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Voir la version complète : Phénomène du surpoids et de l’obésité en Algérie


nassim
18/09/2005, 00h29
Zohir Bouzid d'El Watan a raison de dire que "Pour beaucoup d’Algériens, l’obésité n’est pas considérée comme une maladie à part entière. Pour certains, être gros, ce n’est pas forcément être en mauvaise santé, mais au contraire en meilleur santé que les autres. Pour d’autres, c’est le signe d’un bon statut social."

En effet, beaucoup de nos compatriotes continuent de penser que "si t'es gros, t'es en bonne santé", et "si t'es maigre, c'est que t'es malade et t'as besoin d'augmenter ta dose quotidienne de sandwich merguez-frites"...

Autant dire que des incompétents se sont succédés au ministère de la santé, incapables de prendre la mesure de la gravité du sujet. Il est temps que celà change avant que l'Algérie ne se transforme en Fatland type USA.

= Phénomène du surpoids et de l’obésité en Algérie : Il faut tirer la sonnette d’alarme =

Confrontée à un manque d’informations, notre société continue dans ces mauvaises habitudes, en consommant les aliments d’une façon anarchique et sans surveillance. Cela va jusqu’à la suralimentation, qui peut entraîner des problèmes de surpoids, et si ce n’est pas soigné à temps, ça peut vite devenir une obésité, qui peut par la suite conduire à des maladies encore plus graves.

Les chiffres alarmants de la seule enquête, réalisée récemment par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière dans les deux wilayas de Sétif et de Mostaganem, montrent que 53% des femmes et 36% des hommes sont atteints de surpoids et d’obésité, et plusieurs médecins nous ont confirmé que l’obésité enfantine est en pleine progression. Selon cette enquête, ce phénomène touche de plus en plus les jeunes. Avant, l’obésité touchait surtout les personnes atteintes de maladie comme le diabète ou encore les gens d’un certains statut social, qui pouvaient se permettre des excès d’alimentation. Maintenant, toutes les couches sociales sont concernées par le phénomène qui prend de l’ampleur. Les changements socioéconomiques ont une part de responsabilité, mais c’est le déficit en information qui est le premier responsable de cette situation critique. C’est en apprenant à nos enfants comment manger en fonction de leurs activités qu’on sauvegardera leur bonne santé.

Ce phénomène est également dû au manque d’activité physique. Si les hommes pratiquent du sport ou jouent au football durant les week-ends, cela reste insuffisant, mais ils sont mieux que les femmes qui, elles, n’en font que très rarement, ou pas du tout. Il est connu que le sport féminin reste sous-développé chez nous. La pratique est souvent l’apanage d’une certaine élite. Or, il n’existe pas de meilleur remède contre l’obésité que le sport qui aide à réguler le taux de sucre dans le sang. L’exercice physique élimine l’accumulation du sucre et le surplus de masse graisseuse qui peuvent causer des problèmes cardio-vasculaires, respiratoires voire même des cancers. Les obèses peuvent avoir des malaises psychologiques dus au « regard » de la société.

Dans les pays occidentaux, où l’obésité est considérée comme une maladie, la prise en charge se fait par les services sociaux. Dans ces pays, pas moins d’un enfant sur trois est obèse. Aux Etats-Unis, où cette maladie est plus répandue, on estime que 80% des personnes âgées de plus de 25 ans souffrent d’excès de poids. Cette proportion n’était que de 71% en 1995, 64% en 1990 et 58% en 1983. Contrairement à l’Algérie, les pays développés ont un budget spécial destiné à la recherche de solutions pour diminuer ce fléau. Chez nous, et en l’absence d’une réelle prise en charge, l’obésité continuera à coexister avec la malnutrition. Mal informés, certains ne feront attention à leur poids qu’une fois le mal fait. Une sensibilisation et une prévention s’imposent.

