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La protection de l’enfance en Algérie

 
La célébration en Algérie de la Journée mondiale des enfants a été une occasion pour la FOREM de rappeler la situation de cette frange fragile de la population.
vendredi 1er juin 2007.

Défense et protection de l'enfance en Algérie Lors d’une conférence de presse animée, hier, au siège de l’agence APS, le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et de le développement de la recherche (FOREM), le Professeur Khiati et la directrice de l’observatoire des droits de l’enfants, Mme Benameur, ont considéré, tous deux, que la population juvénile en Algérie, faute de faire l’objet d’une une plus grande attention de la part des pouvoirs publics, continue d’être en proie à tous les dangers. Ils ont estimé que les nombreuses lois qui, depuis l’indépendance, ont été édictées au profit de cette frange de la population, sont restées sans effet, compte tenu du fait qu’il n’existe pas, toujours, les organismes nécessaires chargés de prendre en charge leurs problèmes et leurs préoccupations spécifiques.

Le Professeur Khiari a, ainsi, fait état d’une série d’insuffisances qui, pour n’avoir pas été prises à bras-le-corps par les autorités, ont fini par prendre des dimensions préoccupantes. En dehors du fait que la loi algérienne n’a, jusqu’à présent, pas déterminé l’âge à partir duquel un individu cesse d’être un enfant, le conférencier a, chiffres à l’appui, cité une série d’exemples illustrant les graves dérives dont sont victimes les enfants en Algérie. Il a, à cet effet, évoqué le cas des enfants nés sous X et abandonnés et dont il a estimé le nombre à 3 000 chaque année. Il a également relevé les nombreux cas de maltraitance dont sont l’objet, chaque année, quelque 10 000 enfants, « sans compter ceux qui, pour diverses raisons, ne sont pas comptabilisés et dont on peut sans se tromper, multiplier le nombre par dix ».

Poussant plus loin l’énumération de ce triste tableau, le président de la FOREM a observé que 20 000 enfants décèdent avant leur naissance en Algérie et qu’environ 20 000 meurent avant d’avoir atteint leur première année. « La couverture sanitaire n’est pas équitable et la malnutrition affecte 800 000 enfants ». Il ajoute, d’autre part, que plus de 300 000 jeunes sont utilisés « dans les pires formes de travail qui puissent exister. Ils sont utilisés, précise-t-il, dans les sablières pour des travaux dangereux et dans la prostitution ». Il indique encore un peu plus loin que plus de 25% des enfants algériens ont touché à la drogue et que 5% la consomment régulièrement et qu’en outre, 15 000 à 20 000 parmi eux sont en rupture totale avec leur milieu familial devenant, de ce fait, des SDF ne bénéficiant, de surcroît, d’aucune sorte d’intérêt de la part de la société.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jour d’Algérie