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Voir la version complète : EIIC réserve 20 milliards de dollars pour l’Algérie


zek
22/01/2009, 20h01
Ses investissements sont exclusivement hors hydrocarbures


Depuis son installation en Algérie au début 2006, le groupe émirati poursuit inlassablement sa stratégie d’implantation en développant plusieurs nouveaux projets dans l’industrie, l’agroalimentaire, les services et les grands projets urbains.

“Nous sommes là et rien, pas même la crise financière mondiale actuelle, n’altérera notre intention d’investir en Algérie à travers des projets structurants”, nous a affirmé, hier, le Dr Camille Nassar, CEO pour l’Algérie, représentant du groupe Emirates International Investment Company (EIIC).
Au cours d’une rencontre avec la presse, celui-ci a dévoilé le chiffre de 20 milliards de dollars en guise de montant d’investissements hors hydrocarbures, dans différents secteurs d’activités prévus pour l’Algérie.

EIIC connu pour être le futur réalisateur du gigantesque projet de Dounya Parc, du reste très attendu par les Algériens, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et annonce d’autres projets d’envergure dans plusieurs secteurs, mais surtout dans plusieurs villes d’Algérie à l’image d’Oran, de Annaba ou encore d’El-Tarf. Hormis les blocs d’hôtels prévus à Moretti et à Bab Ezzouar, la région d’Alger se taille, du moins pour l’instant, la part du lion en termes d’investissements qui toucheront le tourisme, l’immobilier, l’agriculture, l’industrie et les matériaux de construction.

Le secteur financier n’est pas en reste puisque EIIC a postulé (dossier déposé) pour l’acquisition d’une licence de banque et attend le feu vert pour commencer la concrétisation de projets déjà au stade avancés au point de conception.
“Le marché algérien nous intéresse au plus haut point et nous croyons en ses fortes potentialités ; nous avons décidé de soutenir son essor. Ceci obéit à notre stratégie d’investissement qui, d’ailleurs, ne peut avoir un retour qu’à long terme. C’est dire que nos relations avec les Algériens sont encore plus importantes et vont bien au-delà du souci de gains”, a indiqué M. Camille Nassar en passant en revue les différents projets menés en Algérie, à commencer par celui de Dounya Parc.

Celui-ci sera composé d’une multitude d’aménagements tels qu’une ceinture verte encerclant l’ensemble du parc, des chemins boisés, des points de vue spectaculaires, des vergers, des coupe-vent, des abris naturels et de splendides jardins botaniques. Sans omettre l’optimisation de l’utilisation de l’eau et le recours aux énergies solaire et éolienne, dans le souci constant du respect de la nature.

En périphérie, quelques aménagements tels qu’un hôpital, une école internationale, des hôtels, des aires de loisirs et des services de haut standing qui viennent offrir aux visiteurs confort et sécurité.
“Ce projet est destiné à tous les Algériens sans exclusion aucune, et j’espère qu’il servira de poumon par lequel la capitale va respirer parce que 70% de la surface de 830 ha seront dédiés aux espaces verts”, insistera notre interlocuteur citant au passage des projets d’ordre touristique comme celui de Aïn Taya. Sur le plan de l’agro-industrie, il parlera aussi du complexe agricole de 24 000 têtes dont 12 000 vaches laitières.

Ce projet permettra de donner une nouvelle dimension à la production laitière nationale en promouvant une filière intégrée susceptible de réduire la facture d’importation de poudre de lait et la dépendance de l’Algérie vis-à-vis des fluctuations des prix sur les marchés internationaux.

L’autre projet dans le domaine de l’industrie, tout aussi intéressant, concerne la câblerie baptisé Cablet al-Djazaïr comprenant les installations de production, de distribution et de gestion, dont EIIC annonce le démarrage incessamment comme le groupe émirati se montre très actif dans la production de matériaux de construction (le ciment et le fer, notamment) en réservant un projet de l’ordre de 8,5 milliards de dollars.

L’accent est mis, à l’occasion, sur les délais de réalisation qui ne sauraient dépasser les 3 à 5 ans à partir du démarrage qui n’attend que le feu vert des autorités algériennes.

Nabila Saïdoun
22-01-2009. Liberté

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