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L’Algérie réitère ses réserves à l’Africom

 
L’Algérie a rappelé sa réticence quant à l’installation d’un commandement central américain en Afrique pour la lutte contre le terrorisme international.
lundi 11 juin 2007.

L'Amérique veut renforcer sa présence militaire en Afrique La réticence de l’Algérie s’est traduite cette fois-ci par un franc positionnement en faveur des mécanismes de sécurité collective de l’Union africaine. L’UA, rappelons-le, est dotée d’un Conseil de paix et de sécurité (CPS) pour la prévention des conflits et le déploiement éventuel de forces d’interposition entre belligérants. Même si ce dernier ne dispose que de modestes moyens, il demeure la meilleure solution pour contourner les ingérences étrangères qui ont souvent conduit à l’exacerbation des conflits et à leur évolution vers la guerre civile dans les pays africains. A l’issue de l’entretien qu’ils ont eu dimanche, à Alger avec le sous-secrétaire d’Etat américain à la Défense, Rayan Henry, les responsables algériens ont souligné le « potentiel de sécurité collective » de l’UA et « les mécanismes africains propres » de sécurité. La rencontre avec le sous-secrétaire d’Etat américain a eu lieu dans le cadre d’une énième campagne d’explication de Washington sur les objectifs de l’Africa Command (Africom), que les Etats-Unis veulent installer en Afrique pour intensifier la lutte contre le terrorisme, notamment au Maghreb et dans les pays du Sahel.

Une campagne qui se poursuivra à Rabat, Tripoli, Le Caire, Djibouti et Addis-Abeba, siège de l’UA. « Les commentaires préliminaires développés à cette occasion par la partie algérienne [...] ont mis en évidence l’état et les perspectives des efforts déployés par l’UA en vue de valoriser le potentiel de sécurité collective à l’échelle du continent dans la conformité à son pacte de non-agression et de défense commune », a indiqué hier l’agence algérienne de presse (APS). L’Algérie a donc évoqué la « mise en place de mécanismes africains propres [...] pour la prise en charge des besoins en termes d’opérations de maintien de la paix, dont la force africaine en attente » de formation, et exposé « les arrangements entre l’UA et l’ONU, ainsi que les dispositifs [...] de lutte contre le terrorisme dont l’Afrique s’est dotée pour contribuer efficacement à une coopération antiterroriste globale », selon la même source. Ce n’est pas la première fois qu’Alger se démarque de la démarche américaine. En mars dernier, Alger avait marqué ses réticences concernant l’Africom, en annonçant qu’elle refusait d’être intégrée dans le champ d’action de ce commandement régional.

Synthèse de Souad, www.algerie-dz.com
D’après la Tribune