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Voir la version complète : Maroc: La route la plus proche à 74 km!


bledard_for_ever
29/01/2009, 13h58
Enclavement du monde rural

La route la plus proche à 74 km! · Des records dans les zones montagneuses et pré sahariennes

· Cas de communes rurales à Chichaoua, Azilal, Taroudant, Errachidia

Plus de 70 km, soit un peu plus qu’un aller-retour Casablanca-Mohammédia. C’est ce que doit parcourir, en moyenne(1), un habitant de la commune rurale d’Aït Haddou Youssef (province de Chichaoua) pour atteindre la route goudronnée la plus proche. Un triste record qui révèle le niveau d’enclavement de certaines régions du pays. Avec tout ce que cela sous-entend comme impacts socioéconomiques sur la population. Cet isolement signifie tout simplement de grandes difficultés pour accéder aux structures de soin, à l’école… Le cas de cette commune n’est pas isolé. D’autres entités rurales se révèlent tout aussi enclavées avec des distances moyennes tournant autour de 60 km. C’est le cas pour des communes à Azilal, Taroudant, Errachidia. C’est ce qui ressort en tout cas d’une analyse publiée dans les Cahiers du Haut commissariat au plan (HCP) et basée sur le recensement général de la population de 2004. Les ruraux parcourent, grosso modo, 4,4 km avant de voir le premier bout de goudron. En revanche, 30% des campagnards sont obligés de parcourir des trajets dépassant cette longueur. Ce qui peut aller jusqu’à 8 km, dans certaines localités. C’est le cas pour les habitants de 15% des communes rurales. Ainsi, on s’en doute, quel que soit le niveau géographique, l’enclavement est beaucoup plus important dans les zones montagneuses ou pré-sahariennes. De fait, ce sont les habitants de la région de Guelmim-Smara qui souffrent le plus de l’isolement. Ils sont obligés de marcher au moins 8 km avant d’atteindre la route la plus proche. Ils sont suivis par les habitants de Souss-Massa-Drâa (7,3 km). Dans les régions de Marrakech-Tensift-Al Haouz, Taza-Al Hoceima-Taounate ou encore Tadla-Azilal, l’on se rapproche un peu de la moyenne nationale, soit 5 km.
En allant un peu plus dans le détail, et par provinces, c’est Assa-Zag qui caracole en tête des zones enclavées. Là, les habitants sont obligés de parcourir en moyenne 50 km pour accéder à la route! En deuxième position, la province de Smara (15 km), suivie des provinces de Ouarzazate, Taroudant, Tantan, Chichaoua et Figuig qui affichent chacune une distance moyenne de 12 km. Ainsi, plus on s’approche des espaces montagneux ou présahariens, plus l’enclavement des populations est important. Ceci concerne les trois composantes de l’Atlas, le Rif et les espaces géographiques longeant la frontière est du pays. Au niveau des communes rurales de ces zones, on enregistre des distances moyennes de 5 à 10 km, voire plus.
La «palme» revient à la commune de Aït Haddou Youssef dans la province de Chichaoua, avec 74 km. Elle est talonnée par Annergui (province d’Azilal): 71 km. Vient ensuite la commune d’Ahl Tifnoute à Taroudant avec 61 km en moyenne. Dans ce triste palmarès on retrouve, bien entendu, des communes parmi les plus pauvres, comme celle de Sidi Ali à Errachidia ou Taouyalt à Taroudant.
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(1) La distance moyenne est calculée à partir des réponses des chefs de ménages lors du RHPH de 2004 à la question sur la distance séparant leurs logements de la route goudronnée la plus proche.

Les mieux lotis

Les ruraux des zones, dont le relief géographique est dominé par les plaines, sont mieux lotis. L’accessibilité à la route est en tout cas meilleure avec des distances de 2 km. C’est le cas des régions du Gharb-Cherarda-Beni Hssen, de Chaouia-Ouardigha, Doukkala-Abda ou encore de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër.

Khadija El HASSANI

l'economiste

bledard_for_ever
29/01/2009, 14h01
Enclavement du monde rural

Pauvreté, analphabétisme,... un lourd tribut · La précarité s’accentue avec l’isolement

