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clauvis
09/01/2009, 21h32
Barack Obama a nommé hier Dennis Blair (à gauche) à la direction du renseignement national. Pro-israélien, il est pressenti pour représenter la politique Obama au Proche-Orient. Crédits photo : AFP
L'idée de contacts informels avec le mouvement islamiste est évoquée. Malgré les réticences de certains conseillers du président élu.

http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif Que fera Barack Obama pour éteindre l'incendie de Gaza, un dossier qui le laisse «profondément inquiet», mais sur lequel il refuse de s'engager (http://www.lefigaro.fr/international/2009/01/06/01003-20090106ARTFIG00464-le-silence-d-obama-permet-a-israel-d-agir-sans-entraves-.php)jusqu'à son investiture ? À dix jours de la fin du mandat de George W. Bush, les États-Unis ont amorcé jeudi soir un virage important de leur position sur le conflit israélo-palestinien, en s'abstenant, au lieu d'utiliser leur droit de veto, lors du vote d'une résolution de l'ONU appelant à un cessez-le-feu immédiat.
Mais la question qui intrigue experts et diplomates concerne la politique que mènera le prochain président après le 20 janvier. «Tout le monde a confiance en lui, mais personne n'a la moindre idée de ce qu'il fera parce que ce sera quelque chose de pragmatique et que le pragmatisme ouvre une grande marge de manœuvre», résume l'ancien ministre des Affaires étrangères français Hubert Védrine, de passage dans la capitale américaine pour sonder les intentions de la future Administration. «Ce qui paraît certain, c'est qu'en politique étrangère, il fera quelque chose de tout à fait différent», dit-il.

Une révolution


Selon le quotidien britannique The Guardian (http://www.guardian.co.uk/world/2009/jan/08/barack-obama-gaza-hamas), citant des sources dans son entourage, Obama serait disposé à ouvrir des contacts informels avec le Hamas. George W. Bush refusait tout dialogue avec le mouvement islamiste, qui figure sur la liste des organisations terroristes. La nouvelle équipe n'envisagerait pas, dans un premier temps, d'établir un dialogue officiel, mais d'instaurer des liens à travers les services de sécurité américains, un peu comme cela avait été le cas dans les années 1970 quand les États-Unis avaient décidé de miser sur l'OLP. Si cette option était retenue, elle représenterait une révolution dans l'approche américaine du conflit.
Nombre d'experts partagent l'idée que la politique de Bush a été un échec. Dans un article publié par la New York Review of Books, le spécialiste Robert Malley, constatant l'échec de la politique de paix de Bill Clinton comme celle de la politique de force de Bush, parle de la nécessité «d'écrire un scénario totalement nouveau». «En soutenant l'offensive israélienne, l'Administration Bush réitère les erreurs faites pendant la campagne israélienne au Liban de 2006, sans voir que la poursuite du conflit renforce le Hamas, affaiblit les régimes arabes modérés et discrédite l'Occident», explique-t-il au Figaro. Aaron David Miller, un ancien du département d'État, affirme que Washington restera «un médiateur inopérant» s'il n'apprend pas à imposer des limites à Israël au lieu d'être à la remorque de la politique de Jérusalem.

Divisions internes


Mais certaines sources affirment que l'équipe Obama est en réalité divisée entre plusieurs courants et qu'il est impossible de savoir de quel côté penchera la balance après le 20 janvier. Les personnalités susceptibles de prendre la main sur le dossier du Proche-Orient après le 20 janvier, ne sont pas réputées pour partager vraiment les options évoquées par le Guardian. Hillary Clinton, connue pour son engagement en faveur d'Israël, avait qualifié de naïve l'idée d'un dialogue avec le Hamas pendant la campagne. Dennis Ross, dont le nom est cité comme l'un des futurs architectes de la politique Obama au Proche-Orient, est connu pour ses positions plutôt pro-israéliennes. La tonalité générale de la presse continue de mettre en avant la sécurité d'Israël. Fidèle à ses habitudes, le Congrès américain, démocrates et républicains confondus, vient de voter une nouvelle résolution de soutien à son allié

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