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Voir la version complète : Casanearshore, un bon plan ? Les entreprises installées en parlent


walid85
27/10/2008, 20h56
31 entreprises ont loué des locaux au sein de la première tranche.
Celles déjà installées affirment avoir réalisé des économies sur les charges locatives, l’internet et le téléphone. Petits soucis pour le débit.
Point important, des locaux pratiquement opérationnels dès le début.
Pour la deuxième tranche, les opérateurs réclament des superficies plus importantes et aménagées sur-mesure.

La première phase de Casanearshore est achevée.
Déjà, 31 entreprises se sont installées ou finissent de réaménager les locaux qu’elles ont acquis sur la base d’un contrat de bail d’une durée de trois ans renouvelables. Cela représente cinq bâtiments totalisant 50 000 m2 de bureaux, parkings et commerces, sur une superficie totale de 330 000 m2. La Vie éco y a fait une incursion pour prendre le pouls et mesurer le degré de satisfaction des opérateurs qui ont choisi de profiter des avantages offerts dans le cadre du plan «Emergence».

HPS (Hightech Payment Systems) est parmi les premières sociétés marocaines installées sur le site. Elle «exporte» 95% de ses activités - elle compte, à titre d’illustration, des banques japonaises dans son portefeuille. Pour Mohamed Horani, son PDG, cette option était naturelle. «Nous sommes installés à Dubaï Internet City depuis 2003. Au Maroc, nous payons le m2 à 90 DH [NDLR : il faut ajouter 15% pour les charges] contre l’équivalent de 500 DH/ m2 à Dubaï, charges comprises. Mais, là-bas, en plus du prix élevé, il y a des augmentations unilatérales et annuelles de l’ordre de 15 à 20% du prix de location, alors que rien de tel n’est prévu à Casanearshore».

Des petits soucis inhérents à tout démarrage
HPS était auparavant installée dans un espace de 900 m2 que la société avait acheté en ville et qu’elle envisage de revendre. L’entreprise y était à l’étroit et avait donc déjà pris en bail des locaux supplémentaires.

C’est ce qui explique qu’elle a choisi de louer 2 800 m2, un espace qui peut accueillir 280 personnes, alors que son effectif actuel n’est que de 160 personnes. Son président, que ses pairs ont choisi pour prendre la tête de l’Association des professionnels des technologies de l’information, s’en explique : «Avec un taux de croissance de 30%, il était naturel d’anticiper.

Je dois dire cependant que l’aménagement nous a pris du temps car nous devions personnaliser notre espace et acquérir des équipements - machines, équipements de surveillance, de visioconférence - et, mine de rien, il nous a fallu débourser 14 MDH. Mais notre image de marque en sera sans aucun doute grandie».

Mehdi Sahel, lui, dirige les activités de Tata Consultancy Services au Maroc, opérateur d’envergure mondial dans le software, l’externalisation des infrastructures informatiques et le back-office et, bientôt, dans la formation informatique, un secteur où Tata projette d’investir avec un partenaire local. M. Sahel explique que la décision de s’installer au Maroc a été prise, sur sa proposition, après la visite d’experts de la maison mère dans la région.

«Nous occupons 1 400 m2 que nous avons aménagés en 3 mois et c’est ici que nous avons démarré. Nous aurons un effectif de 100 personnes dans six mois et de 500, à terme. La décision avait été prise en décembre 2006 et nous n’avons aucun regret quant à ce choix, ni par rapport au site ni par rapport à son environnement. Bien entendu, l’absence d’une offre télécoms multiple nous gêne.

Et cela n’a pas seulement trait au souci de voir la concurrence se déployer et les prix baisser, mais aussi à la sécurité. Aucun opérateur de taille ne peut faire l’économie d’un réseau de substitution, en cas de problème. Mais pour le reste, je dois dire que nous n’avons, à ce jour, remarqué aucun manquement aux engagements pris», confie-t-il. Il y a bien sûr des petits soucis, inhérents à tout démarrage, ajoute le patron de Tata au Maroc.

300 000 m2 à construire d’ici 2011
Un opérateur comme Tata, dont l’installation sur le site coïncide avec le lancement de son activité, ne peut prendre la mesure exacte des économies réalisées.

Mais, pour Ubisoft, géant français des jeux vidéo, le calcul est vite fait. Cyril Vermeil, le DG de la multinationale pour le Maroc, ne s’en cache pas : «J’estime les économies à 40 % pour Internet et à 20 % pour le téléphone à l’international. Mais, je dois dire que, pour le moment, je relève un taux de coupure gênant pour ce qui est de la voix». Pour le DG d’Ubisoft Maroc, une réduction des charges est également perceptible puisque le loyer était de 140 DH le m2 pour les 600 m2 que la société occupait sur le boulevard Moulay Youssef.

Pour le reste, Cyril Vermeil est satisfait du fait qu’à son arrivée à Casanearshore tout était opérationnel dès le premier jour. Quant à la sécurité et à la gestion de l’espace du parc, il est aux anges.

Il s’étonne toutefois qu’il ne soit offert qu’une place de parking pour chaque centaine de m2 louée. «Pour la petite histoire, la décision de s’installer sur ce site n’a pas exigé plus qu’une brève discussion téléphonique avec mon patron, tant les arguments du plan “Emergence” étaient convaincants», assure M.Vermeil. Rencontrés au restaurant, quelques cadres des sociétés installées sur le site jugent pour leur part la cuisine aussi digeste que le prix, qui tourne autour de 50 DH pour le menu de ba

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