· Les femmes plus touchées

C’EST indéniable. Une bonne infrastructure routière impacte positivement les conditions de vie de la population. Et inversement, l’enclavement contribue à la précarité et la détérioration des indicateurs socioéconomiques des populations concernées. Chiffres à l’appui, une analyse du HCP parue dans le dernier numéro des Cahiers du Plan et basée sur le recensement général de 2004 démontre, en effet, cette corrélation via les indicateurs relatifs à la natalité, la fécondité et la mortalité infantile.
Ainsi par exemple, le taux de mortalité infantile chute de 62,5 à 44,8% en passant des niveaux élevés d’enclavement (tranche de 10 km et plus) à ceux plus bas (moins d’un km).
Mais plus parlants, les niveaux de précarité qui augmentent dans les localités mal desservies par le réseau routier. Ainsi, l’analyse du HCP qui s’appuie sur les données du RGPH de 2004 démontre la relation entre le taux de pauvreté et le niveau d’accessibilité à la route. Le taux de pauvreté qui était, en 2004, de 22% dans le milieu rural, grimpe au fur et à mesure que l’enclavement des localités rurales s’intensifie. Pour les ménages situés à moins d’un km de la route, le taux de pauvreté est de l’ordre de 19%. Il atteint son seuil le plus élevé (32%) dans les zones à fort niveau d’enclavement (10 km et plus pour la route la plus proche). Cette tendance est observée dans toutes les régions du pays avec quelques variations. Les écarts les plus élevés entre zones enclavées et non enclavées sont relevés au niveau de Tadla-Azilal, Guelmim-Smara et l’Oriental.
De même, l’impact sur la scolarité est aussi avéré. Le taux de scolarisation des enfants âgés de 7 à 12 ans, de l’ordre de 69% dans le milieu rural, affiche une tendance baissière nette pour les localités mal desservies par la route. Il passe ainsi à 54% chez les ruraux les plus enclavés contre 77% chez ceux qui le sont moins. Une tendance qui, on s’en doute, est particulièrement accentuée chez les filles. Ainsi, chez les garçons, le taux de scolarisation passe de 81% pour la tranche habitant à moins d’un km de la route à 63 pour celle de 10 km et plus. Chez les filles, il baisse respectivement de 74 à 46%.
Même constat pour l’analphabétisme. De l’ordre de 60% en milieu rural pour les 10 ans et plus, ce taux grimpe avec l’enclavement des populations. Il atteint ainsi 72% chez les populations obligées de parcourir 10 km et plus pour arriver à la route la plus proche contre 53% pour les populations désenclavées. Et c’est sans surprise que, dans ce schéma, l’élément féminin soit le plus défavorisé avec des taux encore plus élevés d’analphabétisme. On relève en effet jusqu’à 84% chez les populations féminines dans les régions les plus enclavées.
En matière d’équipement des logements, le désenclavement joue aussi un rôle dans l’amélioration des conditions de vie. Il en est ainsi de l’accès à l’eau et à l’électricité favorisé par la proximité d’une route.
Il est aussi établi que le réseau routier contribue à la diffusion des moyens de communication et d’information en milieu rural. Ainsi, selon les résultats du RGPH de 2004, la proportion des campagnards disposant d’un téléviseur est de l’ordre de 75% pour ceux résidant à moins d’un km d’une route revêtue. Elle chute à 37% pour la population rurale plus éloignée (10 km et plus).
Même tendance pour le téléphone qu’il soit portable ou fixe. Ainsi, alors que 55% des ruraux dans les localités désenclavées déclarent posséder un portable, ils ne sont que 29% à en disposer dans les localités enclavées. Même tendance baissière pour la ligne téléphonique fixe dont la fréquence en milieu rural est plus faible que celle du portable. Les proportions sont respectivement de 4 à 1%. Plus révélateur encore, l’équipement des foyers en toilettes dont le niveau s’améliore considérablement avec la proximité d’une route. On passe ainsi du simple (34%) à un peu plus du double (72%) entre localités enclavées et celles désenclavées.

K. E. H. [/URL][URL="http://www.leconomiste.com/print_article.html?a=91099"] (javascript:popopen('sendfriend/index.html?a=91099', 'send2friend', 500, 550))

strange mistake
29/01/2009, 14h17
c'est sûr qu'on part de très loin au niveau des routes rurales, mais les choses évoluent, chaque plan quinquennal du ministère de transports prévoit des milliers de kms de routes à créer, goudronner ou élargir. à titre d'exemple, le village d'où est originaire ma mère dans le sud marocain était à une vingtaine de kilomètres du goudron, il fallait faire environ une heure de piste pour l'atteindre, mais le projet de goudronnage pour toute la zone (une quarantaine de villages) a été entériné et doit se réaliser dans les deux à trois ans, ce qui permettra de relier tous ces villages à la nationale agadir-ouarzazate qui elle-même est en cours d'élargissement pour en faire une "voie rapide (2X2 voies, comme c'est déjà la cas jusqu'à taroudant)

auscasa
29/01/2009, 20h57
dans mon village on avait pas de routes jusqu'a 98. :mrgreen:

heureusement au sahara maintenant c'est plus comme ces villages dans les montagne.
je crois que l'etat construit 2000km de route chaque annes depuis maintenant 3 ans, et ces villages serons deservis bientot inchaa allah.

je pense plus au village qui ont la neige que a chichawa ou il fait beau toute l'anne, j'espere que les gens de moyen atlas et le grand atlas aurons des routes avant meme le ptit atlas comme a chichawa.
parceque c'est la catastrophe dans ces villages ou il y a chaque annes de la neige, les gens soufre plus et c'est une question de vie ou de mort laba.

merci pour l'article.

