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absent
28/10/2008, 07h49
CRISE FINANCIÈRE
C’est la panique
28 Octobre 2008 - Page : 3
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Le marché pétrolier n’est pas épargné, le baril de Brent de la mer du Nord pointe à moins de 60 dollars.

Hier, en début de matinée (8h45 Gmt), les cours du Brent de la mer du Nord planchaient pour passer sous la barre fatidique des 60 dollars. 59,02 dollars très exactement. C’est, à peu de chose près, son niveau du mois de mars 2007, sauf qu’à ce moment-là, la courbe était ascendante. A la même heure, les cours du baril de «Light Sweet Crude» pour livraison en décembre atteignaient les 61,30 dollars sur le New York Mercantile Exchange, le niveau qui était le sien au mois de mai 2007. Il a tout de même effectué une légère remontée pour s’échanger à 62,92 dollars. La cote d’alerte doit-elle être considérée comme atteinte pour que l’Opep décide d’une nouvelle réduction de sa production?
Chakib Khelil, le président en exercice de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, l’avait laissé entendre lors de la réunion extraordinaire du Cartel qui s’est tenue le 24 octobre à Vienne en Autriche. Le ministre algérien de l’Energie et des Mines a été relayé dans ses déclarations par son homologue iranien, Mohammed Ali Al Khatibi: «Soyez assurés que si cette décision n’est pas efficace sur le marché, l’Opep fera un nouveau pas lors de sa prochaine réunion pour consolider le marché et stabiliser les prix», a averti le représentant iranien auprès de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. L’Opep est-elle déjà en appel? A moins qu’elle n’attende, sa prochaine réunion programmée pour le 17 décembre à Oran, en Algérie. Rendez-vous dans six semaines si les marchés arrivent à connaître une relative accalmie. Le gouvernement algérien, de son côté, devrait se rendre à l’évidence surtout que la fourchette fixée par Ahmed Ouyahia et qui ne manquera pas de mettre en difficulté l’économie algérienne, vient d’être atteinte. Un baril entre 60 et 65 dollars pourrait remettre sérieusement en cause les projets de développement économique en chantier. Certes, le dollar est en forte hausse par rapport à la monnaie unique européenne. Il est passé sous le seuil de 1,24 dollar pour 1 euro. Tout cela demeure toutefois bien relatif, voire très aléatoire puisque le billet vert n’a pas encore fini de broyer du noir face à la devise nipponne. 1 dollar s’échangeait hier contre 92,48 yens alors qu’il était à 94,24 yens vendredi dernier. Le franc suisse, de son côté, laminait la devise européenne en établissant un record historique. 1 euro s’échangeait à 1,4315 franc suisse en début de matinée. Les investisseurs semblent avoir changé d’horizon. Les marchés financiers sont en pleine débandade. La journée d’hier a marqué pour eux une nouvelle descente aux enfers. A la mi-journée les bourses européennes, à l’instar de Paris, perdaient 3,75% suivies par celle de Francfort à 2,66% alors que Londres enregistrait une baisse de 1,76%. Quelques heures plus tôt, Tokyo s’effondrait à plus de 6,36% en clôture alors qu’à Hong Kong la baisse enregistrée était de 12,7%. De leur côté, les Etats-Unis ont une nouvelle fois décidé de débloquer une enveloppe financière de 125 milliards de dollars qui seront destinés à recapitaliser leurs neuf plus grandes banques. Autant dire que c’est la panique généralisée. Les grands argentiers de la planète n’ont pas réussi à juguler la crise financière qui a enfoncé l’économie mondiale dans une récession qui a déjà commencé à faire des dégâts. Fermetures d’usines en Chine, licenciements massifs en Europe et aux Etats-Unis... «On ne peut rien faire, personne ne veut rattraper un couteau qui tombe», déclarait au quotidien international Herald Tribune, Koichi Ogawa, gestionnaire à Daiwasb Investissements à Tokyo. Une formule qui résume, à elle seule, le désarroi dans lequel est plongé un système capitaliste mondial qui vient d’atteindre ses limites.

Mohamed TOUATI
L'EXRESSION

absent
28/10/2008, 08h02
un autre article mais du quotidien d'oran, et qui annonce ce qu'on disait, un rix du brut sous les 60$ ça fout mal notre economie !


