Un bilan définitif devait être rendu public, hier, en fin de soirée. Des informations sur la composante du groupe ont circulé, hier, et une source militaire à Bamako avait affirmé que le numéro 2 du GSPC, Amari Saïfi dit Abderrezak El-Para, participerait aux combats. On ignore s’il figure parmi les terroristes éliminés. Il faut savoir que ces islamistes armés ont été présentés par une source proche de l’armée tchadienne comme des membres du GSPC qui tentaient de rejoindre la rébellion du Mouvement pour la justice et la démocratie au Tchad (MDJT), dont Tibesti est le fief. Le MDJT a démenti cette information, affirmant que les combats étaient “imaginaires”. Abderrezak El-Para “est aux côtés de ses troupes avec des armes lourdes qu’il aurait récemment achetées, c’est quasi certain d’après nos dernières informations”, avait également déclaré à l’AFP une source militaire occidentale à Bamako. Selon cette source, un véhicule du convoi des terroristes, actuellement aux confins du Tchad, a été “formellement identifié” comme celui à bord duquel le chef du GSPC circule généralement dans le Sahara. Ces informations ont été confirmées à l’AFP par un diplomate africain en poste à Bamako, et selon lequel Abderrezak El-Para faisait déjà partie des terroristes ayant récemment eu un accrochage avec l’armée nigérienne. Ces criminels, “traqués de partout”, ont presque tous quitté le nord du Mali où ils s’étaient réfugiés après avoir pris en otages, en 2003, pendant plusieurs mois, plus d’une trentaine de touristes européens. “Ils sont au Tchad aujourd’hui, demain ce sera ailleurs. Il faut les couper de leur base arrière, sinon ils vont recruter et former dans la région une internationale du terrorisme”, a ajouté ce diplomate. Le 5 mars dernier, des sources militaires, jointes par l’AFP depuis Bamako, avaient affirmé que plusieurs dizaines de “trafiquants du GSPC” avaient quitté le Mali où ils étaient traqués, pour un pays autre que l’Algérie. Une de ces sources avait précisé que le Mali continuait de “renforcer la sécurité le long de (ses) frontières”, que ce pays partage au nord avec la Mauritanie, l’Algérie et le Niger, à l’ouest avec le Sénégal, et au sud avec le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et la Guinée. Par ailleurs, des sources gouvernementales à Niamey ont affirmé, hier, que les islamistes armés du GSPC, qui s’affrontent depuis mardi avec l’armée tchadienne dans le Tibesti, “ont été chassés”, fin février, du nord du Niger par l’armée gouvernementale après avoir attaqué un convoi de touristes. “L’armée les a pourchassés jusqu’à la frontière algérienne, puis ils se sont rabattus vers le Tchad voisin”, a déclaré une source gouvernementale nigérienne sous couvert de l’anonymat. D’après cette même source, un groupe du GSPC estimé à une “soixantaine d’éléments lourdement armés”, a attaqué, le 22 février dernier, un convoi de six touristes français dans le désert nigérien et ont enlevé trois véhicules tout-terrain appartenant à des agences de voyages locales. À l’issue des poursuites, l’armée nigérienne “a récupéré un des véhicules et a chassé les assaillants hors du territoire”, a affirmé, de son côté, un responsable du ministère nigérien de la Défense. Une autre source militaire nigérienne a expliqué que les éléments du GSPC qui ont pu pénétrer en territoire tchadien constituent “un résidu”, après que “le noyau eut été éclaté dans le Sud algérien, d’où ils ont été chassés par l’armée il y a un peu plus d’un mois”. Il faut savoir qu’une importante opération de l’ANP avait ciblé, en janvier, un convoi de terroristes qui acheminait des armes de guerre très sophistiquées achetées avec l’argent de la rançon versée par l’Allemagne pour libérer le groupe des touristes occidentaux enlevés dans le désert en mai dernier. Par La rédaction de Liberté |
Divertissement
|
