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L’échec de la classe politique en Algérie

 
Le fort taux d’abstention aux élections législatives en Algérie confirme l’échec de la classe politique algérienne jugée en déphasage avec les aspirations du peuple algérien.
dimanche 20 mai 2007.

Abdelaziz Bouteflika veut rester président de l'Algérie À peine les législatives passées, M. Belkhadem s’installe d’ores et déjà dans la perspective à brève échéance. C’est ce qui ressort de l’entretien qu’il a accordé à la chaîne française France 24. Ainsi pour l’avenir immédiat, le FLN reviendra, militera, selon la formule de Belkhadem, pour la révision de la Constitution, la mouture qu’il a présentée au président de la République. Évidemment, cette révision vise en premier lieu, d’après le patron de l’ancien parti unique, à donner l’occasion au Président de briguer un troisième mandat. Un régime présidentiel, plaide-t-il, mais sans un vice-président. Le Chef du gouvernement insistera particulièrement sur ce point précis. Cette précipitation à se placer dans la nouvelle législature en insinuant le débat d’emblée autour de cette question cacherait une volonté de faire oublier “le fiasco” du 17 mai, cette tempête qui a secoué toute la classe politique en Algérie. Surtout après l’appréciation faite par le ministre de l’Intérieur à l’annonce des résultats du scrutin et du taux de participation perçu comme un désaveu des partis. Quelle sera donc la décision ?

M. Zerhouni l’a suggéré dans son commentaire, constat dans lequel il a fustigé ces mêmes partis. Il les a invités à revoir leur mode de fonctionnement et à se mettre au niveau de la société qui a évolué. Le “séisme” du 17 mai a induit une nouvelle donne qui rend les choses encore plus complexes pour une classe politique habituée ces dernières années et à adopter et accepter, ou à attendre ce qui vient d’en haut. Nombre d’entre eux ont été réduits à des instruments d’exécution générant une confusion entre leur fonction dans le gouvernement et leur fonction en tant que partis politiques. Et les résultats du 17 mai ne sont pas étrangers à ce comportement. Cette donne rendra sans doute la tâche plus difficile pour le président de la République amené désormais à tenir compte, inévitablement, du désaveu populaire de la classe politique en Algérie, mais surtout du trio de l’alliance présidentielle - à un degré moindre le RND qui gagne quelques sièges - qui compose l’équipe gouvernementale chargée de l’exécution de son programme. Malgré quelques avancées, le programme du Président dans plusieurs secteurs connaît un ralentissement inexpliqué. Ce qui va changer, peut-être, les critères de désignation des ministres dans le prochain gouvernement.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après Liberté