ACCUEIL     RENCONTRES     DONATION     FORUM

L’Algérie gouvernée sans gouvernement

 
La situation politique en Algérie reste confuse après la décision du président Abdelaziz Bouteflika de charger Abdelaziz Belkhadem d’une mission « temporaire ».
dimanche 3 juin 2007.

Bouteflika et Belkhadem - Algérie Le premier constat et que le premier magistrat du pays ne semble pas avoir tranché définitivement sur la personne qui aura à conduire le prochain gouvernement, même si le nom de Abdelaziz Belkhadem a été avancé depuis longtemps comme potentiel successeur à lui-même à la chefferie du gouvernement. A l’issue d’une démission acceptée par le président de la République, Belkhadem et plusieurs de ses ministres ont été chargés d’expédier les affaires courantes de l’Algérie et mandatés pour assurer l’intérim des ministères laissés vacants après l’élection de plusieurs ministres à l’APN. Pour les partis de la coalition, la décision du président de la République s’inscrit dans l’ordre normal des choses, conformément aux dispositions de la Constitution. « La Constitution donne les prérogatives au président de la République pour désigner un intérim en attendant la désignation officielle du futur chef du gouvernement.

Partant du fait que notre Constitution interdit le cumul du mandat de député avec un portefeuille ministériel, il est tout à fait normal que le président de la République mandate des ministres, non concernés par la députation, pour expédier les affaires courantes », indique le porte-parole du RND, Miloud Chorfi. Sans toutefois se prononcer sur le nom du futur chef du gouvernement, « qui reste du seul ressort du président de la République », Chorfi assure que le prochain gouvernement sera un gouvernement formé majoritairement par des ministres de la coalition présidentielle. « Ce sera un gouvernement qui aura pour mission de poursuivre la dynamique de développement de l’Algérie dans le cadre de l’application du programme du président de la République. Néanmoins, j’insiste sur le fait que la prérogative de désignation des membres du gouvernement revient en dernier lieu au premier magistrat du pays », déclare le même responsable, qui souligne toutefois que lors de la dernière réunion des présidents des partis de la coalition (RND, FLN, MSP), la question du futur chef du gouvernement n’a pas été abordée.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran