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Voir la version complète : Mères porteuses: un marché en plein expansion


morjane
16/09/2005, 13h58
Etre mères porteuses. Oui c’est un marché en plein expansion.
En France, la loi est clair et l’interdit pour autant cela existe, se pratique et est facilité en cela par l'usage de l'Internet.

J’ai choisis ce titre un peu provoc parce que je n’approuve pas ce choix. Etre mère porteuse, c'est porté dans son ventre un enfant qui est destiné à d'autres. Des femmes le font pourtant et parfois sont mères de famille Elles argumentent en se disant que c'est pour aider des parents en mal d’enfants, ce qui est en soit louable et généreux ,bien peu diront que c'est pour des raisons financières, ce qui est humain et compréhensible.

J'ai du mal à envisager cela différament que comme un commerce lucratif.( dans la majorité des cas), dénué de toute considération relationnelle et humaine. Et plus que le coté financier, c’est le coté humain ou ce que jeconsidère comme son absence qui me trouble et me dérage tant. C’est réussir à oublier tout ce qui constitue une maternité et cet attachement qui se crée et cet échange quasi permanent entre son bébé et la maman durant les 9 mois de grossesses.

Etre mères porteuses je trouve que c'es une dématérialisation du corps on se découpe et c’est accepter de servir uniquement d’incubateur et le mot « mères » est de trop.

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Rita a 20 ans, la peau mate et des formes épanouies. Avec sa mère, ses trois petits frères et sa fille de 1 an, elle habite une cité de la banlieue parisienne et vivote grâce à l'allocation de parent isolé. En juin, elle a déposé une annonce sur un site Internet: «Je veux être mère porteuse.»

Une annonce parfaitement illégale. Un arrêt de la Cour de cassation de 1991, puis les lois de bioéthique de 1994 ont proscrit le recours à une mère porteuse au nom de l' «indisponibilité du corps humain». La France ne plaisante pas avec la procréation médicalement assistée (PMA), étroitement corsetée. «Les pouvoirs publics veulent éviter les trafics d'enfants, explique la juriste Françoise Dekeuwer-Défossez, spécialiste du droit de la famille. Or la gestation pour autrui [GPA] est considérée comme de la vente de bébés.» Pour se soustraire à l'interdit, des couples de Français vont chercher une mère porteuse dans les pays qui les autorisent. D'autres, désespérés de devoir patienter deux à trois ans pour un don d'ovocytes, se rendent là où la rémunération des donneuses est acceptée. Quelques-uns violent carrément la loi en recrutant des mères porteuses en France.

Rita est l'une de ces femmes prêtes à louer clandestinement leur ventre. A quel prix? Attablée dans un café du quartier Montparnasse, elle hésite: «A vous de voir. Vous pouvez tout me donner à la fin, si vous préférez.» Elle raconte qu'un couple lui a proposé une misère, 150 euros. «Sur Internet, dit-elle, j'ai vu que c'était entre 15 000 et 20 000 euros.» Elle ajoute qu'elle veut bien porter ce bébé, pas le fabriquer avec ses ovules à elle. «Ce sera votre enfant, pas le mien.»

Des femmes entre 20 et 35 ans
Sarah, elle, propose tout: son utérus et ses ovules. Elle précise qu'elle est VRP, qu'elle a 30 ans et deux enfants à elle. Pourtant, elle aussi vend ses services sur Internet. Et son expérience. En mars dernier, elle a accouché d'un petit garçon, qu'elle avait conçu pour un couple d'homosexuels. «On a loué une chambre d'hôtel et acheté un tube pour recueillir le sperme, ainsi qu'une seringue pour me l'injecter. Ça a marché du premier coup! L'un des pères a reconnu l'enfant, que j'ai, moi, abandonné devant notaire.» Elle se fiche d'être la mère biologique du bambin. «Je ne veux plus en entendre parler.» Coût de sa prestation: 5 000 euros à la première injection de sperme et 10 000 à la naissance. Sarah est décidée à recommencer, toujours par insémination. Pas de fécondation in vitro (FIV) pour elle. «La procédure est lourde, longue, il faut aller en Belgique ou en Angleterre.» Sarah est déjà en pourparlers avec un couple. Mais elle a une copine disposée, elle aussi, à se lancer sur le marché.

Ces femmes qui louent leur utérus ont entre 20 et 35 ans. Certaines travaillent. L'une se présente comme assistante vétérinaire. Une autre, comme institutrice. Presque toutes ont déjà des enfants. Elles veulent aider des couples en mal de bébé, affirment-elles. La plupart tirent sans vergogne sur la corde sentimentale. «Je suis là pour permettre à un couple de connaître la joie d'être parents», écrit Corinne, de Pantin (Seine-Saint-Denis). Valérie, de Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle), renchérit: «Je voudrais offrir à un couple le bonheur que j'ai moi-même avec mes quatre petits.» Idem pour Sophie, d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), et Maryline, du Val-de-Marne.
Quelques-unes sont prêtes à fournir leurs ovules. Les autres souhaitent que l'enfant soit conçu par FIV, avec les ovocytes de la maman commanditaire ou d'une donneuse.
Rares sont celles qui affichent leurs motivations financières. Marie, elle, ose. A 35 ans, cette mère de cinq enfants de 6 mois à 15 ans annonce la couleur sans ciller: «J'ai besoin d'argent de manière urgente. Mon logement est insalubre et je suis en voie d'expulsion.» Depuis qu'elle a déposé son annonce sur un site à la fin de juillet, elle a reçu plusieurs propositions: «Des couples homos, des femmes ménopausées ou privées d'utérus.» Prix estimé pour son utérus et ses ovules: entre 15 000 et 20 000 euros. Elle précise vite qu'elle n'a pas encore choisi. Qui sait, les enchères continueront peut-être à monter…?

Le marché suscite des vocations. Des Belges, des Québécoises et des Suissesses offrent aussi leur ventre à des couples français via la Toile. Pascale, 33 ans, est même en contact avec une Péruvienne de Lima. «Elle me propose d'aller là-bas faire une insémination "à la maison" contre 15 000 euros. J'ai peur de tomber sur un réseau.» Luc se méfie, lui aussi. «Plusieurs mères porteuses péruviennes se présentent sous des noms et sur des sites différents, mais avec les mêmes adresses électroniques.»

Lire la suite : Mères porteuses (http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/famille2/dossier.asp?ida=434942)

zlabiya
16/09/2005, 16h08
bonjour
je crois qu'en Amérique des femmes sont mères porteuses masi le problème est que certaines mères reviennent à leurs décisions et décident de récupérer le bébé une fois qu'il est né et tout espoir de ces parents adotifs s'envolent puis viennent els poursuites judiciaires , le bébé est balloté d'une famille à l'autre
j'approuve ce genre de décision pour les femmes qui n'ont pas la possibilité d'avoir d'enfants mais à la condition que la mère porteuse soit d'accord et que cette mère porteuse n'en profite pas de ces malheureux parents désespérés
de nos jours l'adoptio est difficile, même étant riche, il va falloir attendre sur une liste d'attente
des fois , les mères font appel à la famille proche (soeur, cousine etc..) pour être mère porteuse
ce que je n'accpte pas ce sont les femmes qui mettent aux enchères leur utérus etc.. surtout via internet ou sous autre support médiatique
car ces femmes le font que pour l'argent et rien d'autre
ce qui est dangereux ce'st que ces mères porteuse puissent en profiter de l'argent et garder l'enfant à la suite car cet acté est illégal donc on ne peut pas les suivre en justice

morjane
16/09/2005, 16h38
Bonjour Zlabiya,

Perso je sais que je ne pourrais porter un enfant pour après m'en séparer. Ce serait ressenti comme une amputation, une mutilation, un abandon, une déchirure.
Porter l'enfant pour une autre demande certainement un dépassement que je ne saurais pas faire même pour ma soeur.
Cet article fait suite à de nombreux autres ayant pour thème central : Un enfant à tout prix. Et la question se pose. Je n'ai pas bien sur de solution tant le désir d'enfant est quelque chose d'intime et personnel mais certaines pratiques me heurte plus que d'autre et louer ou vendre son utérus en fait partie.

zlabiya
16/09/2005, 16h48
je te comprends
moi aussi je ne pourrai vendre ou porter un enfant pour une autre
je me mettais à la place de ses femmes qui ne peuvent pas avoir d'enfants
si je ne pouvais pas en avoir un j'aimerai qu'on le porte pour moi
mais tout ce qui est du commerce des enfants, juste pour se faire de l'argent, je suis contre ses femmes qui s'amusent avec leur ventre
elles n'ont aucune étique
mais l'argent ne fait pas réflechir les personnes qui profitent de la détresse des autres et avec intrnet, la publicité est rapide, gratuite et facile mais il est difficle de contrôler toutes ces extravagances
pour ouvrir une parenthèse
j'ai lu sur le net des filles qui mettaient leur virginité aux enchères à travers le net
l'argent rend fou les gens

ernestito
16/09/2005, 17h11
je suis totalement contre ,il ya tellement de bébé abandonné qu'ils n'attendent qu'une adoption ,et ce serait plus simple pour les parents

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