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Voir la version complète : Aides directes pour 47 500 ménages marocains à partir de janvier


Bennis
01/01/2009, 23h35
Entre 60 et 100 DH par mois pour chaque enfant scolarisé

80 000 écoliers dans 1 200 écoles réparties sur 139 communes parmi les plus pauvres

Les ménages recevront leurs aides tous les deux mois par mandat postal

Le programme «Tayssir» sera testé pendant 2 ans avant d’être généralisé.
C’est par petites touches que le gouvernement procède pour réformer et optimiser tout le dispositif de la compensation. Après la révision de la structure des prix des carburants et une série de mesures qui ont touché la farine subventionnée et l’affichage des prix, une nouvelle pièce vient compléter le puzzle : il s’agit de l’aide financière directe aux ménages pauvres.

Maintes fois mise sur la table mais jamais véritablement menée de manière sérieuse, la mise en œuvre des aides financières est désormais une réalité. A partir de janvier 2009, ce sont quelque 47 500 ménages qui recevront, à la fin de chaque mois, des aides allant de 60 à 100 DH par mois et par enfant, à condition que ce dernier soit scolarisé.

Lutter à la fois contre la pauvreté et contre la déperdition scolaire

Baptisé «Tayssir», le programme, placé sous l’égide du ministère de l’éducation nationale, est piloté par l’Association marocaine d’appui à la scolarisation (Amas).

L’originalité du programme réside dans le fait qu’il permettra de faire d’une pierre deux coups : aider directement les ménages nécessiteux et lutter contre la déperdition scolaire. Car l’un des principes fondateurs de Tayssir est que l’aide financière est conditionnée à la scolarisation des enfants.

En clair, les ménages ne recevront leur chèque que s’ils envoient leurs enfants à l’école. Il ne s’agit pas là d’une invention marocaine puisque des dispositifs similaires existent déjà dans d’autres pays, notamment la Bolsa Familia au Brésil, ou Solidaridades au Mexique.

Des expériences dont le Maroc s’est beaucoup inspiré pour construire son propre mécanisme. Comment celui-ci va-t-il fonctionner ?

Tayssir est un programme pilote qui sera conduit sur une durée de deux ans. Pour cette phase expérimentale, le gouvernement a choisi de mener le programme dans 139 communes réparties à travers 5 régions.

Ces communes ont été retenues sur la base de trois critères : elles doivent faire partie des communes ciblées par l’INDH, avoir un taux de pauvreté supérieur à 30% et un taux de déperdition scolaire supérieur à 8%. Par contre, le choix des 1 200 écoles bénéficiaires s’est fait de manière aléatoire.

Plus de 4 absences par mois ? Pas d’aide

Une fois les établissements scolaires connus, il fallait identifier les écoliers dont les parents peuvent profiter de l’aide.

Pour cela, des campagnes d’information et de sensibilisation ont été menées jusque dans les douars pour appeler les ménages à s’inscrire sur les listes ouvertes auprès des écoles. Au terme de ces campagnes, ce sont quelque 47 500 ménages qui ont répondu à l’appel pour un total de plus de 80 000 élèves.

Et s’ils l’ont fait, c’est que, à la clé, il y a une aide sonnante et trébuchante : 60 DH par mois pour chaque enfant en 1ère et 2e année primaire, 80 DH s’il est en 3e ou 4e année et 100 DH pour les écoliers en 5e et 6e année, ce qui, pour un ménage démuni, représente un budget conséquent.

Si le schéma ainsi énoncé peut paraître séduisant et simple, sa mise en œuvre a nécessité une mécanique minutieuse pour éviter les effets pervers et s’assurer que les aides, là aussi, iront bien à ceux qui les méritent.

Première question à laquelle il fallait répondre : à qui donner les aides et par quel moyen ? Le programme Tayssir étant encore expérimental, l’administration a opté pour deux formules : pour la moitié des écoles retenues, ce sera au père, et pour l’autre moitié, ce sera à la mère. L’objectif étant de pouvoir, à la fin des deux années d’expérimentation, retenir la formule qui a donné les meilleurs résultats.

