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jawzia
02/12/2008, 20h23
Cafouillage franco-tchèque autour d'un dialogue à huis clos
LE MONDE | 29.11.08 |

Les fragiles relations franco-tchèques n'avaient pas besoin de cela : la publication d'un dialogue qui aurait eu lieu lors de la rencontre du 31 octobre, à l'Elysée, entre Nicolas Sarkozy et le premier ministre tchèque, Mirek Topolanek... avec le franc-parler qu'autorise un déjeuner à huis clos.

Jeudi 27 novembre, l'hebdomadaire tchèque Reflex a publié ce qu'il présente comme une "transcription" de la conversation, transmise par un "diplomate haut placé". La page de garde est en fac-similé, avec papier à en-tête de l'ambassade tchèque à Paris. Le directeur de la rédaction prévient : "Vous allez avoir l'impression que la délégation tchèque a négocié avec le représentant d'une civilisation extra-terrestre."

L'extra-terrestre en question, Nicolas Sarkozy, tente de convaincre son hôte de concéder à la France la coprésidence de l'Union pour la Méditerranée (UPM) au-delà de la présidence de l'Union européenne : "Tu sais ce que c'est d'être seul contre tous les Arabes ? De les avoir au téléphone ? Ils sont terribles, je te jure. (...) Le président algérien Bouteflika, le Tunisien, le roi marocain, la Libye, Israël. Un travail fou." Mirek Topolanek ne le contredit pas : "L'Union pour la Méditerranée est ton enfant (...). Et sans l'apport français, ce bébé ne survivra pas."

M. Topolanek avait été convié à l'Elysée sur fond de tensions : Paris s'inquiétait de savoir si l'euroscepticisme du président Vaclav Klaus n'allait pas peser sur la présidence tchèque de l'Europe ; Prague n'avait pas apprécié la suggestion de Nicolas Sarkozy de présider provisoirement la zone euro et de copiloter l'UPM.

"INCIDENT CLOS"

M. Topolanek nous avait indiqué, à sa sortie de l'Elysée, être "très satisfait" du déjeuner. Et approuver la présence de la France à la tête de l'UPM, "le bébé de Nicolas Sarkozy", en échange de l'appui de Paris à un projet de sommet sur l'Europe orientale où Prague serait habilitée à jouer un rôle prépondérant. "Le résultat de notre déjeuner est gagnant-gagnant", nous avait dit M. Topolanek. La "transcription" fait état de ce "marchandage".

Douze personnes participaient à ce déjeuner, six Tchèques et six Français. Des deux côtés, on assure que le texte est une invention. Le chef de la diplomatie tchèque, Karel Schwarzenberg, a présenté ses "excuses" à la France "pour cet incident inacceptable, et pour le fait qu'un texte aussi trompeur soit apparu". A l'Elysée, on considère "l'incident clos". Mais le président Klaus en a immédiatement profité pour railler la "camaraderie" européenne de son premier ministre, adversaire politique.

Marion Van Renterghem

diabolo005
02/12/2008, 20h28
Ils sont terribles, je te jure. (...) Le président algérien Bouteflika, le Tunisien, le roi marocain, la Libye, Israël. Un travail fou."

j'allais poster cet article hier ; mais j'étais au boulot.
C'est une façon de nous dire qu' il nous aime bien, Sarko

Geass
02/12/2008, 20h32
Je ne vois pas ce qu'il ya de mal dans ce qu'il a dit. C'est la pure vérité. Concilier les avis de tous les arabes est très difficiles donc terrible.

DZone
02/12/2008, 22h19
"Tu sais ce que c'est d'être seul contre tous les Arabes
Des deux côtés, on assure que le texte est une invention. Le chef de la diplomatie tchèque, Karel Schwarzenberg, a présenté ses "excuses" à la France "pour cet incident inacceptable, et pour le fait qu'un texte aussi trompeur soit apparu". A l'Elysée, on considère "l'incident clos".
Je ne suis pas étonné par ce texte ; Sarkozy a toujours parlé des Arabes avec mépris , et si l'Elysée considère "l'incident clos" , c'est que la "transcription" de cette conversation n'est pas le fruit de l'imagination des journalistes tchèques mais que cette conversation a bien eu lieu d'où l'empressement des Français à l'étouffer.

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