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Voir la version complète : La cueillette des olives a démarré en Basse Kabylie.


djoudjou47
24/11/2008, 06h14
bonjour tous le monde !!
Considéré comme une richesse régionale importante, l’olivier bénéficie d’une politique plus accrue.

La campagne pour la cueillette des olives a démarré en basse Kabylie. Appréhendée au départ en raison du mauvais temps, cet événement annuel, qui ressemble à une véritable fête, se déroule présentement dans les meilleures conditions.
Le soleil étant au rendez-vous, les champs sont envahis par les paysans dont certains sont venus de loin pour l’occasion. Comment cela pouvait-il en être autrement lorsqu’on connaît le coût du litre de l’huile d’olive? Cette occasion sera non seulement celle du ramassage mais aussi celle de s’enquérir de la situation du patrimoine oléicole de la wilaya de Béjaïa. Les oliviers vieillissants sont alors entretenus par ces coupes salvatrices.
La taille permet de retrouver l’olivier plus productif l’année suivante. Plus soucieux de l’arbre et surtout de son rendement, les paysans en prennent soin par des techniques tout aussi ancestrales que l’arbre lui-même. Cet héritage, entretenu au fil du temps, n’a point connu de changement aussi bien dans la forme que dans la méthode. La cueillette se fait à la main. On a de moins en moins recours au gaulage comme cela se faisait par le passé, de peur de blesser l’arbre, avec en conséquence des séquelles qui se traduisent souvent par un rendement faible. 50.584 ha de superficie agricole de la wilaya de Béjaïa sont occupés par l’olivier avec ses dizaines de variétés dont la plus prisée reste celle des montagnes. Selon les statistiques de la direction de l’agriculture, les variétés se répartissent comme suit: le chemlal 45 hectares, lemli 20 hectares, azeradj 15 hectares, tabelout 8 hectares, takesrit 8 hectares et bouchouk 4 hectares. 1386 hectares relèvent des nouvelles plantations. 142.000 unités de confection de cuvettes, 98.061 unités de greffage et 36 équipements d’huilerie ainsi que 2794 filets de récolte d’olives sont entre autres mesures caractérisant cette nouvelle saison de cueillette des olives. Elles ont été prises aux fins de développer cette filière notamment, par l’augmentation et l’amélioration du potentiel oléicole existant ainsi que l’augmentation des capacités de trituration. 15 millions de litres, soit le double de la production enregistrée durant la campagne précédente évaluée à 7,5 millions de litres, sont attendus cette année. Considérée comme une richesse régionale importante, l’olivier bénéficie d’une politique plus accrue. Il s’agit d’actions visant l’amélioration des conditions de vie des ménages ciblés, la préservation et la protection du patrimoine, la réhabilitation de certains métiers et leur développement, et enfin l’incitation au retour des populations et leur fixation en milieu rural. La récolte abondante attendue cette année, induira à coup sûr une baisse du prix du litre de l’huile d’olive. C’est l’espoir qui anime à présent les familles qui n’en possèdent pas et qui s’alimentent à partir d’un marché fluctuant au gré des récoltes. Le faible rendement enregistré l’année dernière, a fait grimper les prix au plus haut. Le litre de l’huile d’olives était cédé entre 350 et 450 dinars selon la qualité et la provenance.

Arezki SLIMANI
in l'expression

absent
24/11/2008, 06h25
La récolte s'annonce sous de bons auspices

Il y aura, cette année, de la belle olive et de la bonne huile, se réjouissent les producteurs et les professionnels pour qui la récolte 2008 compterait parmi les meilleures de ces dix dernières années, et ce grâce surtout à des pluies abondantes et précoces .
En Kabylie, immense oliveraie s'il en est, les arbres ploient jusqu'au sol sous le poids de fruits généreusement abreuvés par les précipitations des mois de septembre et d'octobre, contrairement à l'année précédente où les oliviers paraissaient tristement chétifs et désespérément dégarnis. Les premières cueillettes ont commencé dans certaines régions et les propriétaires d'huileries, modernes ou traditionnelles, s'activent à remettre en marche leurs machines laissées au repos pendant la période de disette. Selon les prévisions, les premières quantités d'huile "cuvée 2008" devraient être mises sur le marché vers la fin du mois de novembre en cours. L'Algérie fait partie des principaux pays méditerranéens dont le climat est des plus propices à la culture de l'olivier. Elle se positionne après l'Espagne, l'Italie, la Grèce et la Tunisie qui sont, par ordre d'importance, les plus gros producteurs d'huile d'olive. En Algérie, les superficies occupées par l'olivier sont de l'ordre de 281 000 ha auxquels il faut ajouter 110 000 ha qui doivent entrer progressivement en production à partir de 2007 pour s'étaler sur trois ans. En plus des pluies, l'alternance naturelle de l'olivier qui fait que cet arbre robuste et résistant se montre fécond une année sur deux, explique aussi les perspectives de bonne récolte pour cette année et la baisse des prix qui, normalement, en découle. A M'chedallah (Bouira), les oliviers s'étendent à perte de vue, du moins là où la terre et le climat fournissent les conditions exceptionnelles à l'épanouissement de cet arbre béni et presque sacré. Dans bien d'autres régions d'Algérie où la terre est très riche et les taux d'humidité convenables, un olivier bien taillé peut produire jusqu'à 100 litres d'huile. C'est le cas par exemple de Jijel, de la vallée de la Soummam ou encore de Sig dans l'Ouest, à en croire les connaisseurs. C'est que l'arbre, parfois millénaire, se montre très résistant au froid mais demande un minimum d'entretien, c'est-à-dire au moins une taille après chaque récolte, à condition que celle-ci soit effectivement faite, ce qui n'est pas toujours le cas, hélas. Pourtant, la valorisation de cet oléagineux et l'extension de sa consommation à quasiment toutes les couches de la population ces dernières années, combinées aux nombreuses facilités accordées dans le cadre des programmes publics de mise en valeur des terres, ont fait apparaître un retour palpable au travail de la terre et de l'oléiculture en particulier, soulignent des exploitants.Ils font valoir que la cueillette des olives, quoique figurant parmi les tâches les plus pénibles qui soient, connaît un regain d'intérêt en Kabylie, où les citoyens sans terre proposent volontiers leurs services en contrepartie de la moitié de la récolte, selon des traditions commerciales bien établies dans cette région du pays. C'est du 50-50 entre le propriétaire et le traiteur. Une fois rassemblée, la récolte prend le chemin des pressoirs locaux, dans l'ensemble modernes et bien équipés.Et là encore, on peut s'acquitter soit en espèces soit en nature pour la pression des fruits et le tarif est souvent au dixième: Pour une production de 1000 litres d'huile, soit le rendement moyen par hectare, on laissera sur place 100 litres à l'exploitant. Reste l'éternelle bonne question que se pose invariablement tous les amateurs de bonne huile: comment reconnaître l'huile d'olive authentique de celle que des revendeurs peu scrupuleux s'emploient chaque année à la mélanger à de l'huile ordinaire? Selon les plus avertis, outre la nécessité de s'adresser au commerçant le plus fiable possible, il existerait des méthodes "simples mais infaillibles" dont celle qui consiste à placer une tasse d'huile d'olive dans le réfrigérateur et attendre le résultat. Si elle se solidifie pour ressembler à du beurre, c'est la vraie, mais si au contraire s'en dégagent une partie solide et une partie liquide c'est que le produit résulte d'un mélange douteux. Pour rester dans le chapitre de la qualité, la meilleure huile d'Algérie sortirait de la région montagneuse de Jijel, selon ceux qui prétendent pouvoir la boire "au goulot" et en ressentir instantanément les bienfaits sur l'organisme. Pour d'autres, l'huile de M'sila "a un goût exceptionnel et ne ressemblant à nul autre pareil". A en croire d'autres encore, la palme de la saveur authentique de l'huile d'olive est à octroyer aux régions de Tazmalt ou de Chorfa, dans le Djurdjura. Et chacun y va de ses arguments pour vanter le produit local. Mais qu'importe, l'huile d'olive reste l'huile d'olive et la bonne nouvelle est que l'olivier, longtemps confiné dans le nord du pays, peut être cultivé plus au sud comme à M'sila, et même à El Oued où les premières expérimentations se sont avérées concluantes. aroles de vieux routiers du métier : Il reste aux plus jeunes d'accepter de travailler dur pour que l'olivier reprenne la place qui était la sienne et que l'huile d'olive regarnisse nos tables avec toujours plus de goût et de saveur.
Dalila B.

momo.05
24/11/2008, 10h32
contente de te lire djoudjou!;)

je les sens d'ici tes olives.....................;) que du bonheur!

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