Ce que Ouyahia craignait est arrivé
par Kharroubi Habib

Après l'annonce, vendredi par l'OPEP, de sa décision de réduire sa production d'un million et demi de barils/jour, nous avons émis la crainte que cette mesure n'aura pas l'impact escompté par ses Etats membres, à savoir freiner la chute des prix du pétrole et les contenir dans une fourchette oscillant entre 60 et 80 dollars. Les faits nous donnent raison puisque depuis cette annonce, la baisse des prix du pétrole se poursuit inexorablement.

Dimanche, ils sont tombés sous la barre des 60 dollars, et ce n'est pas la «panade» dans laquelle se débattent les secteurs industriels des principales puissances économiques de la planète qui va aider à stopper leur dégringolade.

Pour l'Algérie, le baril de pétrole sous la barre des 60 dollars c'est, comme l'a admis son chef du gouvernement le 25 juin dernier, la perspective de graves difficultés financières. L'on est désormais dans cette configuration et c'est faire preuve d'irresponsabilité que d'essayer de masquer ou de minimiser les problèmes qui vont se poser au pays.

Dans une telle conjoncture, dont tous les clignotants émettent le signal d'une aggravation de la crise économique internationale, avec ce que cela va avoir de négatif sur les marchés pétroliers, il est surréaliste que notre ministre des Finances persiste à entonner le refrain sur une Algérie qui n'aura pas à souffrir durement des impacts de cette crise. Ainsi, selon notre grand argentier, les pertes financières occasionnées au pays par la chute des cours du pétrole sont compensées par la hausse de la cotation du dollar. L'argument est en théorie valable. Sauf qu'il ne tient la route que si les cours pétroliers ne s'effondrent pas pour atteindre les abysses. Or, c'est ce qui semble se dessiner malheureusement. L'OPEP n'a pas, de notre point de vue, adressé aux marchés le message fort et ferme qu'il fallait. Et ce n'est pas l'avertissement qui a accompagné sa décision de vendredi, prévenant que d'autres réductions de la production pourraient intervenir en cas de persistance de la chute des cours du brut, qui pouvait rendre son message dissuasif.

Les marchés ont compris que le cartel est divisé par des visions et des positions divergentes et que sa décision du week-end dernier est le maximum qu'il pouvait consensuellement prendre. Au-delà, ses membres le paralyseront car opposés à la riposte qu'il leur faudra décider si la situation empire sur les marchés pétroliers.

Les milieux politiques et économiques des pays en proie à la crise financière et à la récession poussent évidemment à l'éclatement de la solidarité des pays producteurs membres de l'OPEP. Ils y gagneraient ainsi l'assurance d'un prix du pétrole redevenant «bon marché», moins pénalisant pour le pouvoir d'achat de leurs populations et plus supportable financièrement pour leurs économies nationales respectives.

Peu leur importe que, dans cette situation, les pays producteurs replongent dans les catastrophes économiques, sociales, humaines et politiques auxquelles ils ont eu à faire face quand le pétrole était justement «bon marché», selon leurs critères.

mendz
28/10/2008, 08h13
un autre article mais du quotidien d'oran, et qui annonce ce qu'on disait, un rix du brut sous les 60$ ça fout mal notre economie !


Mais oui ça va faire trés mal, attendez vous à la banqueroute de l'Algérie :lol:

En fait, il faut se dire que chez nous hélas, on a pas un organisme propagandiste qui distille la bonne parole et délimite les voies à prendre et ce qu'il faut dire et ne pas dire, donc chaqu'un va librement à ses supputations, ses prévisions, suivant sont humeur émotionnelle.

C'est celà l'Algérie, chaqu'un est libre de dire ce qu'il veut.

Mais réelement l'Algérie a bouclé entièrement son budget 2009, quelque soit les prix du paril du pétrole.

On verra si à 2010 elle va faire faillite ou pas ;)

absent
28/10/2008, 11h25
comme l'a admis son chef du gouvernement le 25 juin dernier, la perspective de graves difficultés financières.
Ouyahya a fait expret d exagérer cela, afin que ces décisions "impopulaires" futures trouvent une excuse ... il est connu pour ça, le malin
2000-2006 prix moyen 60$, est-ce que l Algérie était en grave difficulté M. Ouyahya ? :lol:

handsman
28/10/2008, 11h56
L'Algérie a voté sa loi de finances sur la base d'un prix de 37 dollars donc il y a encore de la marge. En plus les réserves de changes sont conséquent et permettent de tenir le choc jusqu'à ce que l'orage passe.

