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Zacmako
28/12/2008, 07h53
LES ÉCONOMISTES ET LES ACCORDS DE LIBRE-ÉCHANGE
«C’est l’application des textes qui fait défaut»


Les exportations hors hydrocarbures sont, depuis une trentaine d’années, en stagnation.

Les spécialistes du commerce extérieur expriment leurs inquiétudes vis-à-vis des accords de libre-échange conclus entre l’Algérie et d’autres pays. «Les textes, nous les avons, mais nous redoutons la manière d’appliquer ces textes, qui posera problème», a lancé, hier, le président du Conseil national consultatif pour la promotion de la PME, Zaïm Bensassi.
Il était l’invité du forum d’El Moudjahid aux côtés d’autres spécialistes et professionnels du secteur public et privé, dans le cadre d’une table ronde sur la promotion du commerce extérieur. «Une liste de produits va être admise en suspension totale des droits de taxes douanières. Ces produits doivent être fabriqués à 55% dans les pays d’origine. Toutefois, la question qui se pose est de savoir comment définir que tel produit est réellement fabriqué dans tel pays?», explique M.Benssasi.
Il relève, dans ce sens, le fait que les produits algériens ne disposent pas d’un label de qualité à l’extérieur (emballage) en citant l’exemple de Michelin présent en Algérie qui «exportait ses produits en Arabie Saoudite sans mettre made in Algeria». A noter que le ministre du Commerce avait rappelé récemment les accords de libre-échange contractés par l’Algérie.
Il s’agit de l’adhésion de l’Algérie à la Zone arabe de libre-échange (Zale), qui comporte 19 pays membres, de la signature d’un accord préférentiel entre l’Algérie et la Tunisie, en vertu duquel 19 produits agricoles algériens et 25 produits agricoles tunisiens sont exempts de droits de douane, et l’accord économique de libre-échange avec l’Association européenne pour le libre-échange (Aele) qui est à son dernier stade de conception. Des négociations sont en cours aussi pour la conclusion d’un accord économique avec l’Union économique des pays de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa), en plus de l’éventualité de créer une zone de libre-échange avec la Turquie.
Par ailleurs, les exportations hors hydrocarbures ont été longuement débattues par les invités du forum d’El Moudjahid.
Selon Mohamed Bennini, directeur général d’Algex, les exportations hors hydrocarbures sont, depuis une trentaine d’année en stagnation. Elles ne représentent que 2 à 3% de l’ensemble des exportations, souligne-t-il. Leur volume, révèle-t-il, a augmenté en passant de 1 milliard de dollars à 2 milliards de dollars cette année.
Cependant, précise M.Benni-ni, il ne s’agit pas d’une réelle augmentation du volume du produit mais c’est dû aux produits raffinés d’hydrocarbures parallèlement à la constante hausse des importations estimées en 2008, à plus de 35 milliards de dollars. «Nous avons une économie qui n’investit pas suffisamment. Nous ne couvrons que 5% de nos exportations», a-t-il déploré et d’avancer le chiffre de 250 millions de dollars d’importations algériennes de produits énergétiques «alors que nous sommes un pays producteur, c’est-à-dire que nous avons besoins de nous diversifier même dans ce domaine».
De son côté, M.Benslim de l’Anexal insiste sur le développement des PME-PMI. «C’est le seul tissu économique sur lequel nous pouvons compter dans ce contexte de crise mondiale et c’est à partir des PME que nous pourrons exporter car maintenant nous sommes en train de bricoler.»
L'expression

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