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iwamachngoulek
26/12/2008, 00h38
L’Algérie profonde (Jeudi 25 Décembre 2008)

DYNAMISATION DU SECTEUR DE LA PÊCHE
308 milliards de DA sur le tapis
Par : M. LARADJ
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L’annexe de la Bibliothèque nationale Malek-Benabi d’Aïn Témouchent a récemment abrité un regroupement régional dans le cadre d’une journée d’étude consacrée au secteur de la pêche et des ressources halieutiques organisée par le ministère de tutelle à laquelle ont participé l’ensemble des cadres des directions concernées des wilaya d’Aïn Témouchent, Oran, Tlemcen, Mostaganem et Sidi Bel-Abbès.
Après l’allocution d’ouverture prononcée par le chef de l’exécutif qui a fait état des potentialités qu’offre la wilaya d’Aïn Témouchent en termes de production halieutique à travers ses deux ports que sont Beni Saf et Bouzedjar, avec une biomasse qui dépasse les 62 000 tonnes de poissons, ce fut au tour de M. Rabhi Khaled, directeur des études prospectives et des investissements auprès du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, de présenter la stratégie de développement du secteur à travers le schéma directeur du développement de la pêche et des ressources halieutiques à l’horizon 2025. En effet, à la faveur de son approbation par le conseil du gouvernement en date du 16 octobre 2007, ce schéma directeur sera axé sur l’exploitation optimale et rationnelle des ressources halieutiques, l’aménagement des sites dans le but de protéger ces ressources, l’exploitation à bon escient des infrastructures de base existantes, le renouvellement des équipements et leur modernisation avec une attention particulière quant à l’industrie de transformation des produits de la pêche et de l’aquaculture.
L’objectif recherché est la création des espaces socioéconomiques capables de créer des richesses pour un développement harmonieux dans le cadre de leur intégration avec le reste des secteurs. Ces espaces ont donc été définis dans ce schéma directeur, soit sous forme de zones de gestions intégrées de la pêche et de l’aquaculture, soit sous forme de zones d’activités de l’aquaculture. Les premières, au nombre de sept, réparties à travers 14 wilayas ayant une façade maritime, les secondes, au nombre de 53, sont réparties à travers tout le territoire national. M. Rabhi a déclaré que pour parvenir à exploiter une biomasse de poissons supplémentaire estimée à 81 000 tonnes, il faudra une flotte supplémentaire de l’ordre de 1 793 unités permettant la création de pas moins de 23 661 postes d’emploi directs et 71 000 postes d’emploi indirects. La production attendue sera portée à l’horizon 2025 à 221 100 tonnes. Ainsi, selon M. Rabhi, les 39 ports existants ne seront plus en mesure d’accueillir toute la flottille à l’horizon 2025. C’est pourquoi il a été convenu de réaliser 6 nouveaux ports à Sidi Ouchâa (Tlemcen), Bousfer (Oran), Tala Ilef (Béjaïa), Annaba, Cap Djinet (Boumerdès) et El-Kala (Et-Taraf), et ce en plus du port de Stidia (Mostaganem) considéré comme un pôle industriel et productif d’envergure nationale. D’après le conférencier, 87 autres sites ont été recensés pour accueillir des plages d’échouage avec la réalisation de 29 plages, dont 20 sont en phase de réalisation dans le cadre du programme de soutien à la relance économique. Aussi, parmi les objectifs du ministère en dehors des nouvelles infrastructures qui verront le jour comme les 47 marchés de gros, 30 chambres froides, 33 usines de production de glace, ateliers de construction navale, il est question de la création d’un observatoire national socioéconomique et financier, une agence nationale de développement de l’aquaculture, l’acquisition d’un bateau de recherche scientifique en mer, la mise sur pied d’un organisme de contrôle par voie de satellites des bateaux de pêche, un projet en cours d’exécution et enfin un bateau-école pour la formation des navigateurs. Il va sans dire que les besoins en personnel de navigation sont estimés à 52 400 marins. Enfin, la concrétisation de ce schéma directeur, comme l’a affirmé le représentant du ministère de la Pêche, nécessitera une enveloppe financière estimée à 308,2 milliards de DA dont 37,6 milliards de DA en financement public destiné à la réalisation des infrastructures de base et des grandes infrastructures fondamentales, et le reste, soit 270,6 milliards, sera constitué de financements privés.

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