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La direction des douanes en Algérie fait le ménage

 
La direction générale des douanes en Algérie tente de sauver son image après avoir été accusée de passivité face aux pratiques de certains de ses fonctionnaires véreux.
lundi 30 avril 2007.

Haro sur les inspecteurs des douanes et des impôts en Algérie Un décret présidentiel promulgué dans le Journal Officiel du 18 avril dernier impose à une certaine catégorie d’agents de l’Etat de rendre publics leurs biens et leur patrimoine, deux mois avant d’entamer leur nouvelle responsabilité, puis à l’issue de leur mission. Le texte en question concerne les agents de plusieurs institutions et ministères de la République. Le champ d’action du décret est assez vaste. Jugez-en : les premiers concernés sont, comme on l’a dit plus haut, les commissaires de police, les commissaires principaux et les divisionnaires de police, les agents de contrôle des Douanes en Algérie, les officiers de brigade, les inspecteurs généraux, les divisionnaires ainsi que les contrôleurs généraux des Douanes. Quant au secteur financier, il s’agit des contrôleurs, des inspecteurs principaux et centraux des impôts qui sont contraints par la loi de déclarer leurs biens à la commission de lutte contre la corruption, de même que les agents publics des domaines et les inspecteurs de l’Inspection générale des finances (IGF).

Ce sont sans doute les corps les plus exposés aux tentatives de corruption et, où des réseaux mafieux, se sont constitués. Acheter un douanier ou un inspecteur des impôts semble devenir le sport national favori de certaines catégories de commerçants et d’hommes d’affaires. Notamment ceux qu’on classe dans le cercle très fermé des barons des containers. Si un douanier qui gagne 20.000 ou 30.000 dinars par mois, se construit une villa et roule carrosse, sans parler des autres signes extérieurs de richesse, c’est qu’il y a anguille sous roche. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que la passivité et le laxisme de l’Etat à lutter contre le fléau de la corruption ont encouragé les plus véreux, qui ont fait de l’Algérie une chasse gardée et souillé pour de bon la notion de service public. Au point que dès qu’on sait qu’on a affaire à un douanier ou à un contrôleur des impôts, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé, si on ne graisse pas la patte du fonctionnaire. La nouveauté avec ce texte, c’est que c’est un décret présidentiel qui prévoit des mesures pratiques et des sanctions. La déclaration du patrimoine devient une obligation, et les contrevenants encourent des sanctions.

Synthèse de Souad, www.algerie-dz.com
D’après l’Expression