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djet 7
20/11/2008, 10h19
Tlemcen - Histoire du long siège de la cité au XVIe siècle


La ville de Sidi Boumediène est assiégée et enserrée par une seconde muraille, attaquée quotidiennement par des engins lourds, des catapultes. La durée et l'intensité de ce siège est un cas unique dans l'histoire de l'humanité. Et les Mérinides finissent par se rendre à cette évidence ; Tlemcen ne capitulera pas en dépit des indicibles souffrances endurées.
Par Rachid Lourdjane
Nous sommes à une époque où toute la force économique et commerciale du monde méditerranéen repose sur l'axe caravanier Transsaharien qui ravitaille en or les opulentes cités du Maghreb et de l'Espagne. Dans cette dynamique d'échanges, Tlemcen se pose comme une place forte. Cet axe routier vital ne perdra de sa vigueur stratégique que deux siècles plus tard, à partir du XVIe siècle avec l'ouverture des voies maritimes sur le nouveau monde quand l'or des Amériques supplantera celui de l'Afrique. Dans ces débuts du XIVe siècle, les cités maghrébines de Fez à Tunis aussi riches qu'elles soient, présentent toutes la même vulnérabilité. Elles fondent leur stabilité du moment sur des coalitions incertaines des tribus soumises de gré ou de force, toujours aux aguets de nouvelles alliances avec une force adverse et en fonction des intérêts du moment. L'ambitieux Youssef Ibn Yacoub, héritier de la dynastie Mérinide, projetait l'écrasement de Tlemcen, seule issue pour reculer les bornes de son empire et s'emparer du monopole sur la route de l'or. Les prétextes à l'affrontement final se cumulaient depuis la chute de Sidjilmassa, reconquise par les Mérinides en septembre 1274. Lors du saccage de la ville, plusieurs membres de la famille de Yaghmoracen ont été tués. Le point culminant du conflit sera marqué par le siège de Tlemcen entre avril 1299 et juillet 1307. Les manouvres du sultan mérinide ont été simples mais efficaces. En 1295, il isole Tlemcen de toutes ses villes satellites. Il livre au pillage Oujda et fait plier à sa cause des tribus, en particulier les Toudjin, les Ouled Slama et les Beni Iltem. L'année suivante, il fait une tentative contre Tlemcen et s'aperçoit, au bout de trois mois, que la prise de la ville n'est pas une entreprise facile. Alors, il décide de relever Oujda de ses ruines pour en faire une place forte, laissant la direction des travaux à l'un de ses frères. A la suite d'une trahison de gouverneur, comme de coutume à cette époque, la ville de Nédroma tombe entre les mains des Mérinides. L'événement survient pendant qu'Othmane Yaghmoracen tentait de reprendre ses anciennes concessions investies par les Mérinides. Les contingents laissés dans Tlemcen n'étaient pas de taille à assurer la défense d'une ville isolée du gros de son armée. Les remparts qui survivent encore de nos jours malgré le saccage des investisseurs immobiliers constituent un excellent bouclier. Et c'est le moment que choisit Youssef Ibn Yacoub pour foncer sur la citadelle. Yaghmoracen apprend la nouvelle à temps. A marche forcée, il arrive sous les murs de la ville à quelques heures devant les premiers détachements mérinides. Sur les remparts, les défenseurs évaluent du regard l'intensité des combats à venir. Nous sommes au deuxième jour du mois de Chaâbane 698 (6 mai 1299). A partir de cette date, Tlemcen passera neuf Ramadhan sous le blocus, sans le moindre secours et sans nouvelle du monde extérieur. Tandis que la ville est coupée du monde, l'armée mérinide occupe tout l'espace du Maghreb central. L'étendard de Youssef Ibn Yacoub flotte désormais sur les principales villes d'Algérie : Oran, Mazouna, Tiaret, Miliana, Cherchell, Ténès, Médéa et toutes les places fortes du Titteri.
