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DZone
05/01/2009, 23h14
On n'éteint pas les braises en ignorant l'origine de l'incendie
Par m.a boumendil , le 05/01/2009 |

Dans la bande de Gaza, l'armée israélienne continue son incursion terrestre, faisant de plus en plus de victimes et multipliant les destructions, tandis que les autorités de l'Etat hébreu restent sourdes aux appels à la trêve qui se multiplient à travers le monde, ponctués de nombreuses manifestations qui condamnent l'agression contre les populations palestiniennes.

Alors que les Etats-Unis, sous l'autorité de George Bush jusqu'au 20 janvier, empêche le Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter un texte consensuel appelant à un cessez-le-feu, le président français entame une tournée dans la région. Au programme de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui, un déjeuner à Charm el-Cheikh (Egypte) avec son homologue Hosni Moubarak, puis une rencontre à Ramallah (Palestine) avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et un dîner en Israël avec le Premier ministre Ehoud Olmert. Sa tournée le mènera demain à Damas (Syrie) où il rencontrera le président Bachar el-Assad, avant de s'entretenir, au Liban, avec le nouveau chef de l'Etat, Michel Sleimane.

Le long de sa tournée, Nicolas Sarkozy tentera de faire accréditer l'idée d'un cessez-le feu immédiat. Néanmoins, de nombreux observateurs doutent déjà du succès de son entreprise, y compris la classe politique française. Le ministre français des Affaires étrangères lui-même a reconnu avoir « déjà proposé du concret, sans succès ».

Le pronostic est malheureusement d'autant plus plausible que le président français, avant son départ, a déclaré que « le Hamas porte une responsabilité lourde dans la souffrance des Palestiniens ». Ce faisant, il envoie un signal aux autorités israéliennes qu'il conforte dans leur argumentaire de « légitime défense » et perd la qualité première propre au médiateur, la neutralité. En somme, il se disqualifie quelque peu dans le rôle qu'il voudrait jouer.

Le deuxième élément qui plaide en faveur de l'échec de Nicolas Sarkozy relève de la nature même de l'Etat hébreu qui, comme en témoignent les 60 ans de son existence, n'a d'oreille que pour la Maison Blanche où, pour l'heure et jusqu'au 20 janvier, siège l'un de ses plus grands alliés inconditionnels. Les Israéliens peuvent compter sur lui pour bloquer toute initiative consensuelle de la communauté internationale en faveur de l'arrêt de son agression.

Du côté du Hamas palestinien un effort considérable a été pourtant consenti. Un haut responsable de l'organisation a déclaré, hier, que le Hamas est prêt « à accepter n'importe quelle trêve, à la seule condition d'avoir des garanties qu'Israël respectera ses engagements ». C'est probablement le seul fait positif depuis le début de l'offensive israélienne depuis une dizaine de jours.

Cette donnée nouvelle aurait pu être un atout supplémentaire entre les mains de Sarkozy, s'il ne s'était empressé de pointer du doigt la responsabilité de Hamas, mettant ainsi dos à dos les victimes et les agresseurs. En tout état de cause, il semble très difficile pour le président français d'éteindre le brasier s'il refuse de situer l'origine de l'incendie.

TSA

iwamachngoulek
05/01/2009, 23h20
le gnome qui sert de président aux français ferait mieux de se taire ou sait qu'il a des partis pris apres tout c lui même un sionnnnnn :confused:

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