PDA

Voir la version complète : Chemins de fer : En attendant le premier TGV algérien


Medgasen
26/01/2009, 08h50
Source quotidien d'Oran 26-01-2009


Chemins de fer : En attendant le premier TGV algérien
par Amine L.
http://www.lequotidien-oran.com/files/2-26012009.JPGRattraper un retard de trois décennies : c'est le pari du gouvernement pour sauver le rail et la SNTF. Mais sur la voie du redressement, les embûches ne manquent pas.

Un sauvetage à plus de 2 000 milliards de dinars ! C'est le coût du redressement. Les ministres, qui se sont succédé à la tête du département des Transports, essayent, depuis maintenant près d'une décennie, de jouer un double coup gagnant : désengorger les routes avec leur lot de bilans annuels macabres et de pollution, et du coup, sauver le rail, une activité en perdition. Dix ans après le lancement du premier plan de sauvetage, le secteur a encore du chemin à faire. Pour réussir à mener le rail vers des futurs meilleurs, les responsables du secteur seront jugés sur leur capacité à régler au moins quatre dossiers noirs qui écornent l'image de la SNTF : un réseau vétuste, la question des tarifs et les retards dans l'exécution des projets. Au bout de ce plan de sauvetage, la SNTF aura l'obligation de remplir coûte que coûte ses wagons. Première priorité : le fret. La SNTF doit encore surmonter bien des écueils pour faire du transport de marchandises par le rail une activité durable et rentable, capable de prendre 25 % du trafic à la route d'ici à 2014, comme l'a exigé le plan quinquennal. Le plan pèse de tout son poids pour obtenir une rapide amélioration du réseau ferroviaire algérien, indispensable à la croissance de l'activité. La SNTF a annoncé son intention de mordre dans le marché du transport du fret. Pour l'heure, c'est le camionnage qui l'emporte largement. La SNTF est bien placée pour le savoir, puisqu'elle détient une filiale fret à 100 % calquée sur le modèle privé, STIM, société par actions créée en février 1994. Elle a pour mission le Transport de Bout en Bout de marchandises en faisant appel au combiné rail-route et toute activité connexe. « Compte tenu de l'ampleur de la tâche qu'il reste à accomplir, ce que nous avons fait jusqu'à présent n'est rien », commente, lucide, un cheminot. Pour voir le bout du tunnel, la SNTF doit entreprendre de vastes transformations en vue de la future bataille du rail. Rénover ses 3.000 km du réseau ferroviaire et réaliser 6.000 autres km. Le transport ferroviaire veut atteindre, à l'horizon 2014, 9.000 km de rails.

Pourtant, depuis quatre mois, la SNTF voit s'empiler les sujets qui fâchent, comme les retards à répétition, le mécontentement des clients confrontés à la « cherté » des tarifs et la montée au créneau du syndicat. « La SNTF a la tête dans les étoiles et les pieds dans la glaise », dit joliment un syndicaliste. Les étoiles, ce sont les futurs LGV à 220 kilomètres à l'heure. La glaise : les retards dans la réalisation des projets. Sur un autre front, la SNTF sait également qu'elle ne réussira pas son pari, si les voyageurs du quotidien sont laissés de côté. Abonnés aux retards, aux annulations, et au manque d'information...



3.000 km de rail à rénover




Le réseau ferroviaire est vétuste. C'est le dossier le plus urgent. De fait, depuis le début des années 2000, l'Etat a investi massivement dans la rénovation des voies; 3.000 kilomètres de rails posent de vrais problèmes, dont 1 800 kilomètres sont en si mauvais état que les trains doivent être ralentis, quand les lignes ne sont pas simplement fermées.

Alarmes tirées, caillassages ou déambulation sur les voies : 22 % des retards sont dus à la malveillance. Mais les usagers subissent également la dure loi du vieillissement des matériels (trente ans en moyenne) et de l'engorgement des réseaux. Le parc roulant est de plus de 10 000 wagons. La SNTF a commencé à acheter des rames neuves et personne ne pleurera les « petits gris ». Le parc sera renforcé par l'acquisition de 64 rames automotrices et 30 locomotives diesel (General Motors). Une formation a été assurée pour le personnel. Il faudra, cependant, attendre encore quelques années pour que le parc soit entièrement renouvelé. Les rames (ainsi que les quais) seront alors dotées d'écrans d'information et la ligne du Nord (de la frontière est à la frontière ouest) sera totalement électrifiée.



Le LGV, la tête dans les étoiles !




