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DZone
05/01/2009, 23h10
Les bombardements israéliens sur Gaza opèrent un véritable massacre et mènent une fois de plus le conflit d’occupation israélo-palestinien vers un nouvel abîme sanglant. A l’heure où nous écrivons ces lignes, 420 personnes ont péri et 2180 sont blessées, ce qui fait de ces journées les plus sanglantes depuis 1967. Fortifié par la tiédeur des réactions internationales et par le soutien des États-Unis, le gouvernement israélien a fait savoir que ceci n’est que le début de l’offensive.

Quoique Israël et de nombreux commentateurs puissent prétendre, les bombardements actuels de Gaza ne sont pas une réaction aux tirs de roquettes du Hamas qui a mis fin au cessez-le-feu le 19 décembre. Le journal israélien Haaretz (28.12.2008) écrit que le ministre de la Défense Eduh Barak a ordonné il y a déjà six mois à l’armée de se préparer à cette opération, au moment où le gouvernement israélien avait entamé avec le Hamas les négociations pour un cessez-le-feu. En outre, l’argument qu’Israël veut atteindre le Hamas ne justifie en aucune façon que des civils soient la cible de mesures punitives et d’opérations militaires. En réalité, c’est toute la population de Gaza qui est touchée. Ce qui est véritablement en jeu, c’est, d’une part, la liquidation de la résistance à l’occupation et l’extension de la colonisation sur la rive occidentale du Jourdain et, d’autre part, les élections en Israël. À cette occasion, les partis gouvernementaux veulent reconquérir le terrain perdu sur l’opposition d’extrême droite, dirigée par Benjamin Netanyahu, grâce à une action militaire d’envergure.

Le gouvernement israélien présente systématiquement ses propres méfaits comme de “l’autodéfense”. Israël réussit ainsi à susciter l’illusion qu’il n’a pas souhaité cette violence mais qu’il y est contraint par la violence du Hamas. Cette présentation des choses, reprise par de nombreux médias, repose sur une lecture fausse des faits pour au moins deux raisons.
Tout d’abord elle oublie l’histoire récente. Israël n’est pas la victime, mais le régisseur de ce drame. Comme force d’occupation, Israël contrôle l’espace aérien, les frontières, l’eau et les va-et-vient des Palestiniens de Gaza (et de la rive occidentale du Jourdain). Depuis que Gaza a été décrété « territoire hostile », en septembre 2007, après la prise de pouvoir par le Hamas, Israël bloque l’accès aux fournitures élémentaires. Les conséquences sont dramatiques. Il y a pénurie de tout : nourriture, médicaments, pétrole pour maintenir en fonction les générateurs d’électricité. Toute une population est affamée. Une étude récente démontre que 46 % des enfants souffrent d’anémie aiguë. « L’idée, selon un conseiller du Premier ministre israélien, il y a deux ans, est de mettre les Palestiniens au régime,non de les faire mourir de faim ». Cet objectif scandaleux est atteint. Selon la Croix Rouge, 70 % de la population souffrent d’un manque de nourriture. Il ne s’agit pas ici des conséquences de quelque catastrophe naturelle, mais des suites d’une politique consciente d’un État qui aime s’autoproclamer la seule démocratie au Moyen-Orient. Richard Falk, le rapporteur spécial des Nations-Unies parle d’une « infraction flagrante et massive au droit humanitaire international ».

En outre, on suscite l’impression fausse que Gaza et Israël sont deux adversaires sur pied d’égalité. Israël dispose d’une des armées les mieux équipées au monde contre laquelle les milices palestiniennes ne forment même pas un parti. Dans la mise en route de sa machine de guerre, le gouvernement israélien – au mépris des règles humanitaires – n’épargne aucune vie humaine. La dernière grande attaque sur Gaza, en février 2008, a fait 112 morts, dont un grand nombre de femmes et d’enfants. Bien que toute victime soit une victime de trop, il est important de rappeler que le nombre de morts palestiniens est un multiple des morts israéliens. Le site web du Middle East Policy Council nous apprend qu’en 2008, 29 Israéliens ont été tués contre 432 du côté palestinien. Du côté israélien il s’agit d’une forte diminution depuis 2002, qui totalisa 422 tués. Du côté palestinien, le prix payé est extrêmement élevé : de 1072 tués en 2002 à 432 en 2008, les centaines de morts de ces derniers jours non comptés. Ces chiffres ne tiennent pas compte des nombreux décès dus à l’embargo contre Gaza.