Hamza
28/10/2008, 12h08
L'Algérie a voté sa loi de finances sur la base d'un prix de 37 dollars donc il y a encore de la marge. En plus les réserves de changes sont conséquent et permettent de tenir le choc jusqu'à ce que l'orage passe.

Sur la base d'un prix de 37 $, le budget de l'état algérien est largement déficitaire. De plus, le plan de la relance économique nécéssite un baril au dessus des 57 $.

handsman
28/10/2008, 12h27
Hamaza.
Pourquoi parles tu de déficit. L'Algérie a voté un budget sur la base d'un PIB de 45 milliards d'euros.Le ministre de l'énergie a prévu des recettes pour 2008 de 80 milliards de dollars (sans parler de la fiscalité ordinaire). c'est par précaution justement qu'on voté un budget sur la base de 37 dollars. Même si le prix de pétrole baisse de moitié, on aurait dans le pire des cas 40 milliards de dollars sans parler de la fiscalité ordinaire. il est où alors ce dificit ?

ameur
28/10/2008, 12h43
Sur la base d'un prix de 37 $, le budget de l'état algérien est largement déficitaire. De plus, le plan de la relance économique nécéssite un baril au dessus des 57 $.
__________________


le budjet 2009 est finance par les recettes de 2008,peut etre il y aura des problemes sur la loi complementaire de finance qui se tien generalement tout les mois de septembre en cas ou le prix de petrole stagne autour de 50 dollars le baril

jawzia
28/10/2008, 12h47
Le pétrole, pour des raisons que j'ignore, est entrain de dépasser la barre des 65$ gagnant ainsi en quelques heures plus de 5%.


http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=CLDC08

bledard_for_ever
28/10/2008, 12h48
les marocains parient sur la baisse sans aucune logique va savoir :mrgreen: :mrgreen:

handsman
28/10/2008, 12h53
le budjet 2009 est finance par les recettes de 2008,

T'es pas sérieux Ameur:rolleyes:.
Le budget est par définition prévisionnel. Les recettes 2008 devront en principe servir à financer les dépenses 2008.

djayez
28/10/2008, 12h54
Le plan de relance economique avec ceux du sud et des hauts plateaux sont en cours d'achevement (ils ont été initiés en 2005).Par consequent au plan financier l'essentiel des credits reservés ont été consommés.Si la chute des peix du petrol persiste son effet se ressentira à moyen terme notamment pour les futures programmes de developpement qui pourront etre reduits en nombre avec un amenagement des priorités.

ameur
28/10/2008, 13h00
Sur la base d'un prix de 37 $, le budget de l'état algérien est largement déficitaire. De plus, le plan de la relance économique nécéssite un baril au dessus des 57 $.
__________________
alors les budjets 2009 adoptes recemment par l,APN etaient virtuels;)

absent
28/10/2008, 14h49
Le pétrole, pour des raisons que j'ignore, est entrain de dépasser la barre des 65$
peut etre à cause de ça :

a rappelé le ministre. “C’est énorme”, a affirmé M. Chakib Khelil. Pourtant, le baril a poursuivi sa chute après l'annonce de l’Opep. “Où le marché nous croit, les prix vont se stabiliser. Où il ne nous croit pas et à ce moment-là, il faut que nous fassions les choses pour que le marché croie que nous sommes sérieux.:mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

alamirb
28/10/2008, 15h40
les marocains parient sur la baisse sans aucune logique va savoir

lol :lol: Si tu fais allusion au gouvernement marocain il table sur un baril à 100$ (cf projet de LF 2009).

jawzia
28/10/2008, 16h19
Salut solitaire,

J'ai aussi relevé cette déclaration de Abdellah el-Badri
Les pays touchés par la crise financière ne doivent pas compter sur les pays de l'Opep pour s'en sortir, a averti mardi Abdallah el-Badri, le secrétaire général du cartel, à Londres.

