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djet 7
07/01/2009, 13h15
Plus de 4.200 soldats américains ont trouvé la mort en Irak. Crédits photo : AP
«Je n'ai pas fait campagne en disant : je serai capable de faire face à une attaque», a confié le président sortant américain qui ajoute cependant «quitter la Maison-Blanche la tête haute».

Si la guerre en Irak l'a pris par surprise, George W. Bush ne la regrette pas. A quelques semaines de son départ de la Maison-Blanche, le 43e président américain est revenu, lundi, une heure durant devant les caméras de la chaîne ABC sur les hauts et les bas de sa présidence. Franc, le Républicain a admis ne «pas avoir été préparé pour la guerre » en Afghanistan puis en Irak. «Je n'ai pas fait campagne, en 2001, en disant : je serai capable de faire face à une attaque, je n'ai pas anticipé la guerre», a-t-il reconnu, rappelant le caractère complètement inattendu des attentats du 11-Septembre qui l'ont conduit à déclarer une «guerre mondiale contre le terrorisme».

Mais ce manque d'expérience ne constitue en rien un mea culpa de George W. Bush sur le conflit irakien. Le Républicain ne regrette qu'une chose : «la défaillance du renseignement» et l'absence en Irak d'armes de destruction massive (AMD). «J'aurais souhaité que le renseignement eût été différent. Ce ne sont pas seulement les membres de mon administration qui ont cru que Saddam possédait les AMD, mais aussi des membres du Congrès et de nombreux chefs d'Etat étrangers», a insisté l'ancien gouverneur du Texas. «Si Saddam avait les ADM, étant donné qu'il refusait la visite des inspecteurs de l'ONU, la guerre devait avoir lieu». Et si George W. Bush avait su en 2003 qu'aucune ADM n'existait, serait-il toujours entré en guerre ? «C'est une question intéressante. Ce serait revenir sur ce qu'on a fait, et c'est une chose que je ne peux pas faire», a-t-il esquivé.

«Retrouver une vie quotidienne normale»

«Je n'ai jamais compromis mes principes», a toutefois défendu George Bush qui cite son refus de retirer les GI d'Irak. «Si j'avais accepté, j'aurais enfreint le principe selon lequel, lorsqu'on met en danger la vie d'un de nos jeunes, c'est pour gagner. Je ne vais pas laisser nos fils mourir en vain, je crois que nous pouvons gagner en Irak», a-t-il justifié. «Je ne passe pas beaucoup de temps à m'inquiéter de ce que l'histoire retiendra de moi. Je quitte la Maison-Blanche la tête haute. Nous sommes au milieu d'une guerre avec des voyous idéologiques mais nous avons réussi à protéger l'Amérique», a-t-il poursuivi.

Le Républicain qui espère qu'on se souviendra de lui comme «un politicien qui n'a pas vendu son âme» désire, toutefois, après le 20 janvier, date à laquelle Barack Obama lui succédera, se retirer loin des feux de la rampe. «Avec Laura , nous aspirons à une vie quotidienne normale», révèle l'ancien gouverneur du Texas qui n'entend pas pour autant se contenter d'une retraite dorée et oisive. Il projette d'écrire un livre et de continuer à servir les Etats-Unis à travers la création d'un institut politique à l'université méthodiste du sud, près de Dallas. George Bush n'exclut pas d'ailleurs d'aider le sénateur de l'Illinois si celui-ci le lui demande. «‘Si je peux vous aider, faites le moi savoir' seront les derniers mots que je lui lancerai», a-t-il assuré.

Bush «désolé» de voir la crise toucher les Américains

«Bien sûr, je n'aime pas l'idée de savoir que les Américains perdent leur travail (…), mais ils doivent aussi savoir que nous allons sauver le système (…) et que s'il faudra faire plus, nous ferons plus» a-t- indiqué. S'il se sent «responsable» de cette crise qui a explosé au cours de son mandat présidentiel, Bush a également affirmé que «les gens réaliseront, une fois que l'histoire de cette période sera analysée, qu'une grande partie des décisions qui ont été prises à Wall Street l'ont été plus de dix ans» avant qu'il ne devienne président.


lefigaro.fr)

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