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Voir la version complète : Si Feyrouz m’était contée...


ben
08/04/2004, 04h25
Le documentaire de Frédéric Mitterrand

Un beau documentaire, dans lequel l’artiste, connue pour sa discrétion et sa répugnance du vedettariat, livre simplement, sans aucune fioriture, les souvenirs de sa jeunesse et raconte toute une vie vouée au chant.
Une interview où l’on découvre quelques facettes ignorées de la grande dame de la chanson libanaise. Sa jeunesse paisible et insouciante dans un quartier populaire de Beyrouth, quand elle s’appelait encore Nouhad Haddad et que, n’ayant pas de radio à la maison, elle écoutait, par la fenêtre ouverte, celle des voisins. Son chant continu, qui interrompait le sommeil diurne d’un voisin, employé de nuit, lequel dans sa colère lui hurlait d’aller faire ses vocalises au conservatoire. Il ne croyait pas si bien dire! Ses vacances auprès de sa grand-mère dans le village de Dibiyeh, où, – comme dans les textes qu’elle interprétera plus tard – elle passait son temps à chanter en allant puiser de l’eau pour les travaux ménagers. Et surtout sa joie de vivre, sa gaieté de jeune fille, occultée aujourd’hui par le visage un peu statufié d’une idole qui n’a jamais recherché la gloire, mais seulement le bonheur de chanter. «Je n’ai rien choisi, confie-t-elle à Frédéric Mitterrand. C’est Assi qui a tout décidé. Il était dur au travail, intransigeant. Je suis le produit de cette rigueur.» Feyrouz raconte sa vie tellement envahie par le chant que tout le reste lui semblait irréel. Les nuits blanches passées en studio, le noyau solitaire qu’elle formait avec les frères Rahbani: son mari Assi, le compositeur, et son beau-frère Mansour, le parolier, qui vont créer la chanson libanaise qu’elle, Feyrouz, portera de sa voix profonde comme un étendard à travers le monde....

Une vie de recluse

Feyrouz, sans aucun doute, la plus grande diva de la chanson arabe d’aujourd’hui, qui a imposé la musique libanaise sur la scène mondiale, reste toujours préoccupée de son public. Prévenue par Berge Fazlian de la rencontre à son sujet avec les étudiants de l’USJ, elle lui a demandé de laisser la parole aux jeunes et de lui rapporter leurs questions, leurs messages. «L’opinion de la jeune génération compte pour elle. Je crois d’ailleurs qu’elle attend aujourd’hui une collaboration avec un jeune compositeur qui respecte son style», a indiqué le metteur en scène, affirmant que «pour Feyrouz le mot est important. Elle chante la poésie».
Pour ceux qui lui demandaient pourquoi elle n’était pas elle-même venue à cette journée organisée pour elle, Fazlian a assuré que Feyrouz vivait réellement sa célébrité cloîtrée chez elle, auprès de ses enfants et de ses amis proches. «Elle n’apparaît jamais en public, excepté à l’église d’Antélias, le vendredi saint. C’est une règle absolue chez elle. Elle n’y a jamais dérogé. Elle a ainsi décliné les offres d’un roi arabe qui voulait qu’elle chante dans son palais et celle du président Hraoui qui, recevant l’ex-président Bush senior, lui avait également demandé cette faveur. Feyrouz ne chante pas dans les palais. Elle se produit uniquement sur scène.»

La seule fois où elle a chanté pour elle-même

À un étudiant qui demandait pourquoi elle ne prenait pas fait et cause pour leurs luttes, Fazlian a assuré que, patriote dans l’âme, celle dont la voix charme et unit a toujours refusé toute récupération politique ou mercantile.

Pourquoi la compare-t-on souvent à Oum Kalsoum, et quelles sont les différences entres elles? «Ce sont les deux voix qui ont le plus marqué la chanson orientale. Celle de Oum Kalsoum s’attaque à la sensualité de son auditoire, tandis que Feyrouz s’adresse, elle, directement aux émotions.» Égrenant quelques souvenirs, Fazlian a narré, avec émotion, une scène à laquelle il a eu le privilège d’assister. «Nous étions à Baalbeck en train de faire les répétitions de Jibal al-Sawan. En retournant à l’hôtel, à l’aube, vers cinq heures du matin, Feyrouz est entrée dans le temple de Bacchus et s’est mise à chanter, pour elle seule. En plein lever de soleil, c’était un moment magnifique.»

Un dernier témoignage donné par Aimée Boulos sur la légendaire discrétion de la star, qui a refusé de parrainer la soirée de remise de diplômes de la première promotion de l’Iesav, pour ne pas voler la vedette aux diplômés dont faisait partie sa fille Rima; et une dernière affirmation fusant de la salle, «Feyrouz a toujours chanté le Liban souverain», ont clôturé la séance. À l’issue de laquelle les étudiants ont remis à Berge Fazlian une centaine de messages, consignés sur un livre d’or adressé à la diva.

Néris
24/04/2004, 17h17
Je conseille le CD Best of de FEYROUZ

alger
28/04/2004, 13h57
c'est etonant , mais j'allais justement parler de fairouz , dans un des sujets du forum de musique .
ma mere m'a acheté recemment un mp3 de fairouz , 184 chonsons, que des meveilles.

je les redecouverte , et ce qui me plais chez cette diva , c'est que dans sa musique , la modernité est harmonieuse avec la traditionnelle musique libanaise , une touche de jazz pour "NEHNA WEL QAMAR JiRANE", par exemple. et j'en passe .

elle a chanter pour sa patrie dans "li bayrouth ", pour l'amitié dans "chadi"
pour les pecheurs dans "héla ya wasaa", pour l'amour dans
"keyfak enta "et "aandi theka fik"

bref , une artiste complete comme on dit.

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