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Voir la version complète : Les coups du sort


cassini
15/09/2005, 18h14
Supporter les coups du sort et nos malheurs,
Briser le silence pour le goût d’un bonheur,

Est-ce que c’est la vie qui est un leurre
Ou nos sentiments qui sont sans valeurs ?
Est-ce l’abandon qui fait nos douleurs
Ou bien la souffrance d’être dans l’erreur ?

Supporter les coups du sort et nos malheurs,
Briser le silence pour le goût d’un bonheur,

Est-ce la délivrance ou rien que de la romance
On encore l’amour, agonisant, sans puissance ?
Est-ce nos cœurs, dans le désarroi, qui balancent
Ou nos âmes en fuite d’une vie sans importance ?

Supporter les coups du sort et nos malheurs,
Briser le silence pour le goût d’un bonheur,

Est-ce le monde et la terre qui voltigent
Ou bien ma tête qui me donne des vertiges ?
Est-ce le bonheur qui échappe à mes sottises
Ou la folie qui me plonge dans les bêtises ?

morjane
15/09/2005, 18h42
C'est la vie tout simplement
Elle est ainsi et frappe durement
mais par moment car elle se lasse
Et se débarasse de tous les tourments

Il faut supporter allègrement
chaque instant le coeur content
Le coup du sort on s'en sort
et la vie étincelle comme un diamant.

La vie est belle assurément.

Bonjour samirdavid et merci,

J'ai bien aimé ton poème, j'aime bien quand on se pose tant de questions. Chercher c'est déja un pas vers la vérité, enfin vers sa vérité et c'est bien.

Belle soirée à tous :4:

mancelle
15/09/2005, 18h44
Il semble que ton poème est un long interrogatoire.
La vie n'est pas un leurre, c'est à nous, humains, de faire en sorte qu'elle ne le soit pas. A nous de donner de l'amour à autrui et ainsi un sens à notre vie.

Que j'aimerais, Samir, que tu chasses ces traces de tourment et de souffrance de tes poésies.

Toutes mes amitiés :twark:

cassini
17/09/2005, 13h15
Il faut supporter allègrement
chaque instant le coeur content
Le coup du sort on s'en sort
et la vie étincelle comme un diamant.

La vie est belle assurément.

@morjane : J'apprécie bien ton "positivisme" dans tes écrits...merci pour cette élégante réponse
Il semble que ton poème est un long interrogatoire
@mancelle : merci ma chere amie pour ta réponse, en effet on arrete jamais à se poser des questions dans cette vie

Thamila
17/09/2005, 15h27
Samirdavid, je trouve ton poème émouvant, pur, et poignant... Tes mots sont justes et reflètent la simple réalité... Aussi, il faut prendre la vie comme elle vient. Amitiés. :4:

cassini
20/09/2005, 11h18
merci Thamilia pour ta joilie réponse aussi sincère, tu sais mon amie quand ça casse entre deux c'est dûr de supporter les coups du sort...

Comme le soleil, rayonnante, elle a été.
La lune, on la croirait, éclatante de beauté.
En infirmière, elle palpait mes blessures
Qui cicatrisaient et mes doutes s’envolaient
Par sa belle magie.
Mes espoirs naissaient à
Chaque parole prononcée ou
Ce que je croyais, m’était destiné.
Fenêtre dans mon cœur, par son
Intelligence, elle a ouvert…donnant
Sur l’infinité et les grandes ardeurs.
Combien de fois ses cris m’avaient
Déchiré ?
Combien de fois m’avait-elle côtoyé
Le cœur affligé ?
Combien de secondes avait elle vécu
Un bonheur désemparé ?
Combien faut-il, pour elle, avec
Moi s’impatienter ?
Dans le creux de mon âme une plaie,
Entrouverte sur les flammes de mon
Cœur, se cicatriserait.
Ce qui m’est arrivé, jamais
Je ne réaliserais…peut être
Un jour qui saurais…
La mer qu’elle chantait,
Le vent qu’elle ventait,
Par une belle poésie, sur mon pc,
Je les ai sauvegardé ; gardés avec
Ses photos et ses fleurs de beauté…
Ses orages ont orné, doré mes
Voyages à chaque contrée visitée,
Jamais ses colères m’ont affligé,
Au contraire, elles m’ont éclairé…
Et la pluie de ses rires tapissa
Mon cœur de verdure et de sourires…
Merci infiniment pour chaque
Seconde de ton merveilleux monde,
Dans l’espoir d’une délivrance,
Tu as perdue avec mes souffrances.
Merci pour chaque conseil,
Pour chaque souffle et merveille,
De ta vie, tu m’avais fait partagé.
Sache que je t’ai toujours estimé
Si proche et rien que ton
Amitié viendrait me réconforter.

Thamila
20/09/2005, 11h44
Samir, très doux, tendre, et beau... L'Amour c'est tout cela à la fois, et davantage encore... Même quand une histoire se termine, elle continue de vivre à travers les souvenirs et dans le coeur de l'être amoureux. Chaque amour est unique, et aucun oubli n'est possible. Amicalement. :4:

Oaristys
20/09/2005, 13h37
Je pencherais volontiers pour la proposition nitzschénne qui apporte dans son développement que la vraie tâche de la philosophie est de hausser le courage humain jusqu’à la décision d’affronter les aspects les plus redoutables de l’existence sans pour autant cesser d’en jouir. Autrement dit, vivre de façon libérée tout en s’abandonnant à un fatalisme lucide et confiant.

Soigneusement,

Oaristys.

