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Voir la version complète : Les raids aériens ont fait au moins 400 morts à Gaza


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01/01/2009, 13h38
Au lendemain d'un intense et infructueux ballet diplomatique, Israël a mené, jeudi 1er janvier et pour la sixième journée consécutive, de nouveaux raids aériens sur la bande de Gaza. Tsahal a effectué plusieurs sorties, dans la matinée, lançant des frappes notamment dans le nord du territoire.
Parmi les cibles touchées figurent les immeubles des ministères de la justice et de l'éducation, un bâtiment du Parlement palestinien, des tunnels de contrebande et des ateliers "de fabrication de roquettes", selon le communiqué. Quatre Palestiniens ont été tués et au moins une quarantaine blessés dans ces nouveaux raids. Selon les services de santé palestiniens, le bilan de l'offensive israélienne s'établit désormais à 400 tués, côté palestinien, et 2 000 blessés. Un quart des victimes sont des civils, estime l'ONU.

Le Hamas a de son côté affirmé avoir tiré une roquette sur une base de l'armée israélienne dans la région de Beersheva, à 40 km de la bande de Gaza. Le mouvement islamiste a affirmé que les avions israéliens qui attaquent Gaza partent de cette base d'Hatzerim.

TZIPI LIVNI À PARIS JEUDI



Les attaques israéliennes se sont poursuivies après le rejet par Israël, mercredi soir, de propositions de trêve formulées par l'Union européenne et le Quartet sur le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie et ONU). En réponse, le Hamas a promis de combattre "jusqu'au dernier souffle" en cas d'offensive terrestre. Dans un discours télévisé, le chef de gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a assuré que "le peuple palestinien vaincra les chars" israéliens.

La Libye a déposé mercredi soir au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat à Gaza et son plein respect par Israël et le Hamas, mais ce texte devra être amendé pour pouvoir être accepté par les Occidentaux. Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui n'exerce plus aucun contrôle sur Gaza d'où ses forces ont été délogées par le Hamas en juin 2007, en a lui aussi appelé au Conseil de sécurité pour qu'il adopte une résolution imposant un cessez-le-feu. Dans un discours télévisé, M. Abbas a en outre menacé de renoncer aux négociations de paix avec Israël faute de progrès et pour ne pas cautionner l'"agression" de l'Etat hébreu.

Pour tenter de relancer un processus diplomatique dans l'impasse, Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il se rendrait lundi en Egypte, en Cisjordanie et en Israël, et mardi en Syrie et au Liban, dans le cadre de sa tournée au Proche-Orient. Par ailleurs, il doit recevoir jeudi à l'Elysée la ministre israélienne des affaires étrangères Tzipi Livni. Cette dernière a déclaré à la presse avant de partir qu'elle allait expliquer au président français le refus d'Israël d'accepter un cessez-le-feu, car Tel-Aviv est en train de "changer les termes du rapport de force dans une lutte de longue haleine".

A Washington, la Maison Blanche a affirmé qu'il appartenait au Hamas de faire le premier pas pour un cessez-le-feu en arrêtant ses tirs sur Israël, notant que le président George W. Bush et M. Olmert étaient "sur la même longueur d'onde" sur cette question. Le Hamas a quant à lui accusé les médiateurs internationaux de mettre "la victime et le bourreau sur un pied d'égalité", affirmant qu'aucune proposition de trêve ne lui avait été formellement remise.

LEMONDE.FR avec AFP le 01.01.09

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