Le premier LGV circulera en Algérie vers la fin 2009. Pour ce faire, trois lignes en chantier devront être livrées à temps : Bordj Bou-Arréridj - Khémis Meliana sur 320 km (via Bouira et Béni-Mansour), Boumedfaa - Djelfa sur 260 km et Touggourt - Hassi Messaoud sur 240 km. Le LGV devra développer une vitesse allant de 160 à 200 km/h. Autre circuit qui sera en chantier : Bou-Medfaâ - Hassi-Messaoud en passant par Laghouat, Ghardaïa et Ouargla. Une étude qui sera soumise au gouvernement portera sur la réalisation d'une autre boucle sud-ouest allant jusqu'à Béchar.

La SNTF prévoit ainsi des mises en services en séries durant cette année 2009. A l'Ouest, la desserte par autorail Oran - Tlemcen, qui est déjà mise en service, sera étendue jusqu'à Maghnia. Le projet vient d'être inscrit. Les mises en service de la ligne Oran - Arzew (sur 37 km) et l'autorail Oran - Chlef sont annoncées comme imminentes. La ligne ferroviaire Méchéria - Béchar (360 km) est en chantier. Le projet est doté de 42 milliards de dinars, mais des retards sont signalés.

A l'Est, le tronçon Sétif - Bordj Bou-Arréridj (70 km) a été réceptionné en mars 2006. Deux ans plus tard, l'autorail a circulé pour la première fois entre Constantine et Annaba. La ligne ferroviaire reliant Aïn M'lila à Sidi Yahia (Tébessa) sera mise en service début mars prochain. Une desserte ferroviaire reliera cette année la commune de Chihani (El-Tarf) à Annaba, sur 32 km. La mise en service des lignes Tébessa - M'sila - Bordj Bou-Arréridj et Aïn M'lila - Aïn El-Beïda est imminente. Autres livraisons en 2009 : la nouvelle ligne de voie ferrée reliant les villes de Bordj Bou-Arréridj et M'sila et l'autorail qui reliera Sétif et Alger. L'appel d'offres pour la réalisation de la voie ferrée entre M'sila et Sidi Bel-Abbès a été lancé. Les travaux «seront bientôt entamés». Le doublement de la voie ferrée entre Sétif et Constantine (118 km) sera livré en juin 2009. Le dédoublement de la voie ferrée Ramdane Djamel - Annaba est en cours. Le métro est algérois 2009 sera une année décisive pour la SNTF : les Algérois attendent impatiemment la réception d'un projet grandiose, lancé il y a... 28 ans ! Alger aura enfin son Métro. Dès l'été prochain, soixante-quatre automotrices doivent ainsi être mises progressivement en service pour desservir Alger et sa banlieue. Dix-sept autres autorails sont destinés au réseau régional. Seize locomotives pour le transport de marchandises et cinq locomotives sur les quatorze destinées au transport de voyageurs sont déjà sur place. Cette année 2009, des trains électriques desserviront les itinéraires Alger - Thénia et Alger - El-Affroun. Pour la gestion du service sur le réseau, un avis d'appel d'offres national et international restreint a été lancé pour le choix d'un partenaire étranger qui sera chargé de la gestion et de l'exploitation des services ferroviaires de transport de voyageurs dans la banlieue algéroise. Le partenaire, qui signera un contrat de gestion et d'exploitation pour une durée de cinq ans et demi, travaillera avec la Société de transport ferroviaire de la banlieue d'Alger (SNTFBA), récemment créée - filiale de la SNTF - pour être dédiée aux transports urbains et suburbains de voyageurs dans la banlieue algéroise. Bien sûr, le secteur peut se prévaloir d'avoir attiré l'intérêt du gouvernement qui a mis la main à la poche pour investir « gros », de nature à faire oublier les déboires des trois dernières décennies. Il lui faudra, d'abord et définitivement, gagner la bataille du fret, ensuite préparer la société nationale à gérer le futur parc moderne et, enfin, montrer qu'elle est prête à essayer, bec et ongles, de rattraper les retards. Elle devra, aussi, convaincre les cheminots que la recherche de la rentabilité et de la productivité n'est pas incompatible avec la notion de service public.

Bennis
26/01/2009, 15h37
d'après l'histoire du TGV

en 1967, on parlait de TGV pour une rame qui peut dépasser le niveau de 200Km/h et pour cela on a construit une ligne dédiée appelée LGV permettant la même vitesse 200km/h

actuellement, "dans les ans 2000", un TGV (marque déposée de ALSTOM) est un train d'une vitesse oscillante entre 270 et 320 KM/h et les LGV permettent des vitesses partant de 220 KM

ça
Le LGV devra développer une vitesse allant de 160 à 200 km/h.ce n'est qu'une ligne classique aménagée !

sinan
26/01/2009, 15h47
ce n'est qu'une ligne classique aménagée !

et alors? ou est le probleme?? maénagée modernisée c'est pas le but? et puis ya une difference entre capacité et vitesse effective atteinte

tu fais jamais une remarque sur le fond, toujours sur la forme et t'es pas le seul

Bennis
26/01/2009, 15h58
le problème c'est qu'elle n'a de LGV que le nom

déjà en 1967, pour faire de la grande vitesse il fallait dépasser les 200 km/h ... que dire aujourd'hui !


