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Voir la version complète : Investissements:Les IDE marocains à l'étranger en évolution


walid85
07/12/2008, 18h29
La grande opération qui a permis à Attijariwafa bank de renforcer sa présence sur le continent africain en y acquérant d'un seul coup 5 banques remet au-devant de la scène l'importance des investissements marocains dans ce continent nets à l'étranger en général.En effet, si on a l'habitude de parler du Maroc comme l'une des destinations privilégiées de l'investissement en Afrique, son statut d'émetteur d'investissements directs, en particulier vers l'Afrique n'est pas assez mis en évidence. En effet, le Royaume qui a opté d'une manière relativement précoce pour une ouverture accrue sur l'économie mondiale et sa libéralisation progressive des mouvements de capitaux, se positionne, depuis un certain temps comme une source d'émission d'investissements directs, en particulier vers l'Afrique.
Ce constat montre, selon le ministère des Finances, la conscience grandissante chez les grandes entreprises marocaines des avantages de l'internationalisation de leur investissement à l'étranger, que ce soit en termes de coût ou de positionnement à l'international. Certes, l'intérêt de ces entreprises pour l'Afrique n'est pas récent.

Mais, c'est essentiellement à partir de l'année 2005, fait-on savoir, que les investissements marocains à l'étranger se sont accélérés, passant de 661,5 millions de dirhams à 3,9 et 5,1 milliards de dirhams respectivement en 2006 et 2007. Le Maroc est même devenu, selon la CNUCED, le 2e pays africain en 2006 émetteur d'investissements après l'Afrique du Sud (6,6 milliards de dollars), et le 5e dans la région MENA, après le Kuweit (7,9 milliards de dollars), les Emirats Arabes Unis (2,3 milliards de dollars), Bahreïn (980 millions de dollars) et l'Arabie Saoudite (753 millions de dollars). Comme on peut s'attendre, les IDE marocains profitent en grande partie à l'Afrique. La répartition par pays de destination fait ressortir que la France représente 22% du total, suite à l'implantation de filiales et succursales des banques marocaines dans ce pays, ainsi que par les investissements effectués par les organismes financiers et les holdings.

La zone franche et offshore de Tanger occupe la 2e position, avec 21,9% du total, suivie du Burkina Faso (21,5%). Vient ensuite, en 4e rang, l'Egypte (11%) qui est 2e pays africain accueillant les IDE marocains, grâce notamment aux investissements réalisés dans le secteur cimentier par Lafarge avec le groupe grec TITAN. L'Espagne et la Belgique sont au 5e et 6e rangs respectivement.
La répartition sectorielle des IDE marocains montre la prédominance de cinq secteurs (97% du total) : les banques et organismes financiers, les télécommunications, la cimenterie, les mines et le transport.En ce qui concerne les banques et organismes financiers, c'est Attijariwafa bank et BMCE Bank qui sont les premiers groupes à avoir opéré leur expansion à l'international,
en particulier vers le marché africain. Déjà bien représentée en Afrique (en Tunisie, au Sénégal avec rachat de 66,67% du capital de la banque sénégalo-tunisienne BST, ainsi qu'au Mali avec l'acquisition de 51% des actions de la Banque internationale du Mali pour près de 60 millions d'euros), Attijariwafa bank vient de renforcer sa présence dans le continent.En effet, en vertu de cette convention signée récemment avec le Crédit Agricole français, la première banque du Royaume devient acquéreur d'un réseau de 5 banques de détail détenu par le Crédit Agricole SA en Afrique pour un montant global de 250 millions d'euros, soit 2,8 milliards de DH. Il s'agit du crédit du Congo (81% du capital), de la Société ivoirienne de banque (51% du capital), de la Société camerounaise de banque (65% du capital), de l'Union gabonaise de banque (59% du capital) et du Crédit du Sénégal (95% du capital).
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Pays et secteurs divers

BMCE Bank, quant à elle, a été la première banque marocaine à investir à l'étranger. Elle est présente en Europe, en Asie, ainsi que dans une dizaine de pays africains. Les principales sociétés financières marocaines intervenant à l'étranger sont la CDG, à travers sa filiale FIPAR holding qui détient 10% dans le Club Med et 5% du capital de la société allemande ‘‘Touristic Union International'' et l'ONA, par le biais de ses deux filiales ‘‘Lesieur Cristal'' qui détient 36% dans le capital de la société tunisienne ‘‘la Raffinerie Africaine'' et la compagnie ‘‘Optorg'' qui a créé une joint-venture avec la société sud-africaine ‘‘Barloword Equipment''. Les télécommunications occupent 25% de l'encours global des IDE sortants. Maroc Telecom est actionnaire majoritaire de l'opérateur mauritanien ‘‘Mauritel'' et détient 51% du capital de l'opérateur burkinabais ONATEL. Il déteint également, depuis février 2007, 51% du capital de «Gabon Telecom».

Le secteur des holdings occupe la 3e position. C'est notamment le cas du groupe Ynna holding, dont les activités sont multiples en Tunisie, en Côte d'Ivoire, en Egypte et au Moyen Orient. Ce groupe devrait investir dans d'autres pays africains comme le Mali, le Gabon et la Guinée équatoriale. Il est ainsi également de la cimenterie (Lafarge en Egypte), du secteur minier et de l'énergie (l'ONA, à travers sa filiale minière ‘‘Managem'', détient plusieurs gisements de minerais en Afrique).
L'ONE a remporté un projet d'électrification durant 25 ans des zones rurales au nord du Sénégal. L'OCP a noué des partenariats et des joint-ventures avec la Belgique, l'Allemagne, l'Inde, le Pakistan et le Brésil (participation dans la société Prayon en Belgique qui dispose de 2 unités de production de produits phosphatés, partenariat avec Prayon et Chemische Fabrick Budenheimi d'Allemagne, Tata Chemicals (Inde) donnant naissance à Imacis pour l'exportation de la totalité de la production d'Imacid d'acide phosphorique…). Du reste, on peut citer également Royal Air et Comanav au Sénégal, les infrastructures (groupe CCGT en Guinée et au Sénégal), l'ONEP au Cameroun.

Bennis
07/12/2008, 19h41
Le Maroc est même devenu, selon la CNUCED, le 2e pays africain en 2006 émetteur d'investissements après l'Afrique du Sud (6,6 milliards de dollars), et le 5e dans la région MENA, après le Kuweit (7,9 milliards de dollars), les Emirats Arabes Unis (2,3 milliards de dollars), Bahreïn (980 millions de dollars) et l'Arabie Saoudite (753 millions de dollars).
c'est egalement le cas en 2007

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