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Voir la version complète : La carte du racisme britannique


lilha
25/11/2008, 13h41
Publiée sur un site web la semaine dernière, la liste des adhérents au British National Party (BNP), passionne depuis outre-Manche, où l'on analyse sous tous les angles le profil des militants du Front National britannique et leur répartition sur le territoire.

Une liste qui fait parler Noms, prénoms, adresses, numéros de téléphone, e-mails, et même des informations personnelles, professionnelles ou biographiques, tout y est. Les 12 801 citoyens qui adhèrent, ou ont adhéré, au BNP n'ont plus de secrets pour personne. Retiré aussi vite qu'il a été diffusé, le document a eu le temps de faire son œuvre. Car s'il n'est plus disponible sur le net, nombreux sont ceux qui l'ont copié sur leur bureau et peuvent le consulter à loisir. Le grand jeu étant notamment de découvrir si un de ses voisins y figure, ou d'en savoir plus sur le profil des (potentiels) électeurs d'extrême droite du Royaume-Uni.Les journalistes anglais ayant décortiqué la liste ont ainsi pu noter que BNP n'était pas le plus implanté dans les zones à forte population immigrée. "5% des membres du BNP vivent dans des zones à forte populations asiatiques, et 2% dans des zones où l'on retrouve des grosses communautés afro-caribéennes", remarque par exemple Jon Henley du Guardian, tandis qu'environ "18% des sympathisants viennent de zones traditionnellement ouvrières et blanches". Géographiquement, c'est le conté du Lancashire qui remporte la palme, avec 861 noms sur la liste. Juste devant le West Yorkshire (858).Moins ludique, il ressort de la liste que certains adhérents travaillent dans la police ou comme gardien de prison, ce qui est proscrit par la loi. Les enseignants et les militaires ne souffrent pas d'une telle interdiction mais risquent peut-être d'avoir des soucis avec leur hiérarchie, comme d'autres corps de métier problématiques (avocats, scientifiques, etc...). Le chef du parti Nick Griffin, qui a reconnu que cette liste était "globalement vraie", s'est lui félicité que cette variété démontre que le supporter type du BNP n'était pas "un plouc skinhead".

A quand la liste des militants d'extrême droite français balancée par une taupe du FN ?

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