Bennis
01/01/2009, 23h36
Pour ce qui est du mode de règlement, la majorité de la population ciblée étant composée de ruraux, le choix s’est porté presque naturellement sur Barid Al Maghrib (la poste), seul organisme financier disposant d’un réseau d’agences capable de couvrir les zones les plus reculées.

A ce titre, les ménages bénéficiaires pourront se faire payer directement à l’agence postale la plus proche, quand celle-ci se trouvera à moins d’une heure de trajet. Dans le cas contraire, c’est l’agent de la poste qui se déplacera lui-même à l’école pour procéder au paiement des bénéficiaires.

Restait à trouver comment s’assurer que les enfants sont bien scolarisés et qu’ils assistent effectivement aux cours.
Pour cela, l’équipe du projet a mis en place différents dispositifs de contrôle de l’assiduité. Premier principe général : pour pouvoir bénéficier de l’aide, l’enfant ne doit pas totaliser plus de 4 absences par mois.

Pour s’en assurer, trois types de contrôle ont été imaginés et seront menés sur trois populations différentes afin, là aussi, de voir, à la fin du test, quel est le moyen le plus efficace.
Pour un premier groupe de 62 écoles principales, qui comptent chacune plusieurs écoles dites satellites, ce sont les enseignants qui contrôleront la présence et rendront compte au directeur qui, lui, en tiendra informés les comités local et provincial qui décideront de poursuivre ou non le paiement des aides.

Pour un deuxième groupe d’écoles, le contrôle de l’assiduité sera effectué par les enseignants, mais avec des visites inopinées des inspecteurs. Enfin, pour un troisième groupe, le contrôle sera fait par la machine, sans intervention humaine. Pour cela, les écoliers bénéficiaires de bourses devront pointer en milieu ou en fin de séance sur un lecteur d’empreintes digitales.

Dans les écoles en question, les machines biométriques, déjà installées, abritent aussi les bases de données des élèves concernés. Chaque mois, le nombre d’absences d’un élève décidera du droit des parents à recevoir le montant mensuel de la bourse. Ainsi, un ménage peut recevoir l’aide un mois et en être privé un autre mois si les absences sont supérieures à 4 durant celui-ci.

Pour plus de commodité, il a été décidé de servir les aides une fois tous les deux mois, le tout sur une durée de 10 mois par an. Au total, ce sont quelque 50 millions de DH par an, soit 100 millions pour les deux années que durera l’expérimentation, qui seront servis.

Au terme des deux ans, le comité du projet évaluera les différentes variantes (mode de contrôle, choix du parent qui encaisse l’argent) sur la base de trois critères : le taux de rétention des élèves à l’école, la performance de l’écolier (ses résultats) et l’évolution du niveau de vie de la famille. C’est sur la base de cette évaluation que sera conçu le dispositif devant être généralisé à l’ensemble du territoire.

Autre point à retenir, avant la généralisation du programme Tayssir, les pouvoirs publics coupleront les résultats de l’expérience avec ceux du projet-pilote du Ramed, en cours dans la région de Tadla-Azilal.

Cette dernière, en effet, permettra de tester, grandeur nature, le fonctionnement du dispositif des nouvelles cartes distribuées aux pauvres.

In fine, le mixage de ces deux expériences permettra, à terme, de construire le dispositif qui permettra le mieux d’identifier les populations pauvres et de s’assurer du bon usage des aides qui leur sont destinées, qu’elles soient conditionnées ou non.


LaVieEco

Tems
01/01/2009, 23h49
Si J'était Roi du Maroc, Je Donnerais 10 DH / Jour et Par enfant jusqu'a 4 enfants par famille au delà c'est l'inverse ont retire 10 DH / jour et par enfant.

sachant que c'est de 5 ans a 16 ans enfants scolarisé uniquement .

Et Pour les Meilleures élèves des Bouses (de 1 500 Dh / mois) pour les incités a poursuivre leurs études.

Bennis
01/01/2009, 23h55
on t'appellera, le roi fauché :mrgreen:

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