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Les algériens exigent plus de démocratie en Algérie

 
L’un des enseignements des élections législatives en Algérie est l’exigence des algériens pour l’instauration d’une vraie démocratie dans le pays.
lundi 21 mai 2007.

Un bureau de vote à Alger en Algérie La société algérienne a évolué. Le peuple ne veut plus endosser aucune autre expression que la sienne. A son corps défendant, il a appris à faire la part des choses. Comment voulez-vous qu’il donne sa voix à un député qu’il n’entrevoit qu’une fois tous les cinq ans ? A un député qui ne tient aucune permanence. Comment voulez-vous qu’il oublie l’hémicycle de l’APN vide alors que des lois engageant l’avenir de l’Algérie y sont adoptées ? Comment voulez-vous qu’il oublie que depuis l’indépendance, les députés n’ont « pondu » aucune loi ? Comment voulez- vous qu’ils oublie le débat à l’APN sur le salaire des parlementaires ? Ou sur la déclaration de leur patrimoine ? Pourquoi voulez-vous qu’il fasse semblant de ne pas comprendre lorsqu’il voit des candidats passer d’un parti à l’autre sans distinction de programme ?

Les Algériens en ont marre d’être pris pour ce qu’ils ne sont pas. Ils l’ont dit le 17 mai. Ce n’est pas pour autant qu’ils se détachent de la vie politique. La preuve est leur participation massive à l’élection présidentielle ou encore au référendum sur la réconciliation nationale. Deux tiers des électeurs ont tourné le dos aux candidats, à l’immunité parlementaire et à tous les avantages y afférents. Leur recherche de représentants dignes de confiance se poursuit. Des représentants qui ne pourraient voir le jour qu’à travers une réforme de la vie parlementaire en Algérie qui devrait vite être engagée. Une réforme où devront être revues et corrigées autant la mission que l’intégrité du parlementaire. Une réforme où devra être introduite une bonne dose d’altruisme, sans laquelle nul ne peut se mettre au service de l’autre. Deux tiers des électeurs qui ne veulent plus servir d’alibi à une Assemblée nationale qui les méprise avant et après les élections. Deux tiers des électeurs qui manifesteraient, si on le leur demande, leur opposition à un Parlement à deux chambres. Leur opposition à un problème multiplié par deux. Les Algériens se sont clairement exprimés. Seront-ils entendus ?

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après l’Expression