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Les producteurs de lait en Algérie menacent

 
Les producters privés de lait en Algérie ont décidé de poursuivre leur mouvement et donnent un délai de 10 jours au gouvernement pour concrétiser la subvention promise.
dimanche 13 mai 2007.

L'Algérie, un gros consommateur de lait Ce délai est jugé raisonnable pour permettre aux responsables concernés de mettre en place les mécanismes d’octroi de cette indemnisation estimée à plus de 20 DA/litre. Ils exigent également pour cela, un engagement écrit de la part du ministère du Commerce. Les professionnels du lait en Algérie estiment que les promesses faites par le gouvernement quant au paiement de la différence entre le prix de revient d’un litre produit estimé à plus de 48 DA et celui administré à 25 DA, soit 23 DA/litre, n’ont pas été tenues. Cette décision a été prise, expliquera M. Ziani, président de la Fédération agroalimentaire, puisque “la subvention promise n’est pas arrivée alors que le 8 avril dernier, le gouvernement s’est avancé pour mettre les mécanismes en place dans les huit jours. Or, à ce jour, rien n’a été fait”. Jeudi dernier, les producteurs privés adhérents de cette organisation ont été reçus au ministère du Commerce. Il leur a été proposé de signer une convention pour l’approvisionnement en poudre de lait dès le mois de juin. Or, le problème épineux et immédiat qui préoccupe les propriétaires de ces usines, c’est cette indemnisation qui tarde à venir. Car, arguera M. Ziani, le lait, “nous le produisons tous les jours et nous perdons de l’argent quotidiennement”.

Chaque unité, qui produit 200 000 litres de lait pasteurisé/jour, perd à cause de la hausse des prix de la poudre qui a atteint 5 035 dollars US actuellement sur les marchés internationaux, perd, avouera M. Ziani, plus de 3 millions de DA. La compensation financière tant souhaitée par ces producteurs évitera par conséquent l’asphyxie de ces unités. L’appel lancé par le secrétaire général du ministère du Commerce qui exhorte les gérants de ces unités à faire preuve de sens de responsabilité en vue de garantir la stabilité du marché du lait en Algérie en assurant l’approvisionnement régulier des citoyens en lait, n’a, semble-t-il, sensibilisé personne. “Nous maintenons ce débrayage jusqu’à la satisfaction de notre revendication”, menacera le président de la fédération. Pour rappel, l’industrie du lait est en train de vivre un marasme financier du fait des prix administrés. Le projet de rapport sur la stratégie industrielle met l’accent sur les possibilités de développer cette filière. Elle dispose d’un large marché, la demande est évaluée à 3,5 milliards de litres/an. La consommation par habitant est évaluée au-dessus de la moyenne régionale soit près de deux fois celle du Maroc.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Liberté