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Voir la version complète : Sur le Titanic, il était préférable de ne pas être un gentleman


born_hittiste
28/01/2009, 18h16
GENÈVE (AFP) — Victimes de leur bonne éducation, les naufragés britanniques du Titanic ont eu 10% de chances de moins de survivre que les ressortissants de nations moins policées, selon un chercheur suisse cité dans la presse suisse.

En revanche, les Américains ont été les champions de la survie lors du naufrage du paquebot le 14 avril 1912, selon une étude menée par l'économiste zurichois Bruno Frey. Sur ce point, le chercheur suisse n'avance pas d'explication... sans doute par courtoisie typiquement helvétique.

Avec deux chercheurs australiens, l'universitaire zurichois a épluché les listes de passagers et de rescapés afin de voir quels groupes sociaux avaient le mieux survécu à la catastrophe, et analyser ainsi "les comportements humains lorsqu'il y va de la vie ou de la mort".

Le paquebot, réputé insubmersible, ne disposait pas de suffisamment de canots de sauvetage pour les 2.200 passagers et membres d'équipage, dont 1.500 ont péri dans le naufrage.

De nombreuses règles de comportement ont été respectées dans cette situation extrême, révèle l'étude, non encore publiée.

La consigne "les femmes et les enfants d'abord" a ainsi été largement suivie: les chances de survie des femmes ont été de 53% plus élevées que celles des hommes. Quant aux enfants, ils ont eu 15% de plus de probabilité de survivre que les adultes.

Les femmes jeunes ou avec enfants ont davantage survécu que les femmes plus âgées, constate encore l'étude qui met cette donnée en relation avec le souci instinctif d'assurer la survie de l'espèce.

Comme en bien d'autres circonstances de la vie, il valait mieux être riche que pauvre à l'heure du naufrage du paquebot.

Les chances de survie des passagers de 1ère classe ont en effet été de 40% supérieures à celles des voyageurs de troisième classe, relégués dans des ponts plus éloignés des canots de sauvetage.

L'équipage a lui aussi été favorisé, avec 18 % de plus de chances de survie que les passagers, sans doute moins bien informés, selon les auteurs de l'étude.

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