ne muraille autour de la ville
Jamais aucune cité au monde n'aura connu une aussi longue solitude. Le sultan mérinide fit construire autour de la ville une ceinture de maçonnerie avec les ouvertures pour laisser passer ses attaquants. Un peu plus loin, il fit bâtir la nouvelle ville d'El Mansourah où il établit ses quartiers. L'historien Ibn Khaldoun qui consacre à cette partie un long chapitre de sa volumineuse Histoire des Berbères nous dit que tout au long de ces huit années de siège, il ne laissera pas passer une seule journée sans ordonner une attaque contre Tlemcen. L'historien a eu accès à des témoins directs. Du ciel tombaient les projectiles lancés par les engins de bombardement incessants. Jamais une population n'a connu une souffrance aussi longue et jamais aucune cité n'aura porté une résistance aussi opiniâtre et le courage physique à un tel niveau de détermination. A la cinquième année du siège, (1304), Othmane Yaghmoracen meurt. L'événement donne à la tragédie de la ville une dimension de gravité exceptionnelle, car l'homme incarnait toute la détermination face à un ennemi résolu à en découdre. Ibn Khaldoun raconte le témoignage de Brahim Abdelli, l'homme qu'il considère comme son professeur. " Othmane, fils de Yaghmoracen, mourut au bain. Il venait d'en éprouver l'influence affaiblissante et, voulant se désaltérer, il se fit apporter une tasse de lait aigre. Il s'endormit et rendit son dernier soupir ". Les gens de la maison ont pensé à un suicide pour éviter le spectacle du blasphème que réservent les Mérinides à sa ville, à la population et à sa famille. La reine qui est la fille du sultan de Tunis fit venir ses deux enfants et ferma toutes les portes du Mechouar. Les Cheikhs réunis en urgence désignent Ibn Ziane, le fils aîné, successeur au trône. Pour marquer l'avènement du nouveau sultan, les Beni Abd El Wad firent une sortie meurtrière contre un ennemi perplexe devant tant de courage et de sens du sacrifice. Cernée depuis cinq ans, Tlemcen prend l'initiative des attaques et les Mérinides commencent à douter de leurs capacités à réduire cette forteresse où les youyous fusent de toutes les maisons ! Mais dans la ville, les souffrances dues notamment aux carences alimentaires se faisaient gravement sentir. Ibn Khaldoun relate des épisodes macabres d'anthropophagie. Il donne les détails précis des prix des denrées alimentaires qui comprennent désormais les animaux de compagnie et les moineaux et les bêtes morts de maladie. On arrache les toitures des maisons pour le bois de chauffe. C'est vraisemblablement au cours de cette funeste période que disparaîtra à jamais un des quatre exemplaires du Coran rédigé par Othman Ibn Affane, troisième Khalife. Ce livre était conservé à Tlemcen depuis juin 1248. Il est passé des mains du khalife Omeyyade de Cordoue à Fez pour finir à Tlemcen. Tandis que la mort plane sur la cité de Sidi Boumediène et la désolation envahit les cours, le sultan mérinide Youssof Ibn Yacoub parvient au sommet de sa gloire. La nouvelle ville de Mansourah devient le nouveau siège des Mérinides. Des ambassadeurs et des négociants de tout le monde musulman y viennent, attirés par la prospérité qui y règne cherchant aussi l'amitié de ce fougueux sultan aux ambitions sans mesure. Il reçoit des délégations de Bougie et de Tunis. Même les souverains d'Egypte et de Syrie reconnaissent sa puissance montante lui envoient de riches présents. En huit ans, la nouvelle ville a pris un essor considérable.

djet 7
20/11/2008, 10h21
Les dames implorent la mort
Voyant venir la fin proche, la garnison des Abd El Wad décide une ultime sortie sur les champs de bataille pour mourir les armes à la main. Ibn Ziane Yaghmoracen conduit personnellement la prière de l'istich'had. En ce mercredi matin de juillet 1307, le sultan appela le gardien des magasins de blé pour évaluer le stock alimentaire. Pas plus de deux jours. Le sultan demanda alors de ne pas divulguer cette nouvelle. Seul Abou Hammou, le frère du sultan en est informé. Pendant les entretiens, une dame du palais se présente à Yaghmoracen avec un message d'une teneur dramatique intense. Les femmes vous disent qu'elles souhaitent la mort pour ne pas tomber dans la honte de la captivité. Abou Hammou ému se tourne vers son frère et lui dit qu'ils n'y avaient pas d'alternative. Il faut les exécuter. Le sultan réfléchit un moment et dit : attendons encore trois jours. Peut-être qu'après tant de malheur, Dieu nous viendra à l'aide. Ce terme passé, dit-il à son frère, tu mettras à exécution cette décision. Abou Hammou voulait, au contraire, en finir sur-le-champ. Mais il respectera la décision de son frère aîné. Dans trois jours, toutes les femmes de noble extraction passeront au fil de l'épée et tout homme valide mourra les armes à la main dans un ultime affrontement. Et après, le sort de Tlemcen sera entre les mains de Dieu. Dans la même journée de mercredi, Mansourah se réveille dans la même ambiance de sérénité. Youssef Ibn Yacoub, couché sur le dos, attendait que sa barbe rougisse par la teinture de henné. Un eunuque nommé Saâda entre dans sa chambre armé d'un poignard. Il se jeta sur le monarque et lui porta plusieurs coups dans l'abdomen. Youssef Ibn Yacoub meurt vidé de son sang. L'attentat aura des répercussions historiques et la fin du calvaire des Tlemceniens.
Une délivrance miraculeuse
Au même moment à Tlemcen, Othmane s'était isolé dans une des chambres du Mechouar. Il est avec Ibn El Hadjaff, l'administrateur des stocks alimentaires. Celui-ci raconte : " Le factionnaire qui était à la porte me fait signe en disant ; Annoncez qu'un messager, venu du camp Mérinide, se tient au seuil du palais. Je ne pus lui répondre que par un geste. Mais le bruit de ce mouvement suffit à faire sursauter le sultan. Je lui dis la nouvelle et fis enter le messager. L'homme s'arrêta devant le prince et lui adressa ces paroles ; Youssof Ibn Yacoub vient de mourir à l'instant même et je vous apporte une communication de la part de son petit-fils, Abou Thabet. Le sultan fit convoquer son frère et les chefs Abdel Oued pour leur faire du message. C'était une de ces faveurs extraordinaires que Dieu accorde quelques fois aux mortels. " La mort soudaine du souverain mérinide le 13 mai 1307 est accueillie comme un miracle. L'événement allait ouvrir la voie à une lutte de succession qui profitera en particulier à la capitale zianide, " perle du Maghreb ". Pour marquer cette mémorable date, la monnaie du royaume portera cette significative mention souvenir ; " Combien est proche le secours de Dieu " (ma akraba fardj Allah). En avril 1308, Bouziane Yaghmoracen obtient des officiers Mérinide la capitulation de toutes les places fortes tombées sous leur contrôle. Toutes les tribus passées à l'ennemi devront fuir vers les zones arides ou accepter le châtiment imposé aux vaincus. Mansourah élevée à la gloire des Mérinides sera rayée de la carte. Seules les ruines du minaret de la mosquée demeurent jusqu'à nos jours comme les témoins d'une ville fantôme qui a vécu le temps d'un épisode de tourmente. Cette guerre a coûté la vie à 120 000 personnes à Tlemcen selon l'historien de la ville Yahya Ibn Khaldoun, frère de l'auteur de L'Histoire des berberes.

marocain88
20/11/2008, 17h35
je ne vois pas de lien avec la prétendue haine entre marocains et algériens.
je pense que le mépris que ressentent les marocains envers les algériens est plus dû a des raisons politiques récentes.

myra21
20/11/2008, 17h47
Tout a fait d'accord avec marocain 88
C'est du a l'affaire du Sahara occidentale et Surtout a ce qui s'est passé en 1994.
D'ailleurs la haine en dehors des Forums en la trouve nulle part ailleurs.
Les Algeriens vont aux mArocs et les Marocains font de mème en venant en Algerie Ils suffit d'allez a Houari Boumèdienne et de regardé les Partants et ceux qui viennent.
Les avions sont pleines à l'aller et aux retours

funky-dziri
20/11/2008, 18h13
Si on remonte dans le passé,on peut rappelé la traitrise du beau-père de Jugurtha:Bocchus qui livra le roi de Numidie aux romains...le khabite!

Bachi
20/11/2008, 18h23
Si on remonte dans le passé,on peut rappelé la traitrise du beau-père de Jugurtha:Bocchus qui livra le roi de Numidie aux romains...le khabite!

Ah oui !?!?!


Je ne m'en rappelle plus...

djet 7
20/11/2008, 18h43
ici ,j'ai voulu evoquer un fait historique ,unique , figurer vous un siege de huit ans ,dans des conditions effoyables ,et meconnu par beaucoup d'algeriens et marocains ,et pour rappeler aussi ,que l'expansionniste territorial du maroc ne date pas d'hier ,et je souligne aussi la resistance heroique des algeriens ,qui preferent mourir que se rendre ,et cela nous prouve aussi qu'il n'ayait eu aucune allegence ,du royaume de tlemcen qui etait la capitale de l'algerie a l'epoque,au royaume cherifien ,hormis le periode almohade et almoravide ou le maghreb etait unifie

djet 7
20/11/2008, 18h59
il ya aussi une legende ,qui dit que apres huit ans de siege ,les silos de de denrees alimentaire ,ont ete epuises ,il ne restait que quelques "kourdias"
lala setti une femme belle inteligente eut une idee geniale, elle demanda audience au roi,et demanda a ce dernier de ramener le meilleur des boeufs qui restaient,de lui donner a manger les derniers kilos d'orge qui restaient,et d'ouvrir la porte de la ville et de lacherle boeuf ,l'idee mise a execution une fois lache le boeuf tomba entre les mains des soldats merinides ,et n'hesiterent pas a le sacrifier ,soudain il furent ebahis losqu'il trouverent sa panse peine d'orge,decourages ils leverent le camps .
Lala setti et un marabout sur une falaise qui domine la ville de tlemcen.

marocain88
20/11/2008, 19h02
Si on remonte dans le passé,on peut rappelé la traitrise du beau-père de Jugurtha:Bocchus qui livra le roi de Numidie aux romains...le khabite!
je pense que l'histoire ancienne n'a pas ou peu de prise sur la mémoire collective des algériens et des marocains.
Je pense (et je dit bien JE PENSE et non pas J'AFFIRME) que les marocains détestent les algériens, car ceux ci leur ressemblent, les marocains aimeraient tant ressembler aux moyen orientaux, qu'ils ressentent comme une tare tout ce qui a trait à l'identité maghrebine: origine berbere, darija, chants, etc... Et donc naturellement ils rejettent encore plus ces algériens qui partagent leur tare et qui les séparent de ce moyen orient fantasmé.
Je pense (et je dit bien JE PENSE et non pas J'AFFIRME) que pour les algériens c'est différent, les algériens apprécient chez les marocains, une certains authenticité perdue, un certain passé avec lequel ils ont rompu a cause de la colonisation. Cependant les algériens fiers de leur liberté, excècrent chez les marocains le baise main solennel dû a la monarchie.
bref les rapports entre marocains et algériens sont complexes.

marocain88
20/11/2008, 19h05
ici ,j'ai voulu evoquer un fait historique ,unique , figurer vous un siege de huit ans ,dans des conditions effoyables ,et meconnu par beaucoup d'algeriens et marocains ,et pour rappeler aussi ,que l'expansionniste territorial du maroc ne date pas d'hier ,et je souligne aussi la resistance heroique des algeriens ,qui preferent mourir que se rendre ,et cela nous prouve aussi qu'il n'ayait eu aucune allegence ,du royaume de tlemcen qui etait la capitale de l'algerie a l'epoque,au royaume cherifien ,hormis le periode almohade et almoravide ou le maghreb etait unifie

votre facon de penser est totalement anachronique.
les tlemceniens ne se sentaient pas plus marocain qu'algérien.
je pense que cette guerre fratricide entre royaume zenete n'a rien a voir avec le nationalisme algérien ou marocain.

djet 7
20/11/2008, 19h10
je pense que l'histoire ancienne n'a pas ou peu de prise sur la mémoire collective des algériens et des marocains


vous faites completement erreur ,s'il ya une chose que nous maghrebin devront connaitre c'est notre histoire ,tout ce que nous connaissons c'est l'histoire officielle,et c'est justement c'est notre memoire collective qui fait defaut,

absente
20/11/2008, 19h11
je rajouterais mème que l'histoire de lala setti et de la femme en question a engendré un mythe pour les femmes stériles ....


bon je re... juste le temps d'analyser vos posts;)

funky-dziri
20/11/2008, 19h12
Salam,


@ marocain88

c'était juste un peu d'histoire pour Bachi qui...ne s'en rappelait plus!
;)

absente
20/11/2008, 19h21
je pense que l'histoire ancienne n'a pas ou peu de prise sur la mémoire collective des algériens et des marocains.
Je pense (et je dit bien JE PENSE et non pas J'AFFIRME) que les marocains détestent les algériens, car ceux ci leur ressemblent, les marocains aimeraient tant ressembler aux moyen orientaux, qu'ils ressentent comme une tare tout ce qui a trait à l'identité maghrebine: origine berbere, darija, chants, etc... Et donc naturellement ils rejettent encore plus ces algériens qui partagent leur tare et qui les séparent de ce moyen orient fantasmé.
Je pense (et je dit bien JE PENSE et non pas J'AFFIRME) que pour les algériens c'est différent, les algériens apprécient chez les marocains, une certains authenticité perdue, un certain passé avec lequel ils ont rompu a cause de la colonisation. Cependant les algériens fiers de leur liberté, excècrent chez les marocains le baise main solennel dû a la monarchie.
bref les rapports entre marocains et algériens sont complexes.
j'ai pas compris pourquoi "soit disant" les marocains détestent les algeriens enfin pourquoi il rejettent ces algeriens qui partagent leur tare donc ce défaut d'etre natif d'une identité maghrébine???

tu dis les algeriens apprécient chez les marocaines une part d'authenticité???????!!!!!!!!!
je ne vois pas ce qui a d'authentique au maroc mis a part cette monarchie et la musique marocaine qui a hamdoulilah subsisté et certains sites notamment a fès....

en fin de compte t'as envie de dire tout simplement qu'une jalousie sévit entre ces deux pays du maghreb?? ou je me trompe???



ps: merci moul topic pour ce rappel;)

djet 7
20/11/2008, 19h30
ya pas de quoi abaya! je voudrais rajouter que les relations entre voisins ,sont plutot pationelles et typiquement berbers ,un melange d'amour et de haine
enfin c'est la pure mentalite berbere ,on se concurence, on s'epie ,et on n'accepte pas meilleur que soi et ca a ete ainsi depuis la nuit des temps.
par exemple le maroc voit d'un oeil fort envieux ,les richesses et la puissance d'un pays plus "jeune" que lui l'empire seculaire ,c'est frustrant.

absente
20/11/2008, 19h40
je répondrais a ton idée plus tard inch'alah parce que ca engendrera un débat et je dois y go;)


mais je suis plus ou moins d'ac avec toi:)


aaslama;)

Harrachi78
21/11/2008, 01h02
Je trouve le parallèle aussi anachronique qu'absurde.

Les innombrables gueguerres entre Merinides et Zianides étaient des conflits de dynasties heritieres du defunt pouvoir almohade, et qui ne peuvent en aucun cas etre assimiles a des problemes politiques ou "nationaux" actuels.

Ainsi, les gens de l'epoque pouvaient autant se retrouver au service les uns ou les autres, selon les aleas de leurs vies respectives, sans qu'il s'agisse d'une quelconque trahison une nation, pour la simple raison qu'a l'epoque, le pouvoir d'une dynastie ne se confondait pas avec le principe d'une nation. Ainsi, que les Merinides ne seraient pas plus "marocains" au sens moderne du terme que les Zianides des "algeriens".

oceon
21/11/2008, 01h56
le beau-père de Jugurtha été marocain ?? comment on peut évoluer avec des pensées comme ca ya rabi ?mon dieu , moi je trouve pas les mot...c'est comme cette histoire de zawia tijania a ce qu'elle est marocaine ou algerienne ? ce tijani, il s'en tape carrément de nos problemes d'aujourd'hui ..on a deja pourri notre présent..donc , laisser l'histoire loin de nos problemes politiques ...

djet 7
21/11/2008, 10h25
harrachi

je voulais dire que la rivalite entre les freres enemis ne date pas d'hier ,en bonne mentalite berbere ,
on a constat dans le passe ,des gerres entre tribus ,pour des causes futiles
soi a cause de paturage ,ou autre .

Harrachi78
21/11/2008, 11h59
Oui mais entre ce que tu dis la et ce que tu écrivais plus haut il y'a une différence, et de taille

Serait-il possible, par exemple, de faire un lien aussi direct entre la lutte quasi séculaire qui a oppose les 'Abdelwadides de Tlemcen aux tribus Maghrawas du Chelif au 13e siecle a l'affrontement qui eut lieu a l'indépendance de l'Algérie entre le "groupe de Oujda" et certaines Wilayas de l'ALN ?!

