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Voir la version complète : Les Etats-Unis humiliés par leur allié israélien


icosium
15/01/2009, 11h33
mercredi 14 janvier 2009

Telle que la raconte le premier ministre israélien, M. Ehud Olmert (1), l’histoire n’est pas flatteuse pour la Maison Blanche. Elle rappelle presque les diktats coloniaux. Un président qui interrompt son discours pour prendre au téléphone un premier ministre très courroucé. Le premier ministre somme le président de modifier sur le champ une décision que son pays s’apprête à prendre. Le président s’exécute, et puis reprend son discours…

Ainsi donc, apprenant que les Etats-Unis s’apprêtaient à voter la résolution du conseil de sécurité des Nations unies réclamant un cessez-le-feu immédiat à Gaza, M. Olmert aurait appelé le président George W. Bush, appris qu’il prononçait un discours, exigé qu’il l’interrompe, obtenu enfin de lui qu’il désavoue sa secrétaire d’Etat Mme Condoleezza Rice en changeant le vote américain favorable à la résolution des Nations Unies en abstention. Mme Rice fait démentir cette version, humiliante pour elle, M. Bush aussi. Sans convaincre.

Comment en effet de ne pas s’interroger sur la très grande docilité de la superpuissance américaine envers les actions et les exigences de son allié israélien. Au moment de l’incident relaté par M. Olmert, le Congrès votait d’ailleurs une résolution quasiment unanime de soutien à l’armée israélienne (2). A croire que lorsqu’il s’agit de la politique américaine au Proche-Orient, la marge de manœuvre de Tel-Aviv ne connaît aucune limite et qu’il est presque miraculeux que Washington n’ait pas voté contre la résolution de l’ONU...

Comment expliquer une telle mansuétude, un tel aveuglement ? Par les intérêts stratégiques américains dans la région, estiment les uns. Par le poids d’un lobby pro-israélien qui réunit une fraction aussi appréciable que bien organisée de la population juive américaine et nombre de fondamentalistes protestants voyant dans la supériorité d’Israël l’accomplissement d’une prophétie biblique ? Inutile de choisir entre ces deux options ; elles ne sont pas contradictoires. Aux Etats-Unis, le système politique favorise – au-delà des partis, des présidents – les desseins israéliens, quels qu’il soient. M. Olmert n’a commis qu’une maladresse en la matière : le proclamer.

(1) « Olmert Says He Made Rice Change Vote », New York Times, 12 janvier 2009.

(2) La résolution du Sénat « reconnaissant le droit d’Israël à se défendre contre les attaques venues de Gaza et réaffirmant le soutien appuyé (“strong support“) des Etats-Unis à Israël dans sa bataille contre le Hamas et soutenant le processus de pais israélo-palestinien » a été adoptée à l’unanimité. Celle de la Chambre des Représentants « reconnaissant à Israël le droit de se défendre contre les attaques venues de Gaza, réaffirmant le soutien appuyé des Etats-Unis à Israël et soutenant le processus de paix israélo-palestinien » a été adoptée par 390 voix contre 5, avec 22 abstentions.

Le Monde Diplomatique

kaiser
15/01/2009, 11h57
JERUSALEM (AP) -- Une caméra de télévision a surpris le Premier ministre israélien Ehoud Olmert en train de conseiller son homologue italien Romano Prodi sur ce qu'il devait dire lors d'une conférence de presse conjointe à Rome.

Les images prises par la chaîne israélienne Channel 10 TV montrent les deux hommes, qui ne savent pas apparemment qu'ils sont filmés, converser à propos de la conférence de presse organisée mercredi à l'occasion de la visite d'Olmert.

Ce dernier recommande à Prodi de mentionner les exigences de la communauté internationale à l'égard du gouvernement palestiniens du Hamas, sommé de reconnaître Israël, renoncer à la violence et respecter les précédents accords de paix.

"Il est important pour moi que vous souligniez les trois principes du Quartette, (que vous disiez) qu'ils ne sont pas négociables, qu'ils sont la base de tout. S'il vous plaît, dites-cela", demande-t-il au président du Conseil italien en se penchant vers lui.

Olmert demande également à Prodi de mentionner le statut d'Etat juif d'Israël, manière d'exclure la revendication palestinienne d'un retour de millions de réfugiés et de leurs descendants qui risquerait de compromettre l'équilibre démographique de l'Etat hébreu et peut-être ainsi son caractère juif.

Message apparemment entendu par le chef du gouvernement italien. "Tout processus de paix doit passer par une renonciation de la violence, la reconnaissance de l'Etat d'Israël, la reconnaissance des accords passés et, je dois ajouter, également la reconnaissance d'Israël en tant qu'Etat juif", a-t-il ainsi dit devant la presse. AP

El Hassan
15/01/2009, 19h40
Kaser y-a-t-il une video dessus qui traine quelque part ?

kaiser
15/01/2009, 19h47
j avais deja vu la video a l epoque mais j essayerai de la retrouver et je te tiendrai au courant

kaiser
15/01/2009, 20h03
http://www.youtube.com/watch?v=3uO_FHeHB2k

DZone
15/01/2009, 20h16
http://www.youtube.com/v/3uO_FHeHB2k&hl=fr&fs=1

djamal 2008
15/01/2009, 21h52
mais cela s'est toujours passé comme ça, rappelez-vous lorsque M. Clinton avait refusé de remettre en liberté l'espion israélien, et que Benjamin Netanyahu l'avait menacé à partir même de son pays ( Etats-Unis ) et que Israël possédait d'autres moyens pour mettre à mal le président, quelques temps plus tard l'affaire Lewinsky aura exposé et l'article avait aparu sur le Drudge Report de Los Angeles où vivait le père de Monica, un fieffé sioniste, dentiste de profession. Ca vous va cette histoire?

J'ai voulu reprendre cette histoire parce que je vous reconnais votre attachement à ce genre d'intrigue que d'aucuns appelle théorie du complot.

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