Par Zohir Bouzid - El Watan

Thirga.ounevdhou
18/09/2005, 12h00
beaucoup de nos compatriotes continuent de penser que "si t'es gros, t'es en bonne santé", Ils (elles) aussi que tu es plus beau (belle) ! c’est uen regle qui ne change pas…et il est vraiment difficile de leut faire changer cette idee.
Seulement, je ne pense pas qu'un jour l'algerie pourra devenir comme les USA? qui sont classés premiers au monde.

irijda
18/09/2005, 13h49
@Thirga.

Pendant très longtemps la personne un peu forte était considérée comme bien portante car son état prouve que cette dernière mange à sa faim dans un contexte caratérisé par une sous-alimentation et une sous-nutrition chroniques.

L'algérie a, en effet, vécu dans des conditions matérielles terribles, du fait des conséquences de la colonisation.

Pour l'annecdote :
Le choix de la future bru( belle-fille) était basé, en partie, sur le "poids" de cette dernière, car il est révélateur de sa capacité à contribuer efficacement à l'accomplissement des innombrables activités domestiques et agricoles.

nassim
18/09/2005, 17h32
Seulement, je ne pense pas qu'un jour l'algerie pourra devenir comme les USA?
Si on ne fait rien, un taux d'obésité proche de celui des USA est tout à fait possible en Algérie. D'ailleurs, Quick annonce son arrivée prochaine en Algérie pour y vendre ses hamburgers...

Il faut aussi noter que l'obésité touche en grande partie les populations pauvres. Aux USA, la plus grande partie des obèses sont issus des classes moyenne et pauvre, qui ont un accès réduit à l'éducation nutritionnelle et aux structures sportives.

nazeha
18/09/2005, 17h56
je pense que l'Algérien a toujours mangé "riche" en tout cas tant qu'il en avait les moyens.

Comme vous l'avez dit, beacoup pensent q'une personne bien portante est une personne en bonne santé

Avant , une femme bien "enveloppée" était un critère de beauté de plus cela signifiait qu'elle appartennait à une famille aisée

Et cette mentalitée est restée!!

Le problème c'est que les conditions de vie d'aujourd'hui ne sont plus les mêmes que celles nos ancetres et le mode de vie des algériens est de plus en plus sédentaire

nassim
18/09/2005, 20h17
Tout à fait nazeha. Il y a d'un côté un aspect culturel, et de l'autre, un manque d'informations sur les risques de l'obésité. C'est là qu'on constate que le ministère de la santé a manqué à sa mission.

Je pense qu'il est nécessaire que le gouvernement algérien encourage les médecins et autres professionnels de la santé à sensibiliser la population, notamment les jeunes.

zlabiya
19/09/2005, 11h52
j'aimerai apporter une autre information concernant l'obésité.
certaines femmes ne sortent pas de la maison ou alors passent leur temps à accueillir des invités ou vont rendre visite à leurs familles etc..
bref,il ny' pas pas assez d'activités proposées pour les femmes au foyer
de plus lorsqu'on reste chez soi, on s'ennuie et on passe notre temps à manger tout et n'importe quoi pour passer le temps
Même si le gouvernement met en garde contre l'obésité, en occident, les médecins soulèvent le problème des enfants qui restent scotchés devant leus consoles vidéo mais aussi affalé devant leur télé à voir les dessins animés ou les feuilletons (pour les femmes)
il est donc difficile pour une femme qui ne sorte pas assez (je parle de celles qui subissent encore la pression de l'éducation d'antan, et ça existe encore) de faire attention à ce qu'elles mangent et faire du sport chez elle ou résister à la bouffe

irijda
19/09/2005, 12h31
Le phénomène de la sédentarité relevé par beaucoup d' intervenants me semble, en effet, une cause déterminante dans la survenue de l'obésité chez certains algériens.

Le plus inquètant c'est le fait que ce surpoids chronique pourrait dans beaucoup de cas engendrer des cas de diabète.

Par ailleurs, l'absence quasi totale de contrôle qualitatif de la composition des produits alimentaires fabriqués localement représente un risque supplèmentaire dans la mesure où certains additifs ( conservateurs, colorants, etc..) ont des effets qui peuvent être à l'origine de l'obésité.

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