PDA

Voir la version complète : QG de Benflis : propos désolants


neil
10/04/2004, 15h37
In Libération du 10.04.2004 Par Florence Aubenas

Propos désolants en gras

l est 10 heures vendredi et les cadres du FLN qui grimpent l'escalier du siège de l'ex-parti unique, à Alger, ont la gueule retournée des mauvais lendemains électoraux. Aucun résultat officiel mais la rumeur circule : Bouteflika aurait été réélu. Mohammed Allallou n'en revient toujours pas. Il y a vingt-quatre heures, cet ancien ministre des Sports était persuadé qu'Ali Benflis, ex-chef de gouvernement de Bouteflika, l'emporterait. Allallou n'était pas le seul. Une partie de la classe politique, des hommes de presse, des hauts fonctionnaires, bref de ceux qu'on appelle ici «l'élite», jurait la veille encore de la victoire de Benflis. Dans ce pays où c'est la haute hiérarchie militaire qui fait et défait les présidents, des «assurances avaient été données que nous pouvions y aller», assure un cadre du FLN. Allallou : «Ils nous ont roulés.»

A l'état-major de Benflis, la télé est branchée sur l'annonce des résultats. Le ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, fait durer le suspense. Dans l'assistance, un cadre du FLN veut encore y croire. Calme sa voisine : «On aura au moins un deuxième tour.» ça y est, ça tombe. Bouteflika : 83,7 %. Pas un mot. Puis on parle de fraude massive. De recours à déposer. «C'est l'humiliation.»

Brouhaha de panique. A toute élection, n'importe quel gamin peut désigner les yeux fermés les candidats chargés de faire de la figuration et celui que les décideurs militaires ont adoubé. Or, pour la première fois, «le système avait aligné deux chevaux, Bouteflika et Benflis, explique un fin connaisseur du sérail. Chacun était persuadé d'être l'élu des militaires.» La campagne s'est, du coup, déchaînée, en pamphlets, en écrits, déchirant un milieu jusque-là soudé par ses privilèges et sa proximité du pouvoir. Vendredi, chez les perdants, on sentait monter les premiers regrets. Un brouhaha de panique chez ces habitués aux bonnes grâces. «La vengeance de Bouteflika va être terrible, dit un cadre. Je vais peut-être aller quelques mois me faire oublier à Paris.» Depuis six mois, il avait régulièrement en ligne «un colonel qui nous promettait tout». Son portable ne répond plus.

Benflis arrive. Une femme en pleurs se précipite sur lui. Abda Hadda possède et dirige le quotidien El Fadj : «On s'était engagés à fond. Et on nous lâche de partout.» A commencer par «le peuple», cette société de «corrompus qui s'est laissé acheter par Bouteflika». Des incapables. Des analphabètes. «On ne peut jamais leur faire confiance : déjà, ils avaient voté FIS en 1991», martèle un apparatchik. «L'armée avait promis qu'elle interviendrait en cas de fraude généralisée, dit une magistrate. Sans bain de sang bien sûr.» En 1991 déjà, elle avait soutenu l'annulation des élections par les militaires, qui avait provoqué une guerre civile qui a fait de 150 000 à 200 000 morts. Abda Hadda aussi. «On a toujours été avec eux. Alors, qu'ils se démerdent comme ils veulent, mais qu'ils nous enlèvent Bouteflika.»

«Le message est clair.» La veille, dans la nuit, un appel à une «marche pacifique spontanée» avait été lancé depuis le QG de Benflis. Vers 23 heures, une centaine de personnes, en tailleur et cravate, se retrouvent place du 1er-Mai devant un impressionnant cordon policier. Ça matraque tout de suite. «Le message est clair», dit un membre de cette nouvelle opposition. Il remonte dans sa Mercedes. Un groupe de jeunes surgit. Ils allument des pétards, pulvérisent du Flytox pour l'incendier. Hurlent «Vive Bouteflika !». Les premières voitures du candidat victorieux passent en klaxonnant. Le groupe se met à crier «Ulac smah l'vote» * «pas de vote» *, slogan appelant au boycott en Kabylie. Puis «Vive Mouloudia !», un club de foot. L'un sniffe de la colle. L'autre tape dans un ballon. Ils entourent la petite dizaine de manifestants. A nouveau «Vive Bouteflika !». Les autres finissent par s'en aller. Ont voté.

Fin de l'article de Florence Aubenas



Commentaire :

Ainsi donc Messieurs les partisans de Benflis et M. Benflis avaient eu des ASSURANCES des militaires ? Propos tres interessants. Sans plus de commentaires je dirais que c'est dommage pour l'intégrité tant proclamée de M. Benflis et de ses militants (dégonflé pour celui qui est intervenu dans l'article ... partir à paris se faire oublier ?). Aussi, j'espère que les recours de Benflis seront de meilleure qualité que les propos désobligeants qu'il a proféré lors de sa campagne électoral. Puisque la majorité des PV sont co-signés par les représentants de la coalition Benflis-Sadi-Djaballah.

Safy
10/04/2004, 16h16
neil ,

Je pense que tu es un gars intellegent , laisse tomber les ragots a chauds dans une permanaces d'candidat defait.
Tu ne vat attribuer les reations des courtisans aux candidats.

On est deja servi par les cochenerie de notre propre presse alors, basta celle des autres. Si tu y tiens vat voir dans les archives d'ALWATAN la couverture comlete de la campagne de Djaballah par Salima Tlemçani !
Quand il a demare le premier jour a Boumerdes, le sort etait jetté.

.

Le Fantome
10/04/2004, 16h22
Moi, je n'ai qu'un seul voeu à formuler, que Boutef fasse sauter une fois pour toute le F.L.N et leurs cadres pourris jusqu'à la moelle....

nassim
10/04/2004, 16h28
Boutef est lui même une pourriture.

superted
11/04/2004, 20h02
Ainsi donc Messieurs les partisans de Benflis et M. Benflis avaient eu des ASSURANCES des militaires ? Propos tres interessants. Sans plus de commentaires je dirais que c'est dommage pour l'intégrité tant proclamée de M. Benflis et de ses militants


il est possible qu'il ne soit pas integre mais je ne vois pas le rapport avec ces propos ! les militaires auraient donné des garanties et c'est pour ça que benflis se serait jetté a l'eau ! je ne vois pas où est le manque d'integrité ?????? il se serait presenté en pensant que le scrutin serait juste !

12/04/2004, 13h24
Moi, je n'ai qu'un seul voeu à formuler, que Boutef fasse sauter une fois pour toute le F.L.N et leurs cadres pourris jusqu'à la moelle....

Le FLN ne sautera jamais , c’est le cœur du system.

Il ne faut pas oublier que le salaire mensuel d’un député est de 300 000 DA.

Voila le scénario le plus plausible :

Les députés FLN, pour sauver leurs salaires alléchants vont rejoindre le camp des redresseurs et pousser Benflis à la porte. Ils ont appelé déjà à un congrès de Réconciliation avec les redresseurs.

Entre Benflis et 300 000 DA , le choix est vite fait. :lol:



Tant que le FLN existe il n y aura jamais de démocratie en algerie , même après le départ de Bouteflika.

citoyen
13/04/2004, 12h57
Entre Benflis et 300 000 DA , le choix est vite fait.

Il faut pas leur en vouloir à ses fougassistes, ils doivent bouffer et s'habiller.

Maintenant c'est histoire de pin's "ouhda ettenia" qui fais foi.
Si tu le portes c'est un salaire à perpétuité...

nassim
13/04/2004, 13h36
Et les brosses à reluire du RND, ils sont envoyés en tant que prophètes de la démocratie, peut être?

Si Benflis a le FLN derrière lui, Boutef a les chiens de gardes du RND derrière lui. Certains ont tendance à oublier que Boutef est soutenu par les voleurs/fraudeurs du RND qui ont été les premiers à se recylcer dans un nouveau parti (lorsque la maison FLN prenait l'eau de partout), mais tout en gardant les même pratiques de feu FLN d'antan.

citoyen
13/04/2004, 13h53
Tout le monde sait renifler l'odeur de la fougasse bien chaude..
Il se trouve que certains sont champions dans le recyclage sans faire appel au talent de la mise.

Ceux qui ont misé sur Benflis ont perdu, mais on assiste déjà à un recyclage de certains (prétextant que le FLN ne doit pas exploser). Donc il n'y a pas que le RND mais aussi le MSP sans parler de tout ce qui rompe et renifle par terre l'odeur de la fougasse (Les quotidiens aussi).

Kelb Kelb oua Tarouss Tarouss.

Ecoeuré.

Cookies