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L’Algérie séduit les émigrés algériens

 
Le retour en Algérie semble devenir une opportunité intéressante pour beaucoup d’émigrés algériens qui ont été plus de 23.000 entre 2000 et 2005 à franchir le pas.
mardi 5 juin 2007.

Des milliers d'émigrés algériens choisissent de retourner en Algérie Une enquête du Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD) a été menée en 2006 sur un échantillon de 320 ménages répartis sur quatre régions d’Algérie, dont l’Ouest, les Hauts Plateaux et la Kabylie. But : analyser le degré d’intégration des émigrés de retour, a affirmé le sociologue à l’université d’Alger, Hocine Labdelaoui, lors d’un colloque en hommage à Abdelmalek Sayad. Présentant une communication sur le retour des émigrés algériens dans leur pays d’origine, M. Labdelaoui a indiqué que ce phénomène « enregistre une tendance à la stabilisation des effectifs au cours des cinq dernières années ». Avant d’affirmer : « Ce constat pousse les chercheurs et les analystes à s’interroger sur les thèses de non-retour des émigrés ». Il a ajouté que les résultats de cette enquête ont permis, aussi, de comprendre que « le sens profond du projet migratoire, dans ses deux dimensions », à savoir le retour au pays d’origine et stabilisation dans le pays de séjour, « n’est saisi qu’à la condition d’englober le projet de vie initiale et sa confrontation avec les réalités rencontrées ».

La même enquête a révélé, selon M. Labdelaoui, que le retour des émigrés concerne, en majorité, les personnes salariées, dont le nombre est de 21.838 personnes, alors que seulement 461 étudiants sont revenus en Algérie depuis l’année 2000. S’agissant du traitement sociologique de ces retours, l’intervenant a indiqué que pour définir leur modèle, plusieurs catégories de variables ont été prises en compte, entre autres, « le profil du retour (définitif ou pas), le projet de retour, l’expérience migratoire acquise, les résultats de l’intégration et les perspectives d’une nouvelle migration ». La nostalgie au pays constitue l’un des facteurs incitant les émigrés au retour. La majorité des émigrés sont retournés en Algérie par nostalgie, a précisé M. Labdelaoui, ajoutant que l’ensemble des retours ont été décidés en fonction de facteurs socioculturels, mais, a-t-il signalé, certaines personnes « n’ont pas été satisfaites de leur retour », car « elles n’ont pu se transformer en acteurs économiques ». Concernant les principales confrontations vécues dans la société d’accueil par ces personnes, il a été enregistré, notamment, « des problèmes de logement, de pertes d’emploi, d’ordre d’intégration ainsi que du racisme », a-t-il précisé.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran