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Voir la version complète : Les bons points d’Oxford Business Group à l’Algérie en 2008


mendz
26/12/2008, 23h50
Autre bon point pour l’économie nationale est que le pays commence à attirer les capitaux étrangers avec près de 6 milliards de dollars d'investissements directs en 2008. Les secteurs les plus attractifs demeurent le secteur bancaire et celui de la construction.

Autre bon point pour l’économie nationale est que le pays commence à attirer les capitaux étrangers avec près de 6 milliards de dollars d'investissements directs en 2008. Les secteurs les plus attractifs demeurent le secteur bancaire et celui de la construction. Grâce à une politique drastique du gouvernement, l’inflation semble tenue en échec en 2008, avec un taux atteignant les 4,2% à la fin du mois d'octobre, à peine plus que les 3,4% enregistrés au premier semestre de l'année.

L'Algérie devrait également clôturer l'année avec un nouveau record d'excédent commercial, en raison d'une croissance des exportations de produits énergétiques. L'excédent commercial du pays a atteint 39.77 milliards de dollars pour la période allant de janvier à octobre, après avoir atteint 26 milliards de dollars, au cours des 10 premiers mois de l'année précédente. Les exportations ont totalisé 70.55 milliards de dollars, tandis que les importations s'élèvent à 30.77 milliards de dollars, selon les statistiques douanières.

L'Algérie est convaincue qu'elle peut éviter le pire de la crise financière internationale. Cependant cette aisance financière du pays ne devra pas faire oublier au gouvernement, selon le bureau d’expertise londonien, la quasi-dépendance de l’économie algérienne aux ressources générées par les hydrocarbures. Oxford Business Group met en garde contre le manque de flexibilité et de diversité économique du pays ainsi que sa dépendance à l'égard des exportations d'énergie, qui pourrait se traduire par une baisse des investissements de l'Etat. Une baisse des cours des hydrocarbures au dessus des 40 dollars le baril pendant une longue période pourrait affecter la stabilité de toute l’économie algérienne.

Poursuite des investissements publics

Le bureau d’expertise londonien note que le gouvernement ne semble néanmoins pas partager ses préoccupations, puisque le 13 décembre dernier, le ministre des Finances, Karim Djoudi a fait savoir que l'Etat n'envisageait pas de remettre en cause les projets de développement publics avancés, et que le gouvernement mettrait en place les mesures nécessaires afin d'absorber les effets du ralentissement mondial à court terme. Certaines de ces mesures ont été incluses dans le projet de loi des Finances pour 2009, adopté en octobre.

L’Algérie entend promouvoir l'emploi et l'aide sociale, et injecter des liquidités dans l'économie. Il avait également annoncé une augmentation des dépenses de l'Etat de 6,3%, à hauteur de 75 milliards de dollars. Des dépenses supplémentaires seraient destinées à terminer les grands projets d'infrastructure, à soutenir les subventions de certaines denrées de base et à augmenter les salaires de la Fonction publique.

Mais d'autres facteurs devraient permettre à l'Algérie de faire face à tout ralentissement de l'activité économique mondiale: d'importantes réserves de change, qui s'élevaient à environ 133 milliards de dollars en octobre, et les efforts engagés par le gouvernement pour réduire sa dette, qui était de 600 millions de dollars à la fin août, selon les chiffres du ministère des Finances. Sachant que la loi de Finances pour 2009 s'appuie sur un prix de référence fiscal du baril du pétrole brut à 37 dollars, l'Algérie se donne ainsi les moyens d'être optimiste pour 2009.

Il est à rappeler que ce rapport annuel, le troisième du genre de ce groupe d’expertise londonien, constitue une source d’informations pour les investisseurs étrangers. Il rassemble un large éventail d’interviews avec, entres autres, les interventions de hauts responsables politiques et d’industriels, ainsi que des données chiffrées sur l’économie algérienne.

B.M. (Le Financier)

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