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transit
17/12/2008, 12h41
Corruption: Les hommes politiques marocains accablés


Les hommes politiques marocains n'ont pas échappé à l'appréciation de Transparency. Ils arrivent en bonne place juste derrière le système judiciaire et aux côtés de services comme la Douane. Détails.

Le dernier rapport de Transparency n'a pas épargné les hommes politiques, qui arrivent en bonne place dans le classement des secteurs jugés affectés par la corruption, et ce, selon les réponses des hommes d'affaires. Les hommes politiques marocains sont ainsi notés 3,1 sur une échelle de 5 (seuil de corruption extrême). Ils arrivent juste après le système judiciaire, champion avec 3,6 points, et la police (3,4), occupant ainsi la même position que des services comme la Douane et ceux chargés de la délivrance des permis et autres autorisations. Toutefois, tempère l'ONG, «l'octroi de pots-de-vin aux hommes politiques situés à un niveau élevé de la hiérarchie et l'usage des relations personnelles dans l'obtention de contrats sont relativement moins importants que dans certains pays africains et du Moyen-Orient». En pourcentage, le rapport précise que 28% des hommes d'affaires interrogés estiment qu'il est courant pour leurs sociétés, quand ces dernières interviennent dans leur propre pays ou sur le continent et ses régions, de verser des pots-de-vin aux hommes politiques et/ou aux membres occupant de hauts rangs dans les partis politiques. Ce pourcentage est de 41% pour l'échantillon total (mondial) et de 45% en Afrique et au Moyen-Orient.

«Cela donne une idée de ces pratiques au niveau national, mais aussi une idée au niveau international, du moment que devient connue la situation de chaque pays», explique Azzeddine Akesbi, économiste et membre de Transparency Maroc, qui ajoute que ces résultats ont été obtenus après une enquête qui a concerné 2.700 personnes parmi les hommes d'affaires des pays concernés. Les politiques sont perçus comme (moyennement) corrompus. Et, à un degré moindre, arrivent les institutions religieuses avec 1,8 point. Si Transparency ne précise pas ce qu'elle veut dire exactement par cette dernière catégorie, Azzeddine Akesbi apporte une réponse. «N'en soyons pas étonnés dans un pays où les Habous et le ministère des Affaires islamiques disposent de grands pouvoirs», explique-t-il avant d'ajouter que «la corruption n'a pas de religion».

A en croire le même rapport, la corruption touche également le secteur associatif, avec une notation de 1,9 point alors que cette note atteint 2,8 dans le secteur Parlement-législatif, 2,5 pour l'armée et la même note pour les médias.

Présenté dernièrement, le rapport de Transparency classe le système judiciaire et la police au sommet des secteurs les plus atteints par la corruption avec respectivement des notes de 3,6 et 3,4 sur 5. Pour un membre dirigeant de l'ONG, ce nouveau rapport pour 2008 vient confirmer une étude antérieure faite auprès des familles. «Avec ce nouveau rapport, nous débouchons sur une convergence des résultats et des appréciations et nous retrouvons les mêmes quatre secteurs les plus touchés par le phénomène avec, à leur tête, la justice», commente notre interlocuteur.

Le dernier rapport de Transparency a coïncidé avec l'annonce de la mise en place d'un Centre d'assistance juridique anti-corruption (CAJAC) à Rabat. Calqué sur une expérience concluante dans une vingtaine de pays du monde, il vise essentiellement à fournir une assistance juridique, et des conseils, pour l'aboutissement de procédures judiciaires relatives aux affaires de corruption.

Mohammed Boudaraham
Source: Le Soir Echos

Cell
17/12/2008, 13h01
quoi , un journal marocain qui dénonce la corruption des politiques

vite, faut faire fusiller les journalistes :18:

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