Iska
29/01/2009, 21h25
c'est bizarre, vraiment bizarre, quand il est question de la mal-vie au maroc, tout de suite, chaque"frére" marocain y va de son petit couplet de bien être ,de tout va bien, au lieu d'analyser, de proposer des solutions,il noie le poisson dans l'eau. AU lieu de construire un TGV ,construisez des routes et electrifier les villages pour les désenclaver; tout le monde sait bien que la moitié de l'electricite marocaine, provient de l'algérie, alors profitez -en .

Beidawi II
29/01/2009, 21h26
hahahaha la moitié de l'electricité marocaine vient de l'Algérie, tu rêves mec, jamais l'Algérie ne ferai ce plaisir au Maroc, notre electricité est produite à 100% au Maroc.

mansali06
29/01/2009, 21h34
Juste pour information.

Alger vient de rompre le délestage électrique annuel qu'elle accorde au Maroc,cette prise de position de la part du gouvernement algérien prend de véritables dérives,

les responsables marocains dénoncent cette initiative appellant l'algerie a préserver son role de pays produceur d'electricité.

En effet le réseau électrique marocain est trés défectueux d'une part au nombre de centrales électriques trés peu nombreuses à travers le territoire et au manque de réseaux en constante saturation.

Avec une production annuelle de 120 000 000 Méga-watts l'Algérie reste le leadership régional en matière de production d'électricité elle exporte 25% de sa production annuelle.

Les principaux clients algériens sont: la Tunisie, la Mauritanie, le Mali et en fin le Maroc.

Par la voix du ministre de l'énergie et des mines, Alger dit stopper ses exportations par besoin et seulement par besoin mais dans ce cas préci et la question reste entière pourquoi stopper le délestage envers le Maroc et non pas envers les autres pays de la région,

encore un faux pas algérien qui laisse perplexe nos autorités

la gazette du maroc

Iska
29/01/2009, 21h42
Beidawi

AVANT DE GLISSER SUR UN PEAU DE BANANE ,réflechis un peu, renseigne-toi un peu, mets toi au courant un peu, si j'ai dis que l'algérie fourni de l'électricité au maroc ce n'est pas pour rabaisser ce pays, mais simplement pour dire que malgré l'éléctricité algérienne, il y a encore eénormément de villages marocains qui se chauffent au bois, accelerant la desertification.
TU as Mansali qui te montre un article de la gazette du maroc.
ALORS "h'med rabi, ou dir rabi fi khatrak".

jawzia
29/01/2009, 21h46
notre electricité est produite à 100% au Maroc.
L'ONE divulgue dans ses bilans annuels qu'elle importe entre 9 à 9,5% de sa consommation électrique depuis au moins 6 ans.

Pour en revenir au routes, il existait (en 2005) 57 227 Km de routes classées (nationales,régionales et provinciales) dont 44% de routes sont non revêtues (des pistes).

En terme de densité, on a 80 Km de routes par 1000 Kilomètres carrés et 2 Km de routes pour 1 000 habitants.

bledard_for_ever
29/01/2009, 21h57
ce n'est pas grave. Ils prendront tous le TGV poour aller étudier et se soigner.....

Iska
29/01/2009, 22h28
Il faut de l'éléctricité pour le TGV;le probléme n'est pas la, dans presque tous les pays sous développés, on donne une image de façade dans les grandes villes, ou les villes touristiques, dans le reste du pays c'est la galére pour le petit peuple.C'est cela qu'il faut dénoncer.

auscasa
29/01/2009, 23h15
a vous entendre on diraient que c'est au maroc qu'il y a delestage.

je m'excuse mais quand on a eu un delestage de quelque heur dans 3 quartier de casablanca, le president de l'ONE a ete remercier meme si c'est pas de sa faute a 100%.

le delestage c'est pas acceptable sauf s'il y a une pane ou une catastrophe naturel parceque tous simplement on importe le reste de l'espagne et de l'algerie quand il le faut.

Geass
29/01/2009, 23h21
Pour en revenir au routes, il existait (en 2005) 57 227 Km de routes classées (nationales,régionales et provinciales) dont 44% de routes sont non revêtues (des pistes).

Et en 2009?

jawzia
29/01/2009, 23h25
Et en 2009?
AL Baraka Fikoum !

Le mieux que j'ai pu trouver est de 2005 (ce que j'ai précisé) et qui s'inscrit dans le cadre du PNRR-II.

Geass
29/01/2009, 23h46
Allah i barak.

baddaz
30/01/2009, 00h04
Deja un plan prévoit que d'ici 2015, 80% de la population auront accès à des routes goudronnés, et c'est impossible d,atteindre 100% pour des raison géographiques et de couts.

je vois pas c'est quoi le problème, jamais personne n'a jamais prétendu que le maroc a un réseau routier qui couvre 100 % de ses territoires.

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