La politique délibérée de punition collective et de famine pour toute une population, dans l’espoir qu’elle se détourne des dirigeants qu’elle a élus, se produit sous les yeux de la communauté internationale. Des rapports bien documentés du rapporteur spécial sur les Droits de l’Homme pour les Nations Unies et des organisations des Droits de l’Homme sont classés sans suite. Le rapporteur spécial Richard Falk a demandé en vain une action immédiate contre ces « atteintes permanentes et à grande échelle au droit humain fondamental à la vie ». Il a demandé que les Nations-Unies fournissent un effort urgent pour protéger la population civile qui « est punie collectivement par une politique qui est égale à la commission de crimes contre l’humanité ». Peut-on être plus clair ?

Malgré cela, les États-Unis et l’Union européenne ont fait tout le contraire pendant tout ce temps. Les Etats-Unis déversent chaque année 2.5 milliards de dollars d’aide militaire à la force d’occupation israélienne et multiplient les accords et projets de collaboration militaire. Washington a toujours soutenu la politique israélienne contre Gaza et a fait savoir qu’il soutient l’impitoyable campagne militaire en cours.

L’Union européenne n’a aucune objection à de bonnes relations avec Israël. Mieux encore. Au dernier sommet européen, début décembre, le Conseil de l’Union européenne a même décidé de « revaloriser » ses relations avec Israël, malgré un vote négatif du parlement européen.

Cette politique cynique des deux grandes puissances est en bonne voie d’enterrer le droit international. Elle sape ainsi toute autorité pour faire la leçon à d’autres en cette matière, alors qu’il y a précisément urgence pour une pression internationale qui mette fin à l’intervention sanglante de l’armée israélienne et au blocus inhumain de Gaza. Nous appelons dès lors à une condamnation vigoureuse d’Israël et à la suspension de tous les accords commerciaux et diplomatiques avec Israël tant que continue la politique d’occupation.

Auteurs du texte : Ludo De Brabander, responsable de l’asbl Vrede et lecteur à l’École supérieure Artevelde de Gand ;Ludo De Witte, publiciste ; Nadia Fadil, post-doctorante à l’Université européenne de Florence et à la KULeuven

DZone
05/01/2009, 23h58
UN APPEL DE LA SOCIÉTÉ CIVILE PALESTINIENNE
« Arrêtez le massacre à Gaza Boycottez Israël maintenant ! »

Aujourd’hui, l’armée israélienne d’occupation a commis un nouveau massacre à Gaza, tuant et blessant des centaines de civils palestiniens, y compris un nombre encore non établi d’écoliers qui revenaient chez eux de l’école quand les premières frappes militaires israéliennes ont commencé. Ce dernier bain de sang, bien que beaucoup plus impitoyable que ceux qui l’avaient précédé, n’est pas le premier perpétré par Israël. Il couronne des mois d’un siège israélien contre Gaza qui devrait être largement condamné et sanctionné comme un acte de génocide contre les 1.5 million de

Palestinien vivant dans la bande côtière occupée.

27 DÉCEMBRE 2008

Gaza, 27 décembre 2008 (palestine-info****)

Israël paraît vouloir marquer la fin de sa soixantième année d’existence de la même manière qu’il s’était installé ­ en perpétrant des massacres contre le peuple palestinien. En 1948, la majorité de la population palestinienne autochtone avait subi un nettoyage ethnique en étant chassée de ses foyers et de ses terres, en partie par des massacres comme celui de Deir Yassin ; aujourd’hui, les Palestiniens de Gaza, dont la plupart sont des réfugiés, n’ont même pas le choix de chercher refuge quelque part. Emprisonnés derrière les murs d’un ghetto et acculés au bord de la famine par le siège, ils sont pour Israël les cibles faciles de bombardements aveugles.

Le professeur Richard Falk, rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour les Territoires palestiniens occupés et professeur émérite de droit international à l’université de Princeton, a décrit en ces termes le siège israélien de Gaza l’année dernière, alors qu’il n’était pas encore comparable en gravité à la situation actuelle :
« Est-ce une exagération irresponsable que d’associer le traitement des Palestiniens aux pratiques d’atrocités collectives des Nazis ? Je ne le crois pas. Les récents développements à Gaza sont particulièrement inquiétants parce qu’ils expriment de façon frappante une intention délibérée de la part d’Israël et de ses alliés de soumettre une communauté humaine toute entière à des conditions de la plus grande cruauté qui mettent en danger sa vie. La suggestion que ce schéma de conduite est un holocauste en train de se faire représente un appel assez désespéré aux gouvernements du monde et à l’opinion publique internationale à ce qu’ils agissent d’urgence pour empêcher que ces tendances actuelles au génocide n’aboutissent à une tragédie collective. »
L’épisode le plus brutal de cette « tragédie collective » est ce que nous avons vu aujourd’hui.

Les crimes de guerre d’Israël et autres graves violations du droit international à Gaza ainsi que dans le reste des territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem, n’auraient pas pu être commis sans la complicité directe ou indirecte des gouvernements du monde, en particulier des Etats-Unis, de l’Union européenne, de l’Egypte, et d’autres régimes arabes.

Alors que le gouvernement des Etats-Unis a toujours parrainé, financé et protégé de la censure internationale les politiques d’apartheid et coloniales d’Israël contre la population autochtone de la Palestine, l’Union européenne s’était montrée capable dans le passé de préconiser un semblant de respect du droit international et des droits humains universels. Cette distinction s’est effectivement terminée le 9 décembre dernier, lorsque le Conseil de l’Union européenne a décidé à l’unanimité de récompenser le mépris criminel d’Israël pour le droit international, par la revalorisation de l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël. Israël a clairement déduit de cette décision que l’Union européenne tolère ses actions contre les Palestiniens soumis à son occupation. La société civile palestinienne a également reçu le message : les gouvernements européens sont devenus aussi complices des crimes de guerre d’Israël que le gouvernement des Etats-Unis.

La grande majorité des gouvernements du monde, particulièrement dans le sud, portent également une part de responsabilité. En continuant comme à l’ordinaire à faire des affaires avec Israël, par des accords commerciaux, des achats d’armes, des liens universitaires et culturels, des ouvertures diplomatiques, ils ont fourni la base nécessaire à la complicité des puissances mondiales et, par conséquent, à l’impunité d’Israël. De plus, leur inaction au sein de l’ONU est inexcusable.

Le Père Miguel D’Escoto Brockman, Président de l’Assemblée générale de l’ONU a préconisé dans un récent discours devant l’Assemblée la seule voie morale à suivre par les nations du monde dans leurs rapports avec Israël :
« Il y a plus de vingt ans, nous, les Nations Unies, avions suivi la voie de la société civile lorsque nous avions convenu que des sanctions étaient nécessaires pour fournir des moyens de pression non violents contre l’Afrique du Sud afin qu’elle mette un terme à ses violations.

Aujourd’hui peut-être, nous, les Nations Unies, devrions-nous envisager de suivre la voie d’une nouvelle génération de la société civile, qui appelle à une campagne non violente similaire de boycottage, de désinvestissement et de sanctions pour faire pression sur Israël afin qu’il mette un terme à ses violations. »

Maintenant, plus que jamais, le Comité national palestinien pour le Boycottage, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC), appelle la société civile internationale à ne pas se limiter à protester et à condamner de diverses manières le massacre perpétré par Israël à Gaza, mais également à s’associer à la campagne internationale de Boycottage, de Désinvestissement et de Sanctions (BDS) contre Israël pour mettre fin à son impunité et le tenir pour responsable de ses violations systématiques du droit international et des droits des Palestiniens. Sans une pression soutenue et efficace exercée par les personnes de conscience du monde entier, Israël continuera de perpétrer graduellement ses actes de génocide contre les Palestiniens, enterrant toute perspective d’une juste paix dans le sang et sous les ruines de Gaza, Naplouse et Jérusalem.

Comité national palestinien pour le Boycottage, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC)*
[Palestinian Boycott, Divestment and Sanctions National Committee, (BNC)]

Ramallah occupée, Palestine
Le 27 décembre 2008.

* Le Comité national palestinien pour le Boycottage, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC) inclut les organisations suivantes :
Council of National and Islamic Forces in Palestine ; General Union of Palestinian Workers ; Palestinian General Federation of Trade Unions ; Palestinian Non-Governmental Organizations’ Network (PNGO) ; Federation of Independent Trade Unions ; Union of Palestinian Charitable Organizations ; Global Palestine Right of Return Coalition ; Occupied Palestine and Golan Heights Advocacy Initiative (OPGAI) ; General Union of Palestinian Women ; Palestinian Farmers Union (PFU) ; Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign (STW) ; Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI) ; National Committee to Commemorate the Nakba ; Civic Coalition for the Defense of Palestinian Rights in Jerusalem (CCDPRJ) ; Coalition for Jerusalem ; and Palestinian Economic Monitor.

Traduit de l’anglais par JPH

Texte original en anglais :bds-palestine

DZone
06/01/2009, 00h51
Manque d'eau, d'électricité et de nourriture
Gaza : l'enfer sous les bombes
http://www.jeune-independant.net/photos/p/laune.jpg


Plus de la moitié des infrastructures et habitations ont été détruites à Gaza, la ville palestinienne qui subit depuis onze jours un déluge de bombes, y compris à phosphore, armes prohibées par les conventions internationales. Ces bombardements ont fait, selon un dernier bilan, 540 martyrs dont 82 enfants et 114 femmes, les cibles privilégiées de l’armée d’occupation israélienne qui a lancé une agression tous azimuts contre une population soumise depuis trois ans à un blocus sans précèdent.

Tous les édifices publics et administratifs ont été rasés, soit 127 structures dans une ville qui s’étend sur 45 km du nord au sud et sur 12 km de l’est à l’ouest et par endroit sur 8 km seulement. Selon l’Agence des Nations unies pour l’aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa) et des organisation humanitaires sur place, l’équivalent d’au moins 30 mille tonnes de bombes a été déversé sur la ville rasant des quartiers entiers notamment dans le Nord ainsi que dans les localités de Beit Hanoun et Beit Lahya. Les habitants de ces deux localités ont fui leurs maisons pour se réfugier dans des écoles ou se sont déplacés vers la bande littorale à l’Est en raison des bombardement menés par les blindés israéliens stationnées à l’est du territoire depuis le début de l’offensive terrestre lancée il y a quatre jours. Les mêmes sources ont fait savoir que 12 mosquées et association caritatives ont été rasées par l’aviation israélienne tandis que 23 établissements scolaires ont été touchés ou partiellement détruits.

Les hôpitaux sont, pour leur part, submergés par l’afflux de victimes tandis que les médicaments se raréfient faute d’approvisionnement à partir du terminal de Rafah, fermé par l’Egypte.

Cela d’autant que le pilonnage systématique de la ville a provoqué la destruction des châteaux d’eau ainsi que des stations électriques dont la dernière a cessé de fonctionner avant-hier en raison du manque de carburant. Les habitants ont eu aussi recours aux ramassage du bois et des restes des meubles des maisons détruites pour faire face au froid hivernal, selon des témoignages des habitants recueillis par des médias sur place. Dans ce contexte de chaos, les communications téléphoniques sont difficiles tandis que les portables manquent cruellement de recharge en raison de la rupture d’électricité, ont fait savoir les mêmes sources.

L’Unrwa a, dès lors, lancé un appel urgent pour faire parvenir les aides aux Palestiniens et a mis en garde contre l’aggravation de la situation humanitaire dans la bande de Gaza du fait de la persistance des agressions israéliennes.

Le Jeune Indépendant

Sioux foughali
06/01/2009, 00h53
Surtout ne pas permettre aux islamistes radicaux de confisquer la lutte.


Samedi soir, l'administraiton americaine a clairement exprimé sont souhait de voir plus de morts encore en Palestine en etant la seule au monde à avoir refusé de voter une resolution de cessez le feu apres avoir encouragé le blocus , punition collective contre tous les habitants de Ghaza


Il faut donc en plus faire quelques derisoires sacrifices materiels qui ,multipliés par des centaines millions porteront des coups tres tres durs à l'economie americaine jusqu'à ce l'administration americaine change de posture.

obstructions et boycots contre l'economie americaine de Dakar à Tachkent ou Kazan ( Russie) et Malaisie via Istanbul et Alger !

De Dakar à Tachkent , Kazan ( Russie) , Malaisie via Istanbul , Alger, Qatar , , ne pas permettre aux islamistes radicaux de confisquer la lutte !


Tant qu'il n'y aura pas de pressions contre les USA, il n'y aura jamais de paix-partage en Palestine

1 cessez le feu reciproque
2 levée du blocus
3 evacuation de colonies
4 En 6 mois , deux Etats viables en Palestine avec une voie de connexion entre Ghza et Cisjordanie et sous scette voie, une voie tunnel pour relier Neguev au reste d'Israel à l'ouest.
5 Al Qods Jerusalem capitale commune aux 2 Etats


Dérrière une feuille de route de ce type , mobilisation intercontinentale des peuples contre les USA , leur economie et leur administration , digne heritiere des criminels de guerre bombardeurs au chimique des vietnamiens et qui d'ailleurs refusent encore aujourd'hui de signer la convention contre les bombes aux multiples sous munitions qui tuent même bien après les conflits ( un crime contre l'humanité , incontestable )

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