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07/12/2008, 15h48
STOCKHOLM - Seules les leçons tirées du passé, de la crise des années 30 ou de crises économiques plus récentes, peuvent permettre d'éviter une nouvelle grande dépression, a estimé dimanche le lauréat 2008 du prix Nobel d'économie Paul Krugman.

"Le fait que nous ayons connu une grande crise et que des analyses économiques aient été faites sur la manière dont elle est arrivée peut nous laisser espérer que nous éviterons la répétition", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Stockholm où il participe aux cérémonies de remise des prix Nobel.

M. Krugman, favorable à une politique de dépenses publiques pour des projets d'infrastructures et de travaux publics afin de revitaliser l'économie américaine, a également suggéré à Washington de tirer les leçons de la grave crise économique du Japon des années 90.

"Je pense que nous devrions être reconnaissants aux Japonais de (...) nous avoir fait prendre conscience que ce genre de chose peut arriver et quelles politiques fonctionnent ou ne fonctionnent pas", a-t-il ajouté.

Il a estimé que "l'expérience du Japon des années 90" montre qu'une politique de dépenses publiques peut considérablement alléger les pressions sur l'économie même si elle ne saurait constituer "un remède permanent".

Le célèbre chroniqueur du New York Times, récompensé pour ses travaux sur le libre-échange et la mondialisation, s'est par ailleurs félicité du choix du président américain élu Barack Obama de nommer Timothy Geithner, 47 ans, comme secrétaire au Trésor.

C'est un homme "très intelligent, très ouvert", a-t-il dit soulignant que M. Geithner avait compris, bien avant les autres, la vulnérabilité du système financier.

"Il fait face à un travail extrêmement décourageant. (...) Le rythme auquel les choses empirent est très rapide", a-t-il toutefois relevé.

Il a en outre fait part de son scepticisme sur le renflouement des constructeurs automobiles américain.

Il y a "un manque de volonté d'accepter (la responsabilité) d'un large secteur industriel... au milieu d'une très très grave récession", a-t-il dit, estimant que "ces entreprises allaient probablement disparaître".

Paul Krugman recevra mercredi des mains du roi son prestigieux prix: une médaille, un diplôme ainsi qu'un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (929.000 euros).

(©AFP / 07 décembre 2008 14h11)

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