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DZone
08/12/2008, 10h26
La chef du département fédéral de l’économie suisse à Alger: l’accord de libre-échange algéro-suisse au menu


Sur invitation du ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, Hamid Temmar, la conseillère fédérale et chef du département fédéral de l’Economie suisse, Mme Doris Leuthard, est en Algérie depuis hier pour la signature d’un accord de libre-échange.

Au menu de cette visite de travail de deux jours des entretiens avec le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et les ministres de l’Industrie et de la Promotion des investissements, Hamid Temmar, des Finances, Karim Djoudi, et du Commerce, El Hachemi Djaaboub. L’objectif de cette visite est de faire aboutir l’accord de libre-échange entre l’Algérie et l’Association européenne de libre-échange (AELE).

Pour rappel, les négociations sur ce dossier ont été entamées l’année dernière et le 4ème round a eu lieu au début du mois d’octobre dernier à Genève, lors duquel un accord aurait dû être signé. Mais la Suisse et ses partenaires de l’AELE affichent leur confiance quant à sa conclusion.

L’Algérie et la Suisse ambitionnent de renforcer les relations bilatérales notamment dans le domaine économique. Car, malgré sa première place comme partenaire de l’Algérie au sein de l’AELE, la Suisse est classée au 15ème rang mondial des exportateurs vers l’Algérie, après l’Union européenne, en tête de liste, suivie de la Chine et des Etats-Unis. Il faut savoir que les biens suisses ne représentaient l’an dernier que 0,8% des importations algériennes. L’Algérie est le troisième fournisseur de la Suisse du continent africain, après l’Afrique du Sud et l’Egypte.

L’année 2007 a vu s’élever les exportations suisses vers l’Algérie à pas moins de 393,6 millions de francs, ce qui représente une augmentation de l’ordre de 58,5% par rapport à l’année précédente. En tête des biens livrés les machines, les produits chimiques et pharmaceutiques ainsi que les aliments. Par ailleurs, les importations suisses de brut algérien, qui se situaient à 3,7% en 2006, ont chuté pour atteindre 0% en 2007. L’Algérie pourrait s’avérer un partenaire de taille en cas de problème d’approvisionnement avec la Libye, premier fournisseur de la Suisse en matière de brut (56%).

A rappeler que les relations économiques algéro-suisses se sont accrues ces dernières années. L’accord de libre-échange sera à même d’accélérer l’intervention des opérateurs suisses évoluant déjà en Algérie, à l’exemple de Stadler Rail, employant 20 personnes, et du groupe Thurgovien, qui a signé un contrat de 580 millions de francs en 2006 pour la livraison de 64 rames «Flirt» automotrices électriques destinées au transport des voyageurs dans la banlieue algéroise. «Jelmoli» est aussi un partenaire de poids pour l’Algérie.

Ce groupe zurichois de distribution a procédé à la fin de l’année dernière à la création de la Société des centres commerciaux d’Algérie (SCCA). Il est prévu dans ce cadre l’ouverture prochaine du premier centre commercial dans le nouveau quartier des affaires de Bab Ezzouar.


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08/12/2008, 11h44
Alger (AWP/ats) - La mission économique de Doris Leuthard à Alger vendredi et samedi a donné une impulsion décisive en vue d'un accord de libre-échange entre l'Algérie et l'Association européenne de libre-échange (AELE). Une signature pourrait intervenir en février.

A en croire la délégation qui accompagnait Doris Leuthard, le voyage de la conseillère fédérale à Alger était une étape importante du chemin qui mène à un accord. "Quand un ministre vient, on voit des évolutions", a résumé un membre de la délégation dans l'avion du retour.

"C'était important d'être sur place et les choses ont avancé", a déclaré à l'ATS Doris Leuthard samedi à la résidence de l'Ambassade de Suisse. Celle-ci a du reste déjà bénéficié des fruits de la venue de la conseillère fédérale. "Grâce à ce voyage, le permis de construire la chancellerie de l'ambassade a été donné aujourd'hui", s'est réjouie Doris Leuthard.

D'autre part, les rencontres ministérielles ont permis de faire avancer les dossiers en suspens en vue de la conclusion de l'accord. Dans le détail, "la Suisse peut aider concernant les problèmes de qualité des biens en Algérie", a expliqué Mme Leuthard. "Il y a un souhait de l'Algérie à ce propos. Les personnes sont bien formées dans le contrôle de qualité mais ils ne connaissent pas les standards".

"L'autre sujet de ce voyage a été l'accord de double imposition" entre l'Algérie et la Suisse, a poursuivi Mme Leuthard, qui s'est rendue au siège du ministère des finances. La question du remboursement de la TVA des entreprises suisses en Algérie et inversement a notamment nourri les entretiens entre les deux ministres.

Doris Leuthard s'est ensuite rendue au ministère de l'économie pour rencontrer son homologue Hachemi Djaaboub. Au terme de l'entretien, le ministre a fait part de la disponibilité de l'Algérie pour oeuvrer à la suppression "de l'injustice des entreprises suisses face aux entreprises européennes".

Vendredi soir au Sheraton-Club des Pins, la conseillère fédérale a rencontré le ministre de la promotion des investissements Abdelhamid Temmar. Elle a rappelé les relations historiquement étroites entre les deux pays. La ministre en charge de l'économie a également indiqué que "l'on peut faire mieux du côté des investissements économiques".

Avant son départ samedi, la conseillère fédérale a pu visiter le musée du Moudjahid (martyr), dédié aux luttes d'indépendances et qui surplombe la baie d'Alger. "C'est important de comprendre l'Algérie et cette période de son histoire qui se reflète encore aujourd'hui", a évoqué Doris Leuthard.

Au cours de cette mission économique, la ministre était accompagnée du chef du secteur Accords de libre-échanges du Secrétariat à l'économie (SECO) Martin Zbinden et de Stefan Moser, responsable du secteur Moyen-Orient et Afrique.

ats/rp

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