Et bien, si un tel parallele te parait absurde, celui qui lie la lutte entre Merinides et Abdelwadides du 12e siecle aux problemes algeros-marocains du 21e le serait autant, au dela de toute autre "similitude" qui pourait paraitre a premiere vue.

djet 7
21/11/2008, 12h40
les coalitions incertaines des tribus soumises de gré ou de force, toujours aux aguets de nouvelles alliances avec une force adverse et en fonction des intérêts du moment.
ce crois que c'etait la cause principale
et ne me demande pas aussi de faire le parallele entre la lutte de l'emir abdelkader et du dey de constantine par exemple,pour etre franc les algeriens ne se sont jamais entendu et l'esprit tribal et regionale sont toujours d'actualite ,et c'est la grande tare de l'algerie

djet 7
21/11/2008, 14h46
j'ajoute aussi que le groupe d'oujda ,ne sont que des epouvantails,ceux qui detiennent le vrai pouvoir en algerie ,cest les militaires et a leur tete un kabyle

Bachi
21/11/2008, 15h33
Je pense (et je dit bien JE PENSE et non pas J'AFFIRME) que les marocains détestent les algériens, car ceux ci leur ressemblent, les marocains aimeraient tant ressembler aux moyen orientaux, qu'ils ressentent comme une tare tout ce qui a trait à l'identité maghrebine: origine berbere, darija, chants, etc... Et donc naturellement ils rejettent encore plus ces algériens qui partagent leur tare et qui les séparent de ce moyen orient fantasmé.

hahahaha
Tu m'en apprends, cher ami...
Je ne savais pas du tout que le Marocain était attiré par la civilisation moyen Orientale.
Je crois que les Algériens détestent beaucoup le type moyen oriental. Les Syriens, les Iraki, les Egyptiens qui étaient venus nous enseigner l'arabe, on leur trouvait toutes sortes de tares: fades, insipides, gros, moches etc...

riad020
21/11/2008, 18h23
C est vrai Bachi,les marocains n ont rien de commun avec les orientaux.
Dire que les marocains aiment tant ressembler aux irakiens ,syriens ou plestiniens... et que les algeriens nous envient pour cela ou pour notre authenticité ,est une grande bourde et mensonge grossier.

Je préfére 1000 fois un algerien grincheux et vaniteux qui va me ressasser à la figure le principe du droit des peuples à disposer d'eux meme ou que le souhait pefide des marocains par l ouverture des frontieres commune est tant d inonder le marché algerien par la drogue que de benificier des produits algeriens de 1 ere necessité largement subventionnés.

marocain88
21/11/2008, 18h39
ce n'était qu'une pensée et non pas une affirmation ou un raisonnement.
je suis agréablement surpris que mes co-sujets (je sais pas si on dit ca comme cela) ne se reconnaissent pas dans le portrait peu reluisant que j'ai eu d'eux.

Bachi
21/11/2008, 19h19
J'avais bien compris, M88...

Je suis allé très souvent au Maroc, de l'Est à l'ouest, du Nord au Sud...
J'ai même été harag dès l'âge de 15 ans dans la région d'oujda et du Nador.
Je n'ai jamais, au grand jamais, ressenti la moindre antipathie à mon égard.
A Montrréal, mes meilleurs amis et collègues sont Marocains.
Pour dire que tout ce mépris, ces protestations d'inimités, voire ces interpellations haineuses, dont regorge le Net entre Marocains et Algériens, c'est de l'artificiel.

Merinide2009
21/11/2008, 19h22
Tlemcen est unique en algérie et appartient à l'aire marocaine (langue, culture, gastronomie), c'est une ville dont les monuments ont été construit par les merinides de fes et les almoravides de marrakech. les habitants de la region de tlemcen se sentent chez eux au maroc, annaba bejaya c'est un autre bled pour eux. J'ajoute que l'émir abdelkader menaient ses prieres sous la baniere de moulay abderahmane (souverain alaouite de fes). Malheureusement la france a inculqué la haine en algerie et a brisé le maghreb en fabriquant cette contrée qu'on appelle algerie.

djet 7
21/11/2008, 20h01
MERNIDE,si t'es venu pour polemiquer c'est pas le bon endroit,tes compatriotes ici ,sont plus eduques que toi

iwamachngoulek
21/11/2008, 20h20
merinide t'a la rage hein?

vive l'algérie!!!!!!!!!!!!!!


ps: tlemcen etait un royaume a part entiere qui englobait l'ouest algérien


au maroc actuel il y avait plusieurs royaumes donc, tous devraient etre independant? ou alors ils doivent etre rallié a l'algérie non?

Merinide2009
21/11/2008, 20h20
je n'insulte et n'offense personne, l'histoire est claire et lisible. Quand a toi soi digne d'abdelkader qui dés le danger venu a foncé a fes voir ses freres.

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