Exemple:
au Maroc, le TNR (train navette rapide) en duplex circulant sur des lignes classiques, permet d'atteindre les vitesses 160 km/h (nominale) et 180 km/h (de pointe)

tu fais jamais une remarque sur le fond, toujours sur la forme et t'es pas le seul
merci pour ta remarque, et corrige moi si je me trompe

strange mistake
26/01/2009, 16h21
au fond peu importe le nom (comme bennis je trouve que c'est de l'abus de langage, mais avec la presse maghrébine on est habitué), l'important c'est que l'algérie parvienne à moderniser son réseau avec des trains permettant une vitesse de croisière convenable. réaliser un axe TGV est-ouest coûtera excessivement cher à l'algérie (étant donné le relief) donc ça ne peut se concevoir qu'à long terme. cela dit, quand l'état en aura les moyens et le jugera utile, traverser l'algérie d'est en ouest en 4h sera un progrès intéressant.

mansali06
26/01/2009, 18h30
Et Le train à grande vitesse « le pendulaire » .

Le système de train pendulaire, présente une alternative entre les trains à grande vitesse classiques, et les trains traditionnels. En effet, ils peuvent circuler à une vitesse plus importante que celle d’un train classique (250 km/h), et ceci sans l’aménagement de voies ferrées spécifiques aux trains à grande vitesse.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Train_%C3%A0_grande_vitesse_pendulaire

Medgasen
26/01/2009, 18h32
LGV pour une ligne de grande vitesse ne correspond vraiment pas a des trains de 200 km/h.
Sinon le text est claire, l algérie developpe un réseau national de 160-200 km/h a l'image des pays europeen. d'Alger a Annaba, a Oran, constatine, Gardaya, Bachar, setif, msila tebbessa, telemcen...partiquement toutes les villes sont touchées et c'est l'essentiel.

bledard_for_ever
26/01/2009, 19h51
il n a jamais été question de TGV.... le choix est fait

amicalement
26/01/2009, 22h04
pour le moment l'algerie a choisit d'avoir des trains a vitesse unique pour toute l'algerie, le pays des 2 vitesses est juste a coté.:mrgreen:

dolph
26/01/2009, 22h55
il n'est pas question de 2 vitesses, ca sera le TGV dans tout le pays, slmt une différence dans les livraison question de priorité de flux et biensur d'argent , je trouve ca raisonable

ayoub7
27/01/2009, 05h23
pour le moment l'algerie a choisit d'avoir des trains a vitesse unique pour toute l'algerie, le pays des 2 vitesses est juste a coté.


Yeah, ca sent tjs le communisme. On sait ou cela a mene... A force de vouloir mettre tout le monde a la meme vitesse, tout le monde reste sur le quai.

Je prefere etre dans un pays qui va a 100 vitesses differentes l'unde de l'autre que dans un pays qui va a mono-vitesse, surtout quand elle est de 10 a l'heure.

Medgasen
27/01/2009, 08h45
Ayoub7,
Le TGV y a pas mieux, mais c'est trop cher pour l algérie, vu que les grandes villes algérienne sont loin les unes des autres et le payasage montagneux n'arrange pas les affaires non plus.
a part ca, l algérie a choisi au lieu de faire une ligne TGV de faire plusieur projets qui couvre le pays a 200 km/h. cela ne releve pas du communisme comme tu aime l'appelé mais en algérie en pratique l'équi-developpement

djayez
27/01/2009, 08h51
ayoub7
Je prefere etre dans un pays qui va a 100 vitesses differentes l'unde de l'autre que dans un pays qui va a mono-vitesse, surtout quand elle est de 10 a l'heure.

ça c'est bien dit .On se leve pour applaudir monsieur.
moi je prefere 10 à l'heure pour tous le monde que 100 vitesse differentes pour presque personne.Qui dit mieux?

zek
27/01/2009, 09h23
Je ne vois pas l'utilité d'un TGV pour l'Algérie, est-ce qu'Air France à remplacé tous ses avions par des Concordes ? Non

Le développement signifie qu'il ne faut pas bruler toutes les étapes afin de créer un maximum d'emplois.

