ACCUEIL     RENCONTRES     DONATION     FORUM

L’Algérie et la France veulent Rafik Khalifa

 
Recherché par l’Algérie, Rafik Khalifa pourrait être extradé en France si la justice britannique donne suite à la demande de son homologue française.
jeudi 3 mai 2007.

Rafik Khalifa condamné en Algérie La justice britannique a commencé à examiner hier une demande d’extradition vers la France de Rafik Abdelmoumene Khalifa qui a été arrêté et maintenu en détention, le 27 mars dernier à Londres, à la suite d’un mandat d’arrêt européen délivré contre lui par le tribunal de grande instance de Nanterre en France. A l’issue de cette première audience, le juge Anthony Evans, du tribunal de Westminster, a entendu les arguments du représentant du parquet français et a accédé à la requête de la défense qui a demandé plus de temps pour examiner les documents de la justice française. Le juge décidera le 29 mai de la date des prochaines audiences. Lors de cette audience, il est expliqué, rapporte l’Agence France presse (AFP), qu’« à ce stade, la justice britannique n’a pas reçu de demande d’extradition de la part de l’Algérie ».

Pourtant, plusieurs hauts responsables algériens, dont le ministre de la Justice, n’ont pas manqué d’affirmer que la demande algérienne d’extradition a été formulée à la Grande-Bretagne. D’ailleurs, l’échange, le 25 février dernier, des instruments de ratification d’un accord d’extradition entre les deux pays, a été fait dans cet objectif. Un mois après cet échange, la demande algérienne devait être déjà enregistrée auprès de la justice anglaise même si cette demande a peu de chances d’aboutir devant celle de la France dont la coopération communautaire avec l’Angleterre est plus accrue et prioritaire, étant membres de l’Union européenne. Selon l’Agence France presse, l’ex-patron de l’empire Khalifa, condamné par contumace en Algérie à la réclusion à perpétuité par le tribunal criminel de Blida, est apparu devant la cour amaigri et fatigué. Il ne s’est pas exprimé. Rappelons que Abdelmoumene Khalifa, qui s’est réfugié en Grande-Bretagne depuis 2003, a été reconnu coupable par le tribunal de Blida, entre autres chefs d’inculpation, d’association de malfaiteurs, de vol qualifié, de détournement de fonds, de faux et usage de faux et de banqueroute frauduleuse.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après la Tribune