"S'il vous plaît ne comptez pas sur nous pour vous renflouer parce que nous sommes pour la plupart des pays pauvres", a déclaré le responsable de l'Opep au cours d'une conférence.


http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=6023295

AbouSeif
28/10/2008, 18h12
L’occident est sous l’emprise d’une crise financière, la pire depuis celle de 1929, ses effets commencent à se faire sentir dans l’économie réelle et la mondialisation accélère sa propagation en effet domino à travers le reste du le monde.. Les experts dénoncent “la faillite d’un système économique et financier aux contrôles défaillants et à la finalité discutable” et proclame une moralisation de l’économie de marché pour qu’elle soit “au service de l’Homme”
“En réalité, et Benoît XVI nous pardonnera, au moment où nous traversons une crise financière qui balaie tous les indices de croissance sur son passage, c’est plutôt le Coran qu’il faut relire que les textes pontificaux. Car si nos banquiers, avides de rentabilité sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la Charia, nous n’en serions pas là“ C’est avec ces mots que l’éditorialiste français, Vincent Beaufils, décrit la situation et préconise le recours à la finance islamique.
En effet, la finance islamique pourrait offrir une réelle alternative à l’actuelle économie de marché, ou du moins y être bien intégrée en tant que complément indispensable .
La finance islamique a fêté en 2005 ses 30 ans d’existence, durant lesquels, elle a enregistré des taux de croissance variant entre 10 et 30% en fonction des classes d’actifs. Actuellement, sa taille de marché représenterait entre 500 et 700 milliards de dollars basée essentiellement en moyen orient.
Mais qu’est ce que la finance islamique?


La finance islamique prône une économique d’éthique, elle est bâtie sur cinq piliers :Pas de “riba” (intérêt, usure) : Les prêts d’argent doivent être dénués de profit, ce qui revient à des taux d’intérêts proches du zéro
Pas de “gharar” ni de “maysir” (spéculation, incertitude) : Les jeux d’argent basés sur le hasards sont prohibés de même que les transactions à visées spectatrices .
Pas de “haram” (secteurs illicites) : Sont aussi défendus, tous les investissements dans les secteurs illicites par la Charia (Alcool, tabac, pornographie, …)
Obligation de partage des profits et des pertes : Que se soit entre associés ou entre banque et client, le partage des profits et des pertes est obligatoire, il se fait selon le contrat initial ou selon les apports respectifs.
principe d’asset-backing (adossement à un actif tangible) : Les transactions financière islamiques doivent avoir un lien directe avec un actif réel et tangible donc avec l’économie réelle.
Un conseil de conformité à la Charia, présent dans chaque institution financière, valide le caractère islamique d’un produit financier ou d’une transaction financière.
L’application de ces principes islamiques aurait-elle pu éviter une telle crise?

Techniquement, l’application stricte des cinq principes de la finance islamique n’aurait pas eu pour conséquence la crise des subprimes. Celle-ci est d’abord fondée sur l’octroi de crédits immobiliers à des populations risquées, du point de vue de leurs revenus, par rapport à leurs charges de remboursement, puis sur le repackaging de ces crédits de base dans des structures financières très complexes et très risquées. Les crédits hypothécaires risqués, les subprimes, et leurs dérivés extraits de structure de titrisation sont fondés sur les taux d’intérêt. Comme ces derniers sont interdits en islam, alors effectivement on n’aurait pas pu rencontrer un tel cocktail explosif dans le monde musulman.

AbouSeif
29/10/2008, 07h00
Un signe du changement de mentalité est l’interpellation du journaliste économiste Beaufils Vincent directeur de la rédaction du très sérieux magazine Challenges qui ci-dessous, interpelle de la sorte :
Il ne faut pas voir la finance islamique comme un exercice de troc moyenâgeux, car les pays du Golfe nous ont montré combien leur mentalité entrepreneuriale savait épouser le XXIe siècle. Simplement, leurs banquiers ne transigent pas sur un principe sacré : l'argent ne doit pas produire de l'argent. La traduction de cet engagement est simple : tout crédit doit avoir en face un actif bien identifié. Interdits, les produits toxiques; oubliés, les ABS et CDO que personne n'est capable de comprendre. Autrement dit, l'argent ne peut être utilisé que pour financer l'économie réelle. Il n'y a donc pas de hasard : si les banques du Golfe sont sorties indemnes de la crise du subprime, c'est qu'elles n'y sont pas entrées. Le respect de ce principe du Coran est également fort utile dans la relation que chacun entretient avec l'argent, qu'il s'agisse des entreprises ou des particuliers : les personnes morales n'ont ainsi pas le droit de s'endetter au-delà de leur capitalisation boursière; quant aux personnes physiques, elles ne peuvent de facto souffrir de surendettement. Voilà des règles qui ne peuvent pas nuire. Et même si elles reposent sur un texte qui date du VIIe siècle… » Source Edito 11/09/08 Le pape ou le Coran http://www.challenges.fr/. (http://www.challenges.fr/.)

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