Et puis tout le monde ne peut pas s'acheter un billet dans Concorde. :mrgreen:

zek
27/01/2009, 09h59
Et puis ceux qui sont vraiment pressé au Maroc et qui ont les moyens prendront toujours l'avion jamais le TGV, quant aux autres il prendront l'autobus à moins de casser les prix mais ça m'étonnerais

noubat
27/01/2009, 10h24
l'important c'est de mettre en place un service performant et de qualité pour tous, des trains partout à des horaires réguliers.

strange mistake
27/01/2009, 16h08
Ayoub7,
Le TGV y a pas mieux, mais c'est trop cher pour l algérie, vu que les grandes villes algérienne sont loin les unes des autres et le payasage montagneux n'arrange pas les affaires non plus.
a part ca, l algérie a choisi au lieu de faire une ligne TGV de faire plusieur projets qui couvre le pays a 200 km/h. cela ne releve pas du communisme comme tu aime l'appelé mais en algérie en pratique l'équi-developpement

les deux expériences ferroviaires et les deux projets de modernisation ne sont pas comparables, pour bien des raisons. l'algérie est un pays de hauts plateaux et de montagnes, trois fois plus étendu que le maroc et avec une population beaucoup plus éparpillée. il s'agit pour l'algérie de désenclaver et de moderniser un réseau beaucoup plus vaste (pour les raisons mentionnés précédemment) que le réseau marocain, sur des tracés beaucoup plus accidentés. il en coutera près de 20 milliards de dollars à l'algérie sur une période annoncée de 5 ans (dixit le ministre). pour effectuer une mise à niveau comparable, il en couterait sans doute 3 à 4 fois moins au maroc (compte-tenu de la superficie du pays, de la concentration de la population, du relief des bassins de populations, et de l'état actuel du réseau, avec un taux d'électrification de 53%, beaucoup plus élevé qu'en algérie). l'ONCF étant relativement bien gérée (transformation prochaine en SA avec perspective d'ouverture partielle du capital au privé) avec des perspectives ambitieuses de CA (grâce notamment à la croissance constante du nombre de passagers et au développement du fret), le taux d'autofinancement concernant le réseau classique sera de plus en plus important. pour 2005/2009, c'étaient près de 2 milliards de dollars qui ont été engagés, donc en gardant ce rythme d'investissement "hors TGV", le réseau classique sera "à niveau" à l'horizon 2020, tandis que le TGV doit s'achever au plus tôt en 2030 et son financement sera pris en charge directement par l'état.

tout ça pour dire qu'il est un peu simpliste et inexact d'affirmer que l'état marocain va bâtir son TGV au détriment du réseau classique.

Medgasen
27/01/2009, 19h16
merci pour tes explications,
en fait je parle de l'algérie, et je trouve que c'est une bonne strategie pour le pays.
pour le maroc, je ne connais pas beaucoup la politique du pays dans le domaine, mais comme j'ai déja mentioné, un TGV c'est bien a ceux qui ont les moyens

Pihman
27/01/2009, 20h31
Le TGV est très pratique pour des trajet moyens entre 250 à 700 km

au dela l'avion est plus intéressant
en deça la voiture ou le train classique sont plus intéressants

car pour cette plage de distance , pour prendre un vol d'une durée de moins d'une heure il faut presque 3 heures de perdu minimum

Trajet ville-aeroport depart 1 heure + 200DH Taxi
Temps pour embarquer (tracasseries securitaires) 1 heure
Temps pour retourner aeroport arrivée-ville 1 heure + 200DH taxi

Alors qu'un TGV c'est la gare de centre ville vers la gare de centre ville

Donc en terme de practicité il y a un avantage

Neanmoins , ce sont les usagers qui doivent amortir le cout d'installation de ce reseau

Il faut que le projet soit financièrement rentable avant de se lancer

Bennis
27/01/2009, 20h33
avion Casa Marrakech (~250 km) : 20 min

strange mistake
28/01/2009, 01h02
merci pour tes explications,
en fait je parle de l'algérie, et je trouve que c'est une bonne strategie pour le pays.
pour le maroc, je ne connais pas beaucoup la politique du pays dans le domaine, mais comme j'ai déja mentioné, un TGV c'est bien a ceux qui ont les moyenspour la politique algérienne oui c'est certainement la plus adaptée. de toute façon, faire une ligne tgv est-ouest de 1200km couterait une somme astronomique, alors que pour le maroc, la phase I tanger-marrakech / rabat-fès reste relativement abordable car c'est un tracé de plaines (ça augmentera pour la suite, sur les tronçons essaouira-agadir et fès-taza). quant à l'aspect "discriminatoire", y a rien de choquant, y a des marocains qui n'ont pas les moyens de prendre l'avion, ça n'interdit pas à ceux qui en ont les moyens de le prendre, et pour ce qui ne peuvent pas se le payer, il reste le car. le tgv sera une offre intermédiaire entre l'avion et le train classique ou car

Cookies