ALGERIANA
20/09/2005, 14h02
Merci pour chaque conseil,
Pour chaque souffle et merveille,
De ta vie, tu m’avais fait partagé.
Sache que je t’ai toujours estimé
Si proche et rien que ton
Amitié viendrait me réconforter.

Merci de reconnaissance
Reconnaissance à la confiance
A l´amitié, l´enfance et l´innocence
Qui sont au creu de l´âme de chaque humain sincere
Chaque coeur, grand et claire

C´est la beauté humaine

PS: merci pour le beau poéme chér ami!

moms
20/09/2005, 16h39
Il comporte des hauts:
Ceux-ci sont légers et beaux.
Il a aussi ses bas:
On se retrouve dans de beaux draps!

Si on tire trop dessus,
La vie se relâche et n'oscille plus.
Si par passion on le compresse trop,
Suivant sa raideur il vous renvoie tous ses fardeaux!

Car les relations intimes
Sont soumisent au sort qui s'exprime:
Ses coups sont le résultat d'un effort,
Il est à l'image d'un ressort!

cassini
21/09/2005, 11h31
Mes chers amis, quand je mourrai,
Plantez un saule au cimetière.
J'aime son feuillage éploré ;
La pâleur m'en est douce et chère,
Et son ombre sera légère
À la terre où je dormirai.

Un soir, nous étions seuls, j'étais assis près d'elle ;
Elle penchait la tête, et sur son clavecin
Laissait, tout en rêvant, flotter sa blanche main.
Ce n'était qu'un murmure : on eût dit les coups d'aile
D'un zéphyr éloigné glissant sur des roseaux,
Et craignant en passant d'éveiller les oiseaux.
Les tièdes voluptés des nuits mélancoliques
Sortaient autour de nous du calice des fleurs.
Les marronniers du parc et les chênes antiques
Se berçaient doucement sous leurs rameaux en pleurs.
Nous écoutions la nuit ; la croisée entr'ouverte
Laissait venir à nous les parfums du printemps ;
Les vents étaient muets, la plaine était déserte ;
Nous étions seuls, pensifs, et nous avions quinze ans.
Je regardais Lucie. - Elle était pâle et blonde.
Jamais deux yeux plus doux n'ont du ciel le plus pur
Sondé la profondeur et réfléchi l'azur.
Sa beauté m'enivrait ; je n'aimais qu'elle au monde.
Mais je croyais l'aimer comme on aime une soeur,
Tant ce qui venait d'elle était plein de pudeur !
Nous nous tûmes longtemps ; ma main touchait la sienne.
Je regardais rêver son front triste et charmant,
Et je sentais dans l'âme, à chaque mouvement,
Combien peuvent sur nous, pour guérir toute peine,
Ces deux signes jumeaux de paix et de bonheur,
Jeunesse de visage et jeunesse de coeur.
La lune, se levant dans un ciel sans nuage,
D'un long réseau d'argent tout à coup l'inonda.
Elle vit dans mes yeux resplendir son image ;
Son sourire semblait d'un ange : elle chanta.


Fille de la douleur, harmonie ! harmonie !
Langue que pour l'amour inventa le génie !
Qui nous vins d'Italie, et qui lui vins des cieux !
Douce langue du coeur, la seule où la pensée,
Cette vierge craintive et d'une ombre offensée,
Passe en gardant son voile et sans craindre les yeux !
Qui sait ce qu'un enfant peut entendre et peut dire
Dans tes soupirs divins, nés de l'air qu'il respire,
Tristes comme son coeur et doux comme sa voix ?
On surprend un regard, une larme qui coule ;
Le reste est un mystère ignoré de la foule,
Comme celui des flots, de la nuit et des bois !

- Nous étions seuls, pensifs ; je regardais Lucie.
L'écho de sa romance en nous semblait frémir.
Elle appuya sur moi sa tête appesantie.
Sentais-tu dans ton coeur Desdemona gémir,
Pauvre enfant ? Tu pleurais ; sur ta bouche adorée
Tu laissas tristement mes lèvres se poser,
Et ce fut ta douleur qui reçut mon baiser.
Telle je t'embrassai, froide et décolorée,
Telle, deux mois après, tu fus mise au tombeau ;
Telle, ô ma chaste fleur ! tu t'es évanouie.
Ta mort fut un sourire aussi doux que ta vie,
Et tu fus rapportée à Dieu dans ton berceau.

Doux mystère du toit que l'innocence habite,
Chansons, rêves d'amour, rires, propos d'enfant,
Et toi, charme inconnu dont rien ne se défend,
Qui fis hésiter Faust au seuil de Marguerite,
Candeur des premiers jours, qu'êtes-vous devenus ?

Paix profonde à ton âme, enfant ! à ta mémoire !
Adieu ! ta blanche main sur le clavier d'ivoire,
Durant les nuits d'été, ne voltigera plus...

Mes chers amis, quand je mourrai,
Plantez un saule au cimetière.
J'aime son feuillage éploré ;
La pâleur m'en est douce et chère,
Et son ombre sera légère
À la terre où je dormirai.

Alfred de MUSSET

merci Thamilia,Algeriana et moms

zlabiya
21/09/2005, 12h00
salut superman
quelle absence mais justifiée
tant de poèmes
le choix de celui-ci est beau mais triste à la fois
j'espère que tu ne nous annonces pas une mauvaise nouvelle
si je evais planter une saule, je n'attendrai pas ta mort je la planterai avant pour te donner espoir

cassini
21/09/2005, 12h32
je n'attendrai pas ta mort je la planterai avant pour te donner espoir
merci superzlabya, j'en suis persuadé ma chere amie...c'est juste parceque je ne peut profiter du temps avec vous sur FA...au plaisir de te